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mardi 17 avril 2012

... sur fond de carré rouge, la vie continue!

Ce matin, j'ai attendu avant d'ouvrir la télé à RDI.  La Une: Tony Accurso arrêté.  Je n'ose croire que l'UPAC soit enfin passé à l'action.  Depuis le temps, toutes les traces ont été effacées en haut-lieu faut croire! D'autres arrestations sont à venir dont celle du maire de Mascouche à son retour de Cuba. 

À date, le PM et sa ministre de l'éducation n'ont pas réussi à briser la solidarité étudiante.  Je suis fière de nos jeunes. Alors qu'on les croyait centrés sur leur petit univers, il s'avère que les étudiants nous servent toute une leçon, de courage, de solidarité, d'intérêt pour le bien commun et de démocratie.  "Toute une expérience que vivent mes élèves et qu'ils ne sont pas prêts d'oublier!" déclarait un prof de sciences politiques. Car faut se le dire, ceux qui bénéficieront le plus de cette action de grève sont actuellement au secondaire, au primaire. Ce sont mes petits-enfants, qui contrairement à leur grand-mère, auront accès au Cégep et à l'Université.  La bataille est cependant loin d'être terminée.  Du côté gouvernemental, toutes les armes sont de mise, tous les coups sont permis pour mater les étudiants récalcitrants. C'est compter sans leur détermination, sans les appuis qui fusent de toutes parts.

À la télé ce matin, le père Benoît Lacroix, plus jeune que jamais à 96 ans!  À ses côtés, Gabriel Nadeau-Dubois l'un des porte-parole de la C.l.a.s.s.e.  Une connivence évidente entre ces deux-là et le regard que pose Nadeau-Dubois sur le père Lacroix est empreint d'admiration.  Aussi invité, le bouillant et très engagé, Dominic Champagne. Le sujet à cette émission de ce mardi: la marche du 22 avril, les notions d'engagement et de "bien commun"  Je me reconnais dans les propos de ces trois-là et me sens moins isolée dans ma forêt pourtant si belle de printemps.

Ce que je nous souhaite ce printemps?  Qu'un nuage de bon sens pénètre les bureaux du PM et qu'un moratoire soit mis sur la hausse des frais de scolarité jusqu'à ce que soit évaluée la gestion des universités.  Mon idéal, ce serait la gratuité scolaire pour tous selon les modalités suggérés par l'IREC dernièrement (** voir ci-dessous).  Mais là, faut pas trop rêver!!!!!!!!!!!  Que des élections soient déclenchées et vite, me semblerait plus réaliste!  On gage que le vote étudiant sera important?

Ce matin, j'ai senti le besoin de faire le point, de me vider le coeur avant de retourner à la pelle et au pinceau.  Parce que, oui, j'ai continué à peindre tout ce temps, à m'entraîner aussi.  J'ai besoin d'énergie et de muscles pour aller au bout de mes entreprises.
Mon dernier tableau:
BVI my love












** Proposition en cinq points de l'IRÉC  (Institut de recherches en économie contemporaine)
La proposition se résume en cinq points :

1) Toute personne qui réside au Québec a la possibilité de réaliser gratuitement 30 crédits à l’université, ce qui correspond à une mineure ou un certificat;

2) Les droits de scolarité pour les crédits universitaires excédant les 30 premiers crédits ne sont plus payés durant les études à l’université. Ils seront perçus par Revenu Québec à travers la déclaration d’impôt des personnes lorsqu’elles auront terminé leur formation universitaire;

3) Les droits de scolarité ne seront plus des dépenses admissibles dans le système de prêts et bourses. Le système de prêts aux étudiants universitaires sera aboli et tous les prêts seront convertis en bourses;

4) Le crédit d’impôt pour frais de scolarité et d’examen sera aboli;

5) Une contribution spéciale sera exigée des étudiants lorsqu’ils remboursent leurs droits de scolarité afin d’assurer le financement des couts de transformation des prêts en bourses et l’amorçage du nouveau système de paiement des frais de scolarité.

« En adoptant les mesures proposées, la société s’assure que les personnes qui auraient avantage à obtenir un diplôme universitaire décident effectivement de poursuivre leurs études à l’université. Par ailleurs, ces mesures permettent de contribuer à réduire la présence d’iniquités face à la fréquentation scolaire ainsi que les effets négatifs du travail sur la performance et la persévérance scolaire durant les études. Enfin, cette proposition diminuera de manière importante les montants que les étudiants et les étudiantes auront à rembourser à la sortie de leurs études », soulignent les chercheurs de l’IRÉC.

mercredi 11 avril 2012

...j'appuie !

J'appuie les étudiants en grève de toutes mes forces. Cela me change aussi de la cotonnade grisâtre dans laquelle nous baignons depuis trop longtemps. Je nous souhaite qu'ils persévèrent, qu'ils ne prêtent aucune attention à ceux qui les voient comme des enfants trop gâtés, qu'ils expérimentent à fond la solidarité, la réflexion politique!

S'il m'était possible d'encore travailler (68 ans), je paierais des impôts avec bonheur, comme je l'ai toujours fait, pour assurer que ceux qui me suivent aient droit à l'instruction gratuite à tous les niveaux. Leur tour viendra de payer des impôts.

Le Savoir est une richesse collective que l'on se doit de partager avec tous ceux qui le désirent et dans les meilleures conditions possibles. Notre avenir à tous en dépend. Méfiez-vous de ceux qui ne veulent pas partager le Savoir équitablement en vous rappelant que le meilleur allié de la dictature est l'ignorance.

Charest et ses sbires nous montrent bien qu'ils se chauffent au bois du capitalisme sauvage et du "chacun pour sa poche". Cette façon de voir me donne des hauts-le-coeur.

M. Charest, Ayez le courage de déclencher des élections et on verra bien où est la supposée légitimité de votre gouvernement qui n'en finit plus de nous berner tous!

mardi 20 mars 2012

... rien n'est jamais acquis !

Je me rends à l'évidence, les démolisseurs sont à l'oeuvre... et leurs chantiers sont nombreux:
  • l'éducation,
  • les soins de santé,
  • la mémoire historique,
  • le tissu urbain,
  • la ruralité et j'en passe!

Les politiciens nous tendent le miroir aux alouettes de "l'enrichissement du Québec" et je me bidonne à chaque fois car je sais bien qu'il s'agit surtout de "s'enrichir DU Québec" pour les amis du pouvoir, que ça n'a rien à voir avec les Québécois et leurs besoins.

J'appartiens à une génération en voie de tomber dans l'histoire (autant dire dans l'oubli), celle des pré-boomers.  La génération qui a connu les écoles de rang, mais ni les Cegeps, ni l'instruction à portée de tous.  La génération qui a applaudi l'avènement de l'assurance-maladie et qui rêvait le meilleur pour sa progéniture.  La génération dont plusieurs ont ravalé des rêves impossibles à réaliser, puis se sont retroussés les manches pour que leurs enfants aient les moyens de leurs rêves, eux!  Je ne crois pas que la déconfiture actuelle, quoi qu'on en dise, résulte de la gourmandise des boomers! Ils ont eu la chance de vivre de grands commencements et ont continué sur leur lancée.

Nous avons baissé la garde toutes générations confondues, occupés que nous étions à créer une belle société.  Et c'est là l'erreur!  Nous payons le prix de notre manque de vigilance.  N'attendez pas de nos actuels hommes de pouvoir et d'argent qu'ils comprennent vos préoccupations.  Tout au plus, vous lanceront-ils un bonbon pour vous fermer la margoulette! Qu'ils sont réjouissants leurs discours hypocrites devant des pertes d'emploi massives, des étudiants en colère, des urgences débordées!

Et aujourd'hui, premier jour du printemps, voilà t'y pas qu'il y aura "lecture du budget"!  Et que le ministre des finances nous parle de ses lacets devant des journalistes réjouis!  Il me semble que devant le Québec qui se déglingue il y a infiniment mieux à faire.

Comme je ne veux assombrir la journée de personne à commencer par la mienne, une bonne nouvelle pour terminer: l'Australie s'apprête à exiger des redevances de l'ordre de 30% aux minières intéressées par ses richesses.  Nous nous contentons de moins de la moitié de cette somme!

Nos ancêtres ont été des "porteurs d'eau" par obligation.  J'ai parfois l'impression que nous sommes en train de choisir nous, de devenir des "porteurs de cash", des esclaves consentants d'un système qui achète notre esprit et notre âme à coup de bébelles et qui en est rendu à monnayer l'Éducation et la Santé comme des produits de luxe!  Y a des coups de pieds au cul qui se perdent!

Mon cadeau du printemps, la caricature de Garnotte (Le Devoir).


samedi 25 février 2012

... Geneviève Bois, merci!



L'opinion d'une jeune québécoise, étudiante en médecine en stage au Danemark, sur l'augmentation des frais de scolarité. Brillante et claire dans son discours.  Je l'ai écoutée attentivement. Merci Geneviève. Quel médecin tu feras!

Merci Lionne (http://lionneaufildesjours2.blogspot.com/) pour m'avoir mise sur la piste.

lundi 20 février 2012

...la Lionne a rugi !

http://lionneaufildesjours2.blogspot.com/

Aujourd'hui la Lionne rugit et parle de grèves étudiantes et de tous les préjugés qui sont véhiculés autour de nos jeunes et de leurs protestations.  Bien dit et bien senti.  À lire.

jeudi 19 janvier 2012

...Merci le froid, merci l'hiver!

Rien comme un bon -22C pour se botter les fesses et redécouvrir combien on aime la vie!  À condition d'être en santé évidemment, ce dont je remercie la vie, mes parents et moi-même.
Dans la forêt, les arbres craquent, explosent au-dedans je devrais dire tellement le bruit est fort.  Les petits animaux sont hors circuit, à l'abri dans leurs terriers.  Un silence polaire au petit matin.  J'imagine les cinq chevreuils mes voisins, cordés les uns contre les autres à l'abri des sapinages.  Ils sortiront à la queue leu leu lorsque le soleil aura quelque peu réchauffé l'air pour aller boire à la source.  J'aimerais leur toucher; on dit que leur toison hivernale est épaisse, rude!
Pour ceux que ça inquiète, la peinture ne me fait pas oublier les grands enjeux politiques, écologiques.  Par contre, finies les baguettes en l'air à essayer de convaincre ou de réfuter.  Je sais où je me situe et je me borne à écouter, à regarder, à essayer de mieux comprendre.
Nos dirigeants et les aspirants dirigeants sont tout sauf inspirants.
À nous de trouver en nous-mêmes force et inspiration, à nous de rayonner au quotidien!
Gros câlins!

samedi 19 novembre 2011

...un ras-le-bol sérieux!

Peindre me fait du bien, profondément!
Peindre m'amène dans des lieux neufs, des eaux nourrissantes.
Au quotidien, je reviens de l'atelier énergisée, réconciliée, renforcie!

Merci pour les forces vives car il en faut et il en faudra pour un bon moment!

L'Espagne va probablement élire aujourd'hui un gouvernement de droite!  Les espagnols cherchent paraît-il celui qui remettra l'économie sur les rails.  Sans se questionner sur les causes profondes de ce marasme, sans surtout questionner la sacro-sainte mondialisation qui ferme les usines, rafle les matières premières et nous renvoie des babioles "made in...." à acheter "pas cher, pas cher et toujours moins cher"!   Le mot "esclave" a gagné - en catimini mais dans le concret - un nouveau synonyme, le mot "consommateur"!  Olé!

La mondialisation détruit ici et détruit là-bas!  Ceux qui en profitent remplissent leurs tristes poches et rejoignent les rangs grossissants des millionnaires et milliardaires!  Ceux qui en profitent, ce ne sont ni ceux qui travaillent pour un salaire minable, dans des conditions minables, ni ceux qui achètent ces babioles inutiles, ces vêtements mal faits, ces appareils ménagers qui ne durent pas, etc.... 

Saviez-vous qu'ici, au Québec, nous, contribuables, subventionnons certaines maisons d'édition de manuels scolaires qui ont vite fait de transférer leurs contrats en Inde?  Que pendant ce temps, nos gens d'ici, sont privés de travail?

Chaque semaine apporte son lot de pertes d'emploi ET son lot de magouilles, de collusion.  L'exemple vient de haut....  Tout est bon pour nous distraire de la triste réalité: un nouveau parti, une nouvelle querelle, des étudiants qui manifestent, d'autres qui s'indignent, des miroirs aux alouettes - style Plan Nord et gaz de schiste -  présentés à grands renforts de publicités. On nous arnaque avec panache et certains en redemandent.

...Mais qu'importe, Noël s'en vient avec ses sapins artificiels, ses lumières pas chères, ses décorations extérieures toujours plus grosses et bien gonflées, ses cossins ridiculement insensés qui coûtent si peu, ses listes de cadeaux à crédit, etc.

Ben moi, l'artiste, je débarque.  Advienne que pourra!
C'est avec seulement mes talents de peintre, de cuisinière, d'amoureuse, de maman, de grand-maman et d'amie que je célébrerai ce temps de l'année où on parle encore un peu d'amour et de fraternité!

Ma manière à moi de m'indigner et d'agir!

samedi 24 septembre 2011

... une question

Pourquoi est-il si nécessaire d'appartenir à un parti politique?

Ce serait intéressant, motivant de voter pour le meilleur candidat, plutôt que de se rallier à un parti susceptible de remporter une élection.
Qui dit parti, dit ligne de parti et omerta sur certains sujets qui ne doivent surtout pas sortir du caucus même s'ils sont d'intérêt public.
Lors des votes à l'Assemblée, la démocratie jouerait, chaque député représentant les électeurs de sa circonscription.

À chaque élection, deux votes seraient demandés: l'un pour élire un représentant (député), l'autre pour élire un premier ministre.  Celui-ci nommerait ses ministres.  Élections à date fixe.  Deux mandats au maximum pour le premier ministre.

Je me pose la question et je vous la pose.  Si ça vous tente d'y répondre ou d'y ajouter, vous êtes bienvenus.

....

Une piste de réflexion?  http://www.sansparti.org/

dimanche 4 septembre 2011

...la femme qui lit!

On dirait le titre d'un film ;-).  Au fait, elle pleurait la femme du film, elle ne lisait pas.

La lectrice en moi est en ébullition.  Je suis passée en moins d'un mois de Serge Bouchard aux trois magnifiques livres de Sergine Desjardins.  Une ballade dans l'histoire québécoise. Pas toujours de tout repos la ballade:  j'ai retrouvé en pire que ce que j'avais supposé:  la mainmise inflexible du clergé, sa collusion avec les puissants, le mépris pour les femmes juste bonnes à enfanter et à servir, l'asservissement du petit peuple au service des "élites", les déclarations bornées, presque stupides de gens que j'admirais et dont la statue s'est déboulonnée toute seule.  J'ai poursuivi avec la biographie d'Émile Nelligan, victime de sa maladie ET de son époque aussi. J'ai pleuré pour lui et la grande beauté de ses poèmes m'a consolée.

Moi qui aime bien sentir toutes mes antennes déployées, j'étais servie!

Puis je me suis souvenue de Julia Cameron, une sorte de thérapeute de la Créativité dont les techniques pratico-pratiques ont toujours donné des résultats étonnants.  Pourquoi ne pas revoir tout ça après plus de dix ans.  Toujours efficace et... si simple. 
À ce point, les livres s'empilaient allègrement autour de mon fauteuil! 
D'y ajouter les minces mais percutantes plaquettes de Stéphane Hessel n'a pas mis en danger l'équilibre des piles de livres, mais j'en ai été bousculée moi-même.  Tant de dynamisme, de fraîcheur et d'à-propos chez un homme de 94 ans, qui a vu et participé aux grands événements du 20e siècle, ne pouvait que mobiliser mon attention. Un rescapé des camps nazis, un Résistant qui l'est demeuré jusqu'à maintenant, sans aigreur, ni esprit de vengeance et qui appelle à "l'insurrection pacifique".  Tout un programme dans deux petits livres l'un de 28 pages, l'autre de 93 pages que je recommande à tous ceux qui en ont marre de la mauvaise gouvernance, de la corruption, des papotages inutiles, etc......

Indignez-vous!
Stéphane Hessel
Indigène Éditions, janvier 2011

Engagez-vous!
Stéphane Hessel
Éditions de l'Aube, 2011

jeudi 25 août 2011

...Là où le bât blesse!

Notre ineffable John James Charest est froissé.  Sa sensibilité est aiguisée. Son ego, blessé.  Amir Khadir a osé le comparer et dire tout haut ce qu'un grand nombre de Québécois pense. 
Je suis triste du départ de Jack Layton.  Une très très grande perte, d'autant plus grande qu'il avait su éveiller l'espoir chez plusieurs.  Je veux croire qu'il a été le premier d'une cohorte de nouveaux politiciens, qu'il est parti en indiquant la voie à d'autres qui, EUX, sauront écouter les citoyens.  Pour ceux qui l'auraient manquée, cette dépêche de la Presse Canadienne:

Japon: Jean Charest piqué au vif par Amir Khadir

2011-08-25 10:32:48
(Source: Radio-Canada) Amir Khadir tente de « politiser » la mort de Jack Layton à des fins partisanes, a soutenu jeudi le premier ministre Jean Charest. En visite au Japon pour assurer la promotion du Plan Nord, M. Charest a tenu à répliquer au cochef de Québec solidaire qui lui a fait la leçon la veille en évoquant les qualités du défunt chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Amir Khadir tente de « politiser » la mort de Jack Layton à des fins partisanes, a soutenu jeudi le premier ministre Jean Charest. En visite au Japon pour assurer la promotion du Plan Nord, M. Charest a tenu à répliquer au cochef de Québec solidaire qui lui a fait la leçon la veille en évoquant les qualités du défunt chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).

« Par manque de jugement, Amir Khadir a voulu exploiter la mémoire du charismatique leader du NPD mort des suites du cancer », a dénoncé le premier ministre, manifestement piqué au vif. « C'est vraiment un commentaire regrettable, d'autant plus que nous déplorons tous le décès de M. Layton et c'est une période de deuil. Franchement, il ne faudrait pas politiser une situation comme celle-là. Je n'en dirai pas davantage », a lancé le premier ministre en point de presse à Tokyo.

M. Khadir a soulevé la controverse lorsqu'il a invité Jean Charest à s'inspirer, dans le dossier de la réforme de la loi sur les mines, des qualités d'écoute qu'incarnait le populaire politicien.

« Dans son hommage à M. Layton, M. Charest a reconnu les qualités de cet homme. Quelles étaient ses qualités que M. Charest a peut-être oublié de mentionner? Il était à l'écoute des citoyens. ([Il était de ces] politiciens qui agissent au nom de l'intérêt de l'ensemble de la population, et non des intérêts particuliers, des investisseurs étrangers ou des amis du parti », a affirmé le leader de gauche, mettant ainsi en opposition MM. Layton et Charest.

Pour le premier ministre, ce sont là des propos déplacés et de mauvais goût, d'autant plus que les obsèques du défunt n'ont même pas encore eu lieu. « Les funérailles de M. Layton vont se dérouler samedi et on n'a pas à en faire un débat politique. C'est un manque de jugement, je peux juste dire ça », a-t-il laissé tomber.

Jean Charest vend le Plan Nord

Mais les récriminations d'Amir Khadir sur la politique minière du gouvernement du Québec semblaient bien peu préoccuper M. Charest jeudi lorsqu'il s'est adressé à quelque 160 invités de la Chambre de commerce du Canada au Japon (CCCJ) dans un hôtel de la capitale nippone.

Sur une tribune où était affichée une carte du Québec format géant, le premier ministre a expliqué les grands chapitres du Plan Nord et invité les entrepreneurs japonais à prendre part à l'exploitation des ressources minérales.

Avec son fer, son or, son nickel, ses diamants, ses éléments de terres rares (ETR) et son lithium, le sous-sol québécois comporte le potentiel d'offrir au Japon un approvisionnement stable et sûr de métaux, a-t-il fait valoir.

Il y a au Québec des ressources naturelles « comme nulle part ailleurs dans le monde », a insisté le premier ministre, dont l'allocution a été saluée par l'ambassadeur du Canada, Jonathan T. Fried.

Invité attentif aux propos du visiteur québécois, l'ex-économiste en chef de la Banque de Tokyo aujourd'hui à la tête du Conseil du patronat japonais, Keniichi Honda, s'est montré enthousiasmé par les occasions d'affaires que présente le Plan Nord. « Bien des entreprises japonaises importantes sont intéressées par les partenariats, a-t-il dit, rappelant que la situation monétaire actuelle du pays favorise l'emprunt pour des investissements à long terme. Votre premier ministre est arrivé à point nommé, c'est le bon moment. »

À ses côtés, le professeur Takahiro Miyao, de l'Akita International University, affichait un peu plus de réserve. « J'ai parlé à des gens d'affaires et certains sont hésitants à investir au Québec à cause de la grande très distance par rapport au Japon. Aussi, le Québec est moins connu que d'autres marchés à travers le monde », a-t-il expliqué.

À cause de sa relative proximité avec le Japon, bon nombre d'investisseurs lorgnent du côté de l'Australie, autre pays riche en métaux.

PS. Je vous renvoie à l'intéressante réflexion du "Gros bon sens" sur la question:  http://www.grosbs.com/

lundi 27 juin 2011

...le triste état du monde!

Une chronique de François Brousseau publié dans le Devoir.  Le Québec est à l'image du monde ces temps-ci!  Aux prises lui aussi avec les grands commis-voyageurs de l'économie mondiale qui ne pensent qu'à maintenir à flot un bateau qui prend l'eau de partout.

Tout est dans tout

François Brousseau 27 juin 2011 Actualités internationales


«Tout est dans tout»: jamais cette formule un peu simpliste n'aura été aussi vérifiée dans les faits. Voyons plutôt quelques grands titres de l'actualité internationale:
•L'OTAN se retrouve peut-être à l'agonie après les interventions de Libye et d'Afghanistan, alors que le secrétaire sortant à la Défense des États-Unis, Robert Gates, exhorte en vain les Européens à dépenser davantage pour leur sécurité... sans quoi, laisse-t-il entendre, l'Alliance atlantique vit peut-être ses derniers moments.

•Le premier ministre grec, Georges Papandréou, se met à genoux devant ses pairs à Bruxelles, quémandant une seconde tranche de 110 milliards d'euros et promettant que «les Grecs vont changer». Pendant ce temps, des publications comme Focus (Allemagne) et Le Nouvel Observateur (France) commencent à esquisser la nécrologie de l'euro, cette monnaie commune dont on avait pensé qu'elle rapprocherait les peuples et garantirait la prospérité.


•Les indignados envahissent les rues de Madrid, de Barcelone et d'Athènes — et peut-être bientôt celles de Lisbonne, de Londres ou de Paris —, aiguillonnés par la baisse du niveau de vie et l'absence désespérante de perspectives. Ils dénoncent aussi des élites déconnectées et leurs mesures d'austérité draconiennes qui, à Athènes mais aussi à Londres et à Dublin, ne semblent pas avoir l'effet escompté sur une reprise bien hypothétique.


•Des vagues de réfugiés en Méditerranée, fuyant un monde arabe en convulsions, viennent cogner à la porte de l'Europe. Une Europe frappée d'épouvante, économiquement à bout, tentée de leur dire: «Non! C'est assez! Restez là où vous êtes!» Résultat direct ou indirect: des dizaines, et peut-être des centaines de malheureux se sont noyés en haute mer.


•Corollaire logique: une remontée de l'extrême droite xénophobe et une hostilité croissante à l'immigration, avec Marine Le Pen qui caracole en France, et le Danemark qui rétablit ses contrôles douaniers... contre la lettre et l'esprit des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes.


Voilà un enchevêtrement de troubles et de malaises — européens, mais aux causes et aux répercussions mondiales — qui ont en commun d'être tous intimement reliés les uns aux autres. Une seule grande crise, en somme...

***
L'OTAN, qui se demande avec angoisse si les avions Rafale et Super-Étendard au-dessus de la Libye auront assez de munitions pour passer l'été, est une victime collatérale de la crise fiscale et budgétaire qui — au-delà de la Grèce et de l'Irlande — touche l'Europe tout entière.

Alors que les Occidentaux en armes voient cruellement les limites de leur pouvoir en Afghanistan et en Libye (où ils ne sont même pas capables de donner le coup de grâce à un dictateur d'opérette), il n'est absolument pas question, comme le souhaiterait Washington, que les Européens doublent leurs budgets de défense. Ils n'ont plus d'argent... et surtout pas pour ça! Robert Gates le sait: d'où ses propos extraordinairement francs et pessimistes sur l'avenir de l'OTAN.

Les manifestants dans les rues d'Espagne et d'ailleurs, enivrés par leurs slogans solidaires, que disent-ils aux malheureux qui arrivent aux portes de l'Europe? «Allez, entrez en masse et alourdissons encore les déficits qui nous étranglent déjà?» Pas sûr...

Les analystes espagnols ont d'abord étiqueté à gauche le mouvement des indignados... mais d'autres y détectent maintenant certains éléments de populisme de droite, alors que le ressac anti-immigration est fort en Espagne. Un pays où l'on présentait, au milieu des années 2000, l'immigration de masse comme «nécessaire... et nécessairement bonne». L'Europe, convertie tardivement à cette idéologie et à cette pratique venues du monde anglo-saxon, est aujourd'hui en proie à des révisions déchirantes.

***
Oui, «tout est dans tout»: même l'affaire Dominique Strauss-Kahn a un rapport avec ce qui précède. Qui voit-on s'y affronter? Le puissant et la prolétaire: lui, ex-acteur central de cette «restructuration» mondiale dont tout le monde parle; elle, pauvre immigrée économique d'un petit pays d'Afrique. Et puis les avocats du puissant (DSK le «socialiste») essaient perfidement de déterminer si elle n'était pas... illégale à son entrée aux États-Unis! Crise économique, immigration, sexe, lutte de classes: tout y est.

Et n'oublions pas, pour finir, la tournée, cette semaine — de Budapest à Londres, en passant bien sûr par Athènes — de l'«oncle riche» d'Asie, le premier ministre chinois Wen Jiabao. À la rescousse des infrastructures et des «dettes souveraines» d'Europe, qui en ont bien besoin! Armé de son chéquier... et du slogan «Comment se faire des amis».

***
François Brousseau est chroniqueur d'information internationale à Radio-Canada. On peut l'entendre tous les jours à l'émission Désautels à la Première Chaîne radio et lire ses carnets dans www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets.


Notre premier commis-voyageur québécois est lui aussi en tournée européenne cette semaine, pour faire miroiter aux yeux des investisseurs européens les richesses de NOTRE grand nord québécois....

samedi 28 mai 2011

...Les faiseux d'images et les machines à duper!

De retour d'un trop court et très infructueux voyage de pêche dans Papineau-Labelle, après avoir déballé et rangé tout le barda, un message télévisé m'accroche:  sur un ton grandiloquent, on me parle du fameux "PLAN NORD".  Défilent des images idylliques d'eaux tourbillonnantes, de nature sauvage, d'enfants heureux, d'autochtones souriants, de barrages, d'ouvriers!  C'est le rêve, c'est la joie quoi! Plus que ça, l'euphorie du paradis retrouvé! 
ET..., ça s'appelle "mettre la charrue devant les boeufs"!
N'y a-t-il personne d'autre que les publicitaires, les faiseux d'images, les machines à duper, pour nous expliquer et nous parler INTELLIGEMMENT d'un projet que l'on veut "grandiose".

Entendons-nous bien, je ne suis pas, mais pas du tout, contre les projets d'envergure, mais j'ai horreur qu'on tente de me farcir.  Je ne suis pas une dinde, mes concitoyens non plus!

Nous sommes loin, très loin, des René Levesque, Robert Bourassa, et autres ingénieurs visionnaires et grands constructeurs de l'Hydro-Québec des années 60-70.  J'imagine que le nombre de ceux qui se souviennent diminuant, le Premier Sinistre Charest compte endormir facilement les jeunes générations avec son chant des sirènes!

Ne pourrait-il se trouver quelqu'un d'articulé, de crédible, d'enthousiaste, quelqu'un qui connaisse à fond le dossier NORD, quelqu'un pour qui l'avenir des Québécois, du nord au sud, de l'est à l'ouest, régions et villes, compte davantage que la réélection tant espérée au Parlement???????????  Quelqu'un d'autre en tout cas que les faiseux d'images qui nous bercent d'illusions sans rapport avec la réalité. 

Moi, la réalité du grand nord québécois, je la soupçonne pas si simple, pas si facile que ça!  Ça prend tout un peuple derrière un projet d'envergure!  Ça prend des gens transcendés par leur envie de bâtir grand et solide.  Pas des p'tits politiciens incapables de nettoyer leurs écuries!  Pas des politiciens qui ne pensent qu'à eux ou à leurs petits amis!

Gérer le Plan Nord?  Commençons donc par gérer efficacement les désastres en Montérégie.  Commençons donc par mettre de l'ordre dans l'industrie de la construction, par s'attaquer à la corruption dans les administrations, avant de lâcher tous les loups assoiffés de profits dans le grand Nord déjà suffisamment malmené!

Et puis, faites-moi la grâce M. Charest, lorsque vous faites des annonces à coups de milliards, de mentionner de temps à autre qu'il ne s'agit pas de votre argent personnel, mais de celui de millions de Québécois!  Gérer l'argent des autres, pour leur plus grand bien, voilà votre première responsabilité!  Cessez de palabrer si vous en êtes capable et adressez-vous à nous directement, simplement.... et informez-vous avant!

Quant à vos faiseux d'images, je leur fais un immense doigt d'honneur!

lundi 16 mai 2011

... Je ne pouvais pas ne pas partager!

Mon ami Jackss de Havre St-Pierre fait partie de ces gens qui stimulent, questionnent, font réfléchir. http://dtoursidsir.blogspot.com/

Je partage avec vous un large extrait de son article d'aujourd'hui. Il est d'actualité, c'est le moins qu'on puisse dire!

"Pendant que la Grèce au glorieux passé croule sous les dettes, tout près, sur l'ile de Chypre dont une partie est sous sa juridiction, des compagnies canadiennes font des affaires d'or en exploitant les gisements miniers qui s'y trouvent. Aucun pays ne devrait avoir le droit de vider le sous-sol d'un autre pays. Ce qui s'y trouve, c'est un cadeau de la Nature (appelez-là comme vous voulez) pour assurer le bien-être et le bonheur de ses habitants. Le sol et le sous-sol ne devraient jamais être cédés à des puissances étrangères sans frontières qu'on appelle multi-nationales.

Il y a loin de la coupe aux lèvres. Il y a beaucoup de chemin à faire pour en arriver là. Le tunnel est long. On organise plus facilement la confrontation que la solidarité. Je crois de plus en plus que tous les pays du monde auraient les moyens de permettre à la majorité de ses citoyens de vivre avec décence et dignité.


La planète a de quoi nourrir tous ses habitants. Les solutions sont simples: éviter le gaspillage , favoriser l'économie locale et distribuer équitablement les richesses.


Aux État-Unis, les 12 000 familles les plus aisées touchent chaque année autant d'argent que les 24 millions de ménages les plus pauvres, dénonce l'économiste militant Jeffrey Sachs dans un récent ouvrage.

En France, la classe «supérieure» se porte aussi très bien merci. Selon un nouveau rapport de l'institut national des statistiques (INSEE), les 10% des salariés les mieux rémunérés n'ont jamais autant gagné. Voir Le fossé se creuse .

Mais rien ne vient tout seul. Il faut des conditions, des moyens. Il faut que chaque pays se donne des représentants pour protéger les intérêts de ceux qui les ont élus. C'est ce qu'on appelle la démocratie: un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Les vrais exemples sont rares. En principe, on choisit les meilleurs représentants pour voir à nos intérêts. Mais en réalité, c'est pas sûr que ceux qui sont élus soient avant tout préoccupés par nos intérêts. Et on dirait même que c'est de moins en moins vrai.


Il faut aussi un contexte économique favorable. Voilà un autre thème bien à la mode. Au Canada, par exemple, nos politiciens martèlent continuellement ce slogan: L'économie d'abord! Et ils tiennent parole: les aspects humains, l'écologie, l'intérêt général, l'éthique, les droits fondamentaux, tout ça vient en dernier.

Quand on nous parle d'Économie d'abord, si c'était avant tout un moyen d'en faire profiter la collectivité, ce serait bien. Mais rien n'indique que c'est à nous qu'on pense d'abord. J'en ai connu plusieurs politiciens qui avaient cette préoccupation dans le passé, mais ils sont morts ou pas forts.


Aucun chef d'État, même élu, ne devrait gérer les ressources naturelles comme si elles le lui appartenaient en propre, sans même se préoccuper de savoir si il va en rester pour les générations futures. . Aucun chef d'État ne devrait pouvoir changer radicalement le paysage du territoire comme s'il lui appartenait. Avant de détourner des rivières, inonder des centaines de kilomètres carrés, il faudrait bien informer l'ensemble des citoyens de ses intentions et laisser place à des discussions publiques. Un peu moins de Star Académie, d'Occupation double et de Loft story, un peu plus d'informations sur nos enjeux politiques et sociaux, ça ne ferait pas de tort. Encore faudrait-il qu'on s'y intéresse. Si, elle le pourrait. La preuve en a été faite. L'émission Tout le monde en parle nous en donne la preuve. Mais on pourrait faire plus et mieux.

Le Plan Nord du Québec illustre bien mon propos. À première vue, ce plan est très emballant et bien emballé. Il est plein de promesses. Il a de quoi faire rêver les plus grands pays du monde. Les chiffres sont gros.


Jean Charest fait miroiter des investissements publics et privés de 80 milliards.


Le plan Nord va toucher 72 % de la superficie du Québec et on a parlé de 500 000 empois en tout pour une popuation de moins de 2 % de la population du Québec — ou 120 000 âmes — qui habitent ce territoire.


C'est avec une pompe toujours plus imposante que le premier ministre Jean Charest a dévoilé de nouveau le Plan Nord, faisant cette fois-ci miroiter des investissements privés et publics de 80 milliards en 25 ans, des revenus pour l'État de 14 milliards.


Deux jour plus tard, alors que les réflecteurs étaient éteints, on a dû corriger l'information. Les retombées seraient plutôt de 120 millions par années. Investir 85 milliars pour récolter 120 millions par année? Trouver l'erreur.


Toutefois, avec les 11 projets d'investissement totalisant 8,2 milliards attendus au Nord, le Québec touchera seulement 120 millions de plus en redevances d'ici cinq ans. Au total, les redevances s'élèveront à 1,4 milliard sur cinq ans, soit un peu moins de 300 millions par année, en moyenne. Même si ce montant devrait croître lorsque les projets atteindront leur pleine production, cette somme semble peu élevée eut égard aux profits.

La plupart des régions minières du monde comme l'Australie, le Chili, le Brésil et le Nevada sont en train de revoir leurs rapports avec l'industrie. Soit en haussant leurs redevances, soit en augmentant leurs participations dans des sociétés d'État hybrides, comme le Brésil l'a fait avec Petrobras.

Les sociétés minières font actuellement des profits faramineux sur des ressources limitées. Dans le contexte, ce sont les gouvernements qui ont le gros bout du bâton, et non l'inverse. Surtout dans les régions qui connaissent la stabilité politique. Affirmer l'inverse, c'est entretenir cette vieille mentalité selon laquelle les Québécois sont des porteurs d'eau. Voir Sophie Cousineau, La Presse .


Il faut être honnête. Le projet en soi comporte beaucoup d'éléments fort intéressants. Le principal problème vient surtout du fait qu'on ne peut plus faire confiances à nos élus actuels, madame Normandeau en tête. Les compagnies minières sont gourmandes et peu préoccupées par l'économie locale.


Je crois qu'il est temps que la communauté internationale se penche sur la question, se donne des règles et fasse front commun avec les pays qui s'engagent à les respecter dans le plus grand intérêt de ceux qui ont élu leurs représentants.


Nous avons pourtant plusieurs beaux exemple de réussite au Québec dont Fermont et Havre-Saint-Pierre où j'habite présentement. Dand ces milieux l'implication sociale et le dynamisme des compagnies minières sont admirables. Ce sera l'objet de mon prochain billet."

Merci Jackss!

mardi 10 mai 2011

...Un article de Hervé Kempf du journal "Le Monde"!

Encourageante cette réflexion d'un cousin français sur la situation au Québec.

Alerte au Québec

Amiante, uranium, gaz de schiste, pétrole en mer, centrale nucléaire, mines, nouvelles routes : un seul de ces dossiers suffirait à déclencher l'inquiétude des écologistes. Le Québec les affronte tous à la fois, assailli par un capitalisme bien décidé à ne pas laisser une seule parcelle de ressource minérale à l'abri de la recherche du profit.

La bataille principale concerne l'exploration des gaz de schiste : elle est engagée depuis plus d'un an, et s'est épanouie en une forte mobilisation. Cela a conduit à un rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement recommandant la plus grande prudence. Mais le moratoire n'est pas encore acquis. Dans le golfe du Saint-Laurent, par ailleurs, l'inquiétude grandit à mesure que se multiplient les projets d'exploration de pétrole sous-marin.

La marée noire du golfe du Mexique, début 2010, a rappelé le désastre que peut provoquer le pétrole, d'autant plus préoccupant dans le Saint-Laurent que les eaux y sont froides, et que la décomposition des hydrocarbures s'y ferait très lentement. La Coalition Saint-Laurent s'est formée pour empêcher que le moratoire sur l'exploitation pétrolière, décidé en 1998, soit levé en 2012.

On a aussi appris, le 13 avril, que le gouvernement dirigé par Jean Charest soutenait la réouverture de la mine d'amiante situé dans la ville d'Asbestos. La fibre mortelle serait exportée en Inde. Les projets d'ouverture de mines d'uranium s'esquissent par ailleurs, certains avec la compagnie Areva. Le gouvernement veut de plus prolonger l'exploitation du réacteur nucléaire Gentilly II, qui applique la technologie Candu, particulièrement dangereuse. Le 9 mai, Jean Charest devait aussi annoncer une nouvelle mouture de son "Plan Nord", visant à développer l'exploitation minière, les barrages et les routes dans le nord de la province.

Sans doute observe-t-on sur toute la planète la même obstination maniaque à détruire l'environnement. Mais on ne connaît pas d'autres lieux où elle soit aussi concentrée qu'au Québec - dans une ambiance au demeurant délétère de corruption, de conflits d'intérêts et de financement du parti au pouvoir. Et pourtant, répètent ici écologistes et chercheurs, des alternatives existent, dans la sobriété, l'efficacité énergétique et un fort potentiel d'énergies nouvelles.

En fait, comme l'écrivent les activistes qui commenceront, le 15 mai à Rimouski, une marche de protestation à destination de Montréal, "un combat est engagé entre les énergies du passé et celles de l'avenir. Entre les fossiles et les vivants. Osons le dire : entre la vie et la mort".

(Le Monde, édition du 11 mai 2011)

mercredi 27 avril 2011

... l'énergie vitale!

Voilà c'est fait, j'ai voté!  ...et je retourne à la vie!  L'impression d'avoir remis un travail de fin de session.  Maintenant, à ces beaux messieurs et belles dames de me montrer de quoi ils sont capables, à compter du 3 mai bien sûr!  Disons que mes attentes sont limitées, et ce, dans tous les cas!  La machine est lourde, lourde, lourde!!!  Mais, au moins, aura-t-on peut-être évité le pire!

J'entre dans ma période préférée de l'année, celle de l'énergie, celle de l'intense poussée vers la Vie que sont les mois d'avril, mai, juin.  Ensuite, le pli est pris, ce sont les vacances, la mitan de l'été, les plantes, animaux et humains font ce qu'ils ont à faire!
Ces jours-ci, j'ai l'impression de vivre dans un bol de popcorn tellement tout est à la vitesse grand V!  Un matin, une tige verte pointe toute petite.  Deux jours plus tard, le bouton de fleur est là, prêt à s'ouvrir!  Dans mon jardin, pourtant couvert de neige il y a une dizaine de jours, l'ail, la ciboulette, les oignons égyptiens et l'oseille grandissent à vue d'oeil.  Et les crocus qui amorcent déjà leur retour à la terre! (soupir).
Les oiseaux, eux, se déchaînent, ne se taisent que pour laisser leur tour aux grenouilles.  Beau, beau, beau!
Faut dire que le thermomètre marque 25,4 degrés C à l'ombre!

Et pourtant, je m'en vais le coeur heureux, sifflotant, m'enfermer dans mon atelier, peindre ce qui m'habite!  C'est tout ce que j'ai trouvé pour exprimer convenablement et jusqu'au fond ce que m'inspire la Vie!
Que la vie nous soit douce en cette fin avril et profitons-en...en attendant les grands froids!

mardi 26 avril 2011

... des îles, un fleuve et son estuaire, toujours en danger!

Occupés que nous sommes par les élections fédérales, il ne faudrait tout de même pas relâcher notre vigilance.
Ce matin, un article édifiant du Devoir, à lire sans faute.  http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/321908/exploitation-petroliere-et-gaziere-quatre-iles-du-saint-laurent-restent-vulnerables

ÎLES EN DANGER
l'île aux Grues   (droits: Transamerican Energy de Vancouver)   
l'île aux Oies    (droits: Transamerican Energy de Vancouver)
l'île Verte   (droits: Transamerican Energy de Vancouver)
l'île d'Orléans + lit du Saint-Laurent entre Trois-Rivières et l'île   (droits: Junex, dont André Caillé est administrateur)

l'île de Montréal    (Eh oui, droits d'exploration d'une compagnie italienne, société à numéro)
les Iles de la Madeleine/golfe du Saint-Laurent    (droits: Gastem, fondée par R. Savoie, ancien ministre libéral)
l'île d'Anticosti

SEULS PERMIS RÉVOQUÉS  (on ne sait pour combien de temps)
l'île aux Coudres
l'île du Bic
l'île Saint-Barnabé

Que vaut donc le moratoire permanent sur l'exploitation pétrolière et gazière dans l'estuaire du Saint-Laurent et la promesse de la  ministre Normandeau de fermer la porte à l'exploration sur toutes les îles de cette zone maritime????   Six mois plus tard, la majorité des permis sont toujours en vigueur!!!!!!!!!! 

vendredi 22 avril 2011

...le fond de ma pensée!

Malgré mon impatience de pouvoir rapatrier nos députés du Bloc au Québec un jour, je partage tout à fait le point de vue de madame Lise Payette dans sa chronique de ce matin (Le Devoir, intitulée  "Ma liste d'épicerie") et j'en suis arrivée à la même conclusion:  je voterai pour ma candidate du Bloc Québécois.  Après avoir  longuement réfléchi, pesé les choses, rafraîchi mes mémoires. Et parce que j'aurai pris le temps qu'il faut pour faire mon choix, je considère déjà avoir "gagné mes élections" par devers moi-même. Pour avoir refusé de céder au pessimisme, au cynisme ambiant, je pourrai encore me regarder dans le miroir avec fierté.  S'il y a quelque chose que je refuse tout net, c'est de me conduire en moutonne craintive

Nous semblons peu nombreux à nous souvenir de notre Histoire, de tous ceux qui l'ont faite, qui en ont été marqué au quotidien.  Nous avons de ce fait charge de rafraîchir les mémoires. Comme mon père a rafraîchi la mienne de mémoire, il y a maintenant plus de 50 ans. Je m'inscris dans une lignée qui a pensé, vécu, rêvé le Québec, un Québec vibrant, ouvert et vivant!  Ne rien faire et me taire, ce serait me renier et renier les miens.  Si je ne me respecte pas, qui me respectera?
 
Comme je ne sais toujours pas inscrire un lien sur mon blogue et pour ceux que l'article de Lise Payette intéresse: faites une recherche dans Google, "Ma liste d'épicerie Le Devoir".

jeudi 20 janvier 2011

...un édito rafraîchissant !

À regarder et à écouter attentivement.
Un cadeau pour nous qui pourrions être tentés par le cynisme, le désabusement... face à notre monde politique!
Les déchets ne sont pas tous dans les dépotoirs mais tous, ils peuvent (et doivent idéalement) être recyclés.
Faire de la beauté, donner un sens à sa vie, nous le pouvons tous, chacun à notre manière!
Un beau programme.

http://bazzotv.telequebec.tv/emission.aspx?id=73

mercredi 19 janvier 2011

...un peu de tout!

La neige
Elle s'est agrippée aux arbres, jusqu'à la plus minuscule branchette et c'est magnifique! Tout est blanc plus que blanc, propre plus que propre et lorsque le soleil daigne aligner deux rayons, les mille feux froids de la neige excitent l'oeil. C'est suffisant pour un grand moment de bonheur!

La lecture
J'ai terminé mon Miller (soupir). J'avais besoin d'être brassée, il me brasse ce monsieur et j'en redemande.  J'attends "Les livres de ma vie" et "Le sourire au pied de l'échelle" qui seront là d'un jour à l'autre!
En attendant, je continue le dernier Yann Martel.  À date, pas un coup de foudre et la pensée de l'auteur me semble bien sinueuse!  Pour me remettre à date, je lis des livres techniques sur la couleur et l'acrylique.  Je relève presque le défi de Femme Libre (1 livre par semaine). Disons 3 livres en 3 semaines!

La peinture
Tout ce que je peux dire du tableau en cours: ça avance!  J'ai toujours l'impression que j'y suis pour peu, que la peinture se révèle d'elle-même, ...à condition que j'y mette du mien, réflexion et travail. Cette nuit, j'ai pensé à ces artistes qui reçoivent une bourse à la seule condition de travailler fort pendant un laps de temps déterminé.... sans aucune interruption de qui que ce soit!  Le rêve!

Baby Doc
Décidément, je n'y comprends rien à ce retour à Port-au-Prince !  Je penche pour une diversion face à la campagne électorale et/ou à une machination des élus en place pour foutre le bordel.  Disons qu'il est fort peu probable que le monsieur en question soit revenu pour tenter de réparer les torts qu'il a causés........... En résumé, sur un an, il y aura eu: le tremblement de terre, les inondations, le choléra et le retour du dictateur!  Après les plaies d'Égypte, les fléaux d'Haïti !

Bastarachement vôtre!
Aujourd'hui, les médias affutent qui leurs micros, qui leurs stylos!  Pour pas grand chose!
Au fond, un show de télé orchestré d'en-haut pour entretenir le bon peuple. Le bon peuple payeur de frais d'avocats... Et c'est lui encore qui paiera pour ce rapport biaisé qui changera bien peu de choses!  Merci à John James Charest.

News d'Ottawa
Est-ce moi ou.... la nouvelle campagne publicitaire du parti conservateur cherche à diviser les québécois?  Diviser pour gagner les prochaines élections!  Monter les gens des régions contre les gens des grands centres!  Jouer sur la nouvelle tendance (pas si nouvelle que ça, mais qui reprend de la vigueur) de fesser sur "la clique du plateau"!  Il fut un temps où c'était "la clique de Westmount"!  Eh ben, moi, M. Harper, je prône le ralliement de tous les québécois d'où qu'ils soient, campagne ou ville, forêt ou fleuve!  Vos publicistes sont bien "petits" d'avoir choisi cette voie et vous, bien prétentieux, de l'utiliser en croyant qu'en masse les gens des régions du Québec se rangeront sous votre étendard en opposition avec ceux des grands centres.  Je vous rappelle que nous sommes tous "Québécois" et que ça veut encore dire quelque chose! Que nous avons toujours besoin et plus que jamais, les uns des autres!

Le rhume
À travers tout ça, je combats un ti-rhume.  J'ai hâte de célébrer ma victoire avec un ti-rhum ;-) !