On le surnommait "Monsieur", comme à la cour de Louis XIV, lorsque "Monsieur" fut le nom donné au frère du monarque régnant. Sauf que notre "Monsieur" à nous possédait en plus le panache et l'intelligence dont semblait dépourvu, selon certains historiens, le frère du roi.
Et ce "Monsieur", donné avec affection par certains, agacement chez d'autres, s'adressait à Jacques Parizeau, économiste, ministre, premier ministre, serviteur de l'état du Québec s'il en est. Rappelons que dans sa biographie en trois volumes de "Monsieur", Pierre Duchesne parle successivement du "Croisé", du "Baron" et finalement du "Régent"!
Royal et rien de moins notre Jacques Parizeau.
Hier soir, invité à "Tout le monde en parle", Jacques Parizeau nous a donné, avec panache, une leçon d'histoire, d'économie et de gestion politique. Lui sait ce dont il parle pour avoir véritablement servi son Québec avec passion. S'il ne s'ennuie aucunement de la vie politique (la politique, c'est un "océan d'orteils"! a-t-il déclaré), le travail sur les grands dossiers de l'état lui manque. En période de crise économique, ce n'est pas le temps d'aller en élection mais de "gérer le plus urgent!" Les moyens sont là, il ne s'agit que de se grouiller! Et "pan!" pour les petits politiciens qui ne pensent qu'à la majorité à obtenir!
Bravo à Guy A. Lepage d'avoir pensé à remercier, au nom de tous les québécois, M. Jacques Parizeau, pour l'immense travail qu'il a accompli au sein de l'état québécois et comme citoyen depuis. À 76 ans, je me souhaite sa verve, son intelligence et sa clarté de propos!
Merci "Monsieur"!
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lundi 17 novembre 2008
samedi 12 avril 2008
...je me souviens de mon histoire!
J'ai retrouvé par hasard le texte perdu l'autre jour.
Hier soir, je regardais un épisode de la nouvelle série sur René Levesque. Un épisode difficile qui couvrait les négociations autour du rapatriement de la constitution, ce qu'on a appelé "la nuit des longs couteaux", et la trahison de Claude Morin, son ministre aux affaires inter-gouvernementales qui n'avait trouvé rien de mieux que d'informer, en cachette, et moyennant rétribution, la gendarmerie royale du Canada. Tout ça est resté si présent malgré les années et je ne crois pas avoir été la seule bouleversée par ses souvenirs.... Mon père qui avait rencontré René Levesque alors journaliste, s'était réjoui de voir celui-ci prendre les rênes du gouvernement. Un homme de coeur et d'idéal, qu'il soit journaliste ou premier ministre, le demeure toujours.
Lorsque je me souviens de René Lévesque, épuisé par une énorme charge de travail, fatigué des manigances et des jeux de pouvoir, accablé par les trahisons sucessives et les jugements à l'emporte-pièce de certains partisans, le tout à une époque où la notion de burn-out était inconnue, je dis que le prix à payer était bien trop grand.
Il lui manquait peut-être à M. Lévesque ce quelque chose que possédait Jacques Parizeau, une puissante conviction d'avoir raison envers et contre tous. Il n'en demeure pas moins que René Lévesque entrera dans l'Histoire des québécois comme un homme qui aura donné tout ce qu'il était à son idéal et à ses concitoyens. Nous avons fait rapidement un grand bout de chemin entre autre grâce à lui!...Nos politiciens d'aujourd'hui me semblent trop souvent, manquer d'envergure. À force de s'aligner seulement sur la profitabilité et le rendement, ils ont oublié l'idéal, le rêve politique et social! La machine de l'état est lourde, voilà l'excuse fréquemment utilisée; les grands hommes politiques l'empoignent à bras-le-corps cette machine, ou sautent par-dessus et finissent par la changer! Mais voilà, où sont-ils passés ces hommes-là?
Bravo pour cette série imparfaite certes, mais qui a le mérite de nous rappeler des pans de notre histoire qu'on semble vouloir glisser sous le tapis.
Et rappelons-nous que les grands politiques sont aussi des hommes ordinaires avec leurs côtés sombres, mais cela n'empêche pas la reconnaissance.
Hier soir, je regardais un épisode de la nouvelle série sur René Levesque. Un épisode difficile qui couvrait les négociations autour du rapatriement de la constitution, ce qu'on a appelé "la nuit des longs couteaux", et la trahison de Claude Morin, son ministre aux affaires inter-gouvernementales qui n'avait trouvé rien de mieux que d'informer, en cachette, et moyennant rétribution, la gendarmerie royale du Canada. Tout ça est resté si présent malgré les années et je ne crois pas avoir été la seule bouleversée par ses souvenirs.... Mon père qui avait rencontré René Levesque alors journaliste, s'était réjoui de voir celui-ci prendre les rênes du gouvernement. Un homme de coeur et d'idéal, qu'il soit journaliste ou premier ministre, le demeure toujours.
Lorsque je me souviens de René Lévesque, épuisé par une énorme charge de travail, fatigué des manigances et des jeux de pouvoir, accablé par les trahisons sucessives et les jugements à l'emporte-pièce de certains partisans, le tout à une époque où la notion de burn-out était inconnue, je dis que le prix à payer était bien trop grand.
Il lui manquait peut-être à M. Lévesque ce quelque chose que possédait Jacques Parizeau, une puissante conviction d'avoir raison envers et contre tous. Il n'en demeure pas moins que René Lévesque entrera dans l'Histoire des québécois comme un homme qui aura donné tout ce qu'il était à son idéal et à ses concitoyens. Nous avons fait rapidement un grand bout de chemin entre autre grâce à lui!...Nos politiciens d'aujourd'hui me semblent trop souvent, manquer d'envergure. À force de s'aligner seulement sur la profitabilité et le rendement, ils ont oublié l'idéal, le rêve politique et social! La machine de l'état est lourde, voilà l'excuse fréquemment utilisée; les grands hommes politiques l'empoignent à bras-le-corps cette machine, ou sautent par-dessus et finissent par la changer! Mais voilà, où sont-ils passés ces hommes-là?
Bravo pour cette série imparfaite certes, mais qui a le mérite de nous rappeler des pans de notre histoire qu'on semble vouloir glisser sous le tapis.
Et rappelons-nous que les grands politiques sont aussi des hommes ordinaires avec leurs côtés sombres, mais cela n'empêche pas la reconnaissance.
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