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mardi 18 mai 2010

...le calme après la tempête!

Comme une majorité de québécois, les propos de M. Ouellet, évêque de Québec, m'ont fâchée, et le terme est faible!  Puis, au chaud soleil des deux derniers jours, ma colère a fondu. Vraiment, pouvais-je m'attendre à autre chose d'un prélat de l'église catholique?  Ce serait comme demander à un iman iranien d'approuver l'égalité concrète des sexes!  Ils sont ce qu'ils sont ces grands pontes religieux qui cherchent le pouvoir avec une hypocrisie qui ferait rougir un politicien aguerri!  Faudra seulement les surveiller du coin de l'oeil et ne pas les laisser nous envahir!  Jésus de Nazareth a sorti son fouet en plein temple de Jérusalem pour les mêmes raisons!  Sujet clos.

J'ai retrouvé mon potager et les plates-bandes avec le plus grand bonheur et... quelques raideurs musculaires!  J'adore ces heures de travail où le silence n'est brisé que par le chant des oiseaux ou les craquements de la toiture de tôle exposée au soleil.  J'ai retrouvé ma force physique et deux genoux intacts.  Dire que de janvier à la fin mars, j'ai craint pour mon genou gauche (élongation suite à une chute en raquette)!

Ce jeudi, l'ainée de mes petits enfants, Émilie, s'envole pour un stage de deux mois au Mali.  19 ans, premier voyage en avion, et découvrir l'Afrique sub-saharienne.  Je suis ravie pour elle et... j'attendrai des nouvelles!

dimanche 21 mars 2010

...Benoît XVI et les prêtres pédophiles!

Québécoise de ces années-là, j’ai été baptisée et éduquée dans la religion catholique. Je ne pratique pas depuis des lunes et ne me sens plus d’appartenance à cette religion façonnée par des générations de papes et de cardinaux. L’Évangile demeure cependant un enseignement où je puise encore, de même que dans les préceptes de Bouddha et ceux des grands sages de l’humanité. Tout ça pour dire que mon Évangile, je le connais encore!


Lien?

Ce matin, RDI présentait la réaction de Benoit XVI au scandale des prêtres pédophiles de son Église. Aujourd’hui, 21 mars, au cours d’une méditation spéciale de l’Angélus, vue comme complémentaire à sa tiède réaction à ce scandale, le pape n’a rien trouvé de mieux que de s’inspirer de l’évangile du jour : La femme adultère (Jean, chap. 8). Bien commode ce choix et la conclusion qu’il en tire : Apprenons à être intransigeants avec le péché - en commençant par le nôtre! - et indulgents avec les personnes (!!!).

Avait précédé, dans cette homélie très attendue, la réflexion suivante : Dieu ne désire pour nous que le bien et la vie: Il veille à la santé de notre âme à travers ses ministres (!!!), en nous libérant du mal avec le sacrement de la Réconciliation, de sorte qu'aucun ne soit perdu, mais que tous parviennent à se convertir.

Qu’en ont pensé ceux dont l’enfance a été détruite par des prêtres sensés veiller à la santé de leur âme? Je sais, je sais, tout individu même prêtre a droit à ses faiblesses! Mais il y a faiblesse et faiblesse!!! Il n’est pas question ici de petit mensonge, de colère, de gourmandise, de malveillance mais de destruction de l’âme, de confiance, d’espérance, de tout ce qui fait la fraîcheur de l'enfance. Ajoutons à cela bien peu de regrets et de ferme propos de ne plus recommencer de la part de ses prêtres pédophiles qui ont sévi durant des années, détruisant l’enfance, l’innocence et la vie dans bien des cas, de dizaines de milliers de jeunes, pendant que leurs supérieurs détournaient les yeux ou dissimulaient la réalité.

M'est revenu en mémoire un autre passage de l’Évangile, bien plus approprié à mon avis à une réflexion sur les prêtres pédophiles, un passage tiré de l’évangile selon Mathieu (et que l’on retrouve également dans les évangiles des apôtres Marc et Luc). Jésus y parle de l’enfance:

« Quiconque accueille un petit enfant à cause de mon Nom, c’est moi qu’il accueille. Mais si quelqu’un doit scandaliser l’un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d’être englouti en pleine mer. Malheur au monde à cause des scandales! Il est fatal qu’il arrive des scandales, mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive! »

Je ne pense pas être la seule qui a mal, en pensant à ce qu’ont vécu ces enfants, à ce que certains vivent encore très certainement! Pourquoi y aurait-il deux poids, deux mesures selon qu’il s’agisse d’un simple citoyen ou d’un prêtre?

mardi 10 mars 2009

...l'imbécillité à son meilleur!

Article paru dans "20 minutes.fr" sur un fait présenté au téléjournal d'hier soir.

Au Brésil, la mère d’une fillette de neuf ans a découvert la semaine dernière, en l’accompagnant à l’hôpital pour des douleurs au ventre, qu’elle était enceinte de jumeaux depuis quatre mois. Son beau-père de 23 ans abusait d’elle depuis deux ans, ainsi que de sa sœur aînée handicapée de 14 ans. Avouant les faits, ce dernier a été emprisonné. L’affaire a vite dépassé les frontières de la petite région d’Alagoinha, dans l’état du Pernambuc et a choqué tout le Brésil. Mais c’est l’avortement de cette petite fille qui a déclenché une véritable polémique.

La loi Brésilienne interdit l’interruption volontaire de grossesse sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. «Nous avons agi légalement», explique l’un des médecins «la patiente (qui pèse à peine 33 kilos et mesure 1m35) a été violée et sa vie était en danger. En tant que docteur, je n’avais pas le droit de lui faire courir le risque de perdre sa vie.» Fátima Maia, responsable de l’hopital ajoute: «Cette enfant n’était pas du tout en condition de mener cette grossesse à terme, elle en serait restée stérile ou n’aurait pas survécu.»

Il n'empêche, Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a décidé d’excommunier la mère et l’équipe médicale qui a pratiqué l’avortement. Quant au beau-père, le bon monseigneur a déclaré, "certes, ce qu’il a fait est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l’élimination de deux vies innocentes."

Lula contre le Vatican

Un point de vue aussitôt critiqué par le président Lula: «En tant que chrétien et catholique, je déplore sincèrement que l’église catholique ait un comportement aussi conservateur. (…) . Je ne vois pas comment il est possible de permettre à une fille de neuf ans, violée, d’avoir ces bébés, surtout si ça met sa vie en danger. Je pense que dans ce cas les lois de la médecine sont au dessus des lois de l’Eglise», a-t-il déclaré vendredi. De son côté, le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, également choqué par toute l’affaire, a estimé que du point de vue de la santé publique, «la conduite des médecins a été absolument correcte».

Ce week-end, le Vatican a donné raison au Mgr José Cardoso Sobrinho par la voie du Cardinal Giovanni Battista Re, responsable de l’Eglise d’Amérique latine, dans le quotidien italien La Stampa: «L’Église a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire, sans s’adapter aux humeurs de l’époque ou à l’opportunité politique. C’est un triste cas, mais le vrai problème est que les jumeaux conçus étaient deux personnes innocentes, qui avaient le droit de vivre et qui ne pouvaient pas être supprimées.» Aux propos de Lula, Mgr José Cardoso Sobrinho a rétorqué que «le Président devrait s’entourer de spécialistes en Théologie avant de s’exprimer sur ce thème.»

Et moi j'ajoute, qu'il n'y a pas que chez les musulmans que l'on rencontre des extrémistes, chez les catholiques aussi qui n'ont pas de leçon à donner à qui que ce soit! Le Christ s'il revenait aurait besoin d'un maxi fouet pour ramener à l'ordre cette bande de fous ensoutanés aux coeurs desséchés et aux cerveaux embrumés! Je me demande bien ce que pense notre bon monseigneur Turcotte de la turpitude de ses confrères brésiliens et romains?

vendredi 12 septembre 2008

...déception!

J'avais toujours accordé une certaine crédibilité au cardinal Turcotte parce qu'il me semblait être un homme libre avant d'être un homme d'église. Maintenant j'en doute et je suis déçue. Il convoquait hier une conférence de presse pour annoncer qu'il avait remis la médaille de l'Ordre du Canada qui lui avait été décernée il y a quelques années. Pourquoi? Parce que la gouverneure générale jugeait bon d'honorer cette année le docteur Henry Morgentaler, celui qui s'est battu corps et âme afin de décriminaliser l'avortement. J'étais furieuse. Furieuse de l'hypocrisie qui continue de sous-tendre toute cette question. Et ces enfants non voulus, j'imagine que l'Église et les bonnes âmes qui condamnent Henry Morgentaler, s'en seraient occupés..., s'en occuperaient...? Elles ont si bien fait dans le passé, allant jusqu'a parquer les orphelins et autres enfants abandonnés dans des institutions sous la supervision de prêtres parfois abuseurs et pédophiles!

Si quelqu'un a fait montre de compassion et a tendu la main aux femmes de manière concrète, c'est bien le docteur Morgentaler. Malgré les peines de prison, les sarcasmes, la haine, les menaces, il a persévéré et je lui en suis reconnaissante. Ce n'est pas que l'avortement soit une bonne chose, il s'agit plutôt d'un moindre mal, d'une solution à un problème personnel la grande majorité du temps fort douloureux. Entre une faiseuse d'ange armée d'une broche à tricoter et une clinique décente avec des soins appropriés, je sais exactement où je me situe lorsque je pense à la santé des femmes.

Je n'irais pas jusqu'à dire que le cardinal Jean-Claude Turcotte joue les divas (Si tu la donnes à ce monsieur, j'en veux pas de ta médaille!) mais plutôt qu'il se conforme à des ordres stricts de Rome. Et Rome est davantage préoccupé de son pouvoir personnel! Peut-être aussi me suis-je trompée sur toute la ligne, peut-être l'attitude bon enfant, simple, près du peuple du cardinal dans le passé n'était-elle qu'une tactique parmi d'autres pour rapailler ses ouailles récalcitrantes? Pourquoi pas, en passant, se ranger du côté de la candidate républicaine à la vice-présidence américaine qui rejette l'avortement même en cas de viol ou d'inceste? Allez en parler à celles qui ont vécu ces situations!

Ce matin, lors d'une interview avec Paul Arcand, je n'ai pas retrouvé dans la voix de notre bon cardinal, son habituelle cordialité, sa simplicité, sa sincérité. Quelque chose clochait!