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vendredi 3 septembre 2010

... à découvrir: Joan Dye Gussow

Pouvoir lire aisément l'anglais procure de ces plaisirs parfois!
Quelle découverte!  Je suis soufflée!  La jardinière en moi s'emballe comme devant le premier bourgeon de fleur printanière!

Je termine la lecture de: "This Organic Life: Confessions of a Suburban Homesteader" de Joan Dye Gussow.  Je suis enthousiaste et j'ai du coup commandé le prochain livre de l'auteur, à venir fin octobre.
Un livre sur le jardinage?  Bien plus que ça!  Chroniques de la vie quotidienne d'une amoureuse de la bonne alimentation et de la terre qui la produit.  "This Organic Life" est un livre intelligent, sensible, révolutionnaire à sa manière tranquille, plein de bon sens, un livre qui questionne nos choix aussi.  J'ai fermé ce livre à regret avec l'impression d'avoir rencontré une nouvelle amie qui m'avait appris nombre de choses importantes et pas des moindres: la nature et le respect de ce fragile sol terrestre qui produit nos aliments, la passion et le geste sans cesse recommencé, les convictions tranquilles mises en application qui seules pourront nous sauver la mise devant les grandes multinationales et consortiums de tout acabit, le plaisir simple de manger les bons fruits et légumes, la nourriture de proximité, etc.   Tout cela,d'un abord facile, sans rien de doctoral. 


Quelques 10 ans plus tard et maintenant âgée de 82 ans, toujours alerte et cultivant ses carrés de légumes et ses arbres fruitiers sur les bords de l'Hudson River, Ms Gussow publiera à l'automne la suite de ce livre: "Growing, Older: A Chronicle of Death, Life, and Vegetables".

Doctorale, elle eût pu se permettre de l'être ce professeur d'université spécialiste reconnue de l'alimentation sous tous ses aspects. Durant plusieurs décennies, elle et son mari (maintenant décédé) ont pratiqué l'autosuffisance alimentaire et l'alimentation de proximité bien avant que cela devienne "de mise"!  Généreuse de ses conseils autant de culture, que de conservation, que de cuisine, elle partage avec humour ses expériences heureuses et moins heureuses, ses réflexions sur les ravages de la production alimentaire industrielle et de la culture de masse, sur les problèmes susceptibles de nous déborder à plus ou moins long terme, ici et/ou ailleurs.  Et tout cela fait du sens, du gros bon sens!

J'ai voulu partager avec vous rien moins que ma découverte des dernières années: l'écriture et l'oeuvre de Joan Dye Gussow.

vendredi 4 juin 2010

...Monsanto en Haïti !

Pour faire suite, voici le texte intégral paru dans l'excellent Rue Frontenac http://www.ruefrontenac.com/
ce matin.  Tirez-en vos propres conclusions.

Monsanto en Haïti : un nouveau tremblement de terre !
Écrit par Jessica Nadeau

Des organisations d’agriculteurs haïtiens, appuyés par des groupes québécois et canadiens, dénoncent la multinationale Monsanto, qui «profite» du tremblement de terre pour s’implanter dans le pays dévasté, grâce à un don de 475 tonnes de semences de maïs et légumes hybrides distribués aux agriculteurs haïtiens par l’Agence américaine d’aide internationale (USAID).

Un «don» considéré comme un «cadeau mortel» par Chavannes Jean Baptiste du Mouvement paysan de Papaye (MPP), qui lance un appel à la solidarité internationale pour dénoncer «Monsanto et ses complices» à travers l’organisme Mouvement paysan international Via Campesina.
«Monsanto profite de la catastrophe qui est arrivé chez nous et de l’ignorance des paysans, explique l’agronome de réputation en entrevue téléphonique avec RueFrontenac.com   Chez nous, jamais on n’avait entendu parler de Monsanto et de ses produits agro-toxiques avant le tremblement de terre. Et soudain, ils débarquent avec leur cadeau empoisonné, leur cadeau mortel qui attaque l’environnement, la biodiversité, qui empoisonne l’eau des puits et les micro-organismes dans le sol. Et ils disent qu’ils viennent nous aider...»

Malgré la situation très difficile qui sévit en Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier, les paysans haïtiens ne sont pas intéressés à obtenir de l’aide de Monsanto, le géant américain qui se spécialise dans les OGM et qui est à l’origine du fameux «agent orange» utilisé pendant la guerre du Vietnam.  Au contraire, plusieurs d’entre eux estiment que l’arrivée de maïs et de légumes hybrides offerts par Monsanto portera atteinte à l’agriculture locale à long terme et évoquent même la «fin de l’agriculture» en Haïti.

«Que ce soit des semences OGM ou des semences hybrides, pour nous, c’est du pareil au même, répond Chavannes Jean Baptiste. Les conséquences vont être très nocives car la pollinisation va détruire les semences locales et donc va tuer l’agriculture paysanne.»

Il affirme par ailleurs qu’Haïti n’a pas de laboratoires de contrôle pour vérifier la qualité des semences offertes par Monsanto et il redoute plus que tout d’avoir à «traiter avec des produits hautement toxiques interdits aux États-Unis et qui vont nous empoisonner, en plus de tous les malheurs que l’on vit déjà».

L’agronome va même jusqu’à évoquer la catastrophe pour comparer l’ampleur des dommages. «Monsanto, c’est le nouveau tremblement de terre. Nous avons eu 300 000 morts en janvier. Mais si Monsanto réussit à détruire les semences locales et la biodiversité et à nous empoisonner à petites doses, ce sera encore pire.»  Il dénonce ce projet criminel et entend bien faire entendre sa voix en organisant une immense marche dans les rues de Hinse en Haïti vendredi.

«Nous allons faire une grande marche avec quelque 10 000 paysans, nous allons distribuer des semences locales pour informer les paysans des dangers des semences hybrides que Monsanto est déjà en train de distribuer un peu partout dans les boutiques agricoles. Monsanto trompe les paysans haïtiens. On leur dit que les semences ont un meilleur rendement, mais ce qu’on ne leur dit pas, c’est que ces semences doivent être accompagnées d’engrais chimiques et de pesticides - produits vendus par Monsanto.»

Solidarité québécoise et canadienne
Leur appel de solidarité a été entendu par plusieurs groupes québécois et canadiens qui supportent l’initiative des agriculteurs haïtiens. Ils se regrouperont vendredi matin devant le bureau du consulat d’Haïti, boulevard René-Lévesque à Montréal.

«Ce soi-disant "don" est une atteinte aux agriculteurs haïtiens et à la survie de leurs variétés locales», précise Benoît Girouard de l’Union paysanne dans un communiqué écrit conjointement avec les autres supporteurs du mouvement paysan haïtien.

«La souveraineté alimentaire ne peut pas s’acquérir par des semences hybrides ou génétiquement modifiées», précise à son tour Sébastien Rioux de l’organisation HAÏTI, une semence un pays. Nous dénonçons grandement l’envoi de semences provenant de la compagnie Monsanto, qui mettra en péril la pérennité de l’agriculture haïtienne.»

«Monsanto veut envoyer ses semences en Haïti pour assurer son propre avenir, non pas l’avenir des agriculteurs haïtiens », dit Lucy Sharratt, coordinatrice du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB), qui dénonce notamment la «dépendance accrue» future des paysans envers la multinationale, ses semences et ses produits chimiques.

La réponse de Monsanto
Pour sa part, Monsanto affirme sur son site Web que «le ministre de l’Agriculture haïtien a approuvé notre don et nous a assuré que les graines sélectionnées étaient appropriées pour les conditions de culture et les pratiques agricoles en Haïti».

Quelque 60 tonnes de graines de maïs, de choux, de carottes, d’oignons, de tomates et d’épinards ont déjà été envoyées par Monsanto au début du mois de mai. Le reste devrait suivre dans les semaines qui suivent. L’envoi et la distribution sont orchestrés en Haïti par le projet WINNER de l’Agence américaine d’aide internationale (USAID), qui donne les semences aux marchés d’association d’agriculteurs qui, eux, pourront vendre ces graines à moindre coût aux agriculteurs locaux.

Le projet WINNER et Monsanto estiment qu’ils pourront rejoindre quelque 10 000 agriculteurs haïtiens cette saison.

vendredi 23 octobre 2009

...la rencontre des chasseurs d'épices!

Ethné et Philippe de Vienne. 
Pour les avoir écoutes à quelques reprises à la télé, je soupçonnais chez ces deux-là, une réelle connaissance des épices et des cuisines traditionnelles du monde.  J'ai donc bondi sur l'occasion d'assister à leur conférence de Granby.  Au programme, trucs et astuces sur l'utilisation des épices dans votre cuisine de tous les jours.  Ils y ont ajouté des anecdotes, commentaires, conseils, suggestions. En fin de soirée, il me semblait avoir fait un beau voyage au Royaume des épices et sur les planètes, Arôme et Saveurs.  J'ai humé des poivres et des mélanges d'épices absolument incomparables.  Leur passion est communicative.  Je compte bien, au fil du budget et de mes voyages à Montréal, me procurer toutes les épices que je rêve d'utiliser et en découvrir de nouvelles.  En attendant, j'ai de la lecture à faire.  D'abord leur livre de base: La cuisine et le goût des épices, puis leur carnet de voyage, Chasseurs d'épices!   Merci à vous deux d'exister.

http://www.epicesdecru.com/fr/

...ils me manquent déjà!


Qui me manquent?  Les légumes bio des Jardins de Tessa, les trois fées qui nous les offraient chaque samedi et Fred le jardinier en chef.   Même les légumes bio que je reçois de notre achat de groupe chaque mardi n'arrivent pas à la hauteur de ceux des Jardins de Tessa et de loin!  Une raison de plus d'avoir hâte à l'été! 

Pour cette dernière journée de marché, les trois fées s'étaient costumées: carotte, betterave et persil!   Amusante initiative.  Leur gentillesse et leurs sourires communicatifs faisaient partie de mes samedis matin.