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mardi 25 janvier 2011

...B R A V O !

...à Denis Villeneuve et Wajdi Mouawad.
Le film "Incendies" est sélectionné pour les Oscar, catégorie "Meilleur film étranger"!
Je n'ai jamais été aussi contente, même pour Les invasions barbares que j'avais pourtant beaucoup aimé.
Ce qui démarque Incendies, en plus d'avoir toutes les qualités cinématographiques qu'il faut pour atteindre le sommet, c'est le propos!

Quelques mois après le visionnement, je revois des images, je ré-entends des paroles.  Je n'arrête pas de réfléchir avec ma tête et mon coeur!  J'ai l'impression, non, la certitude de mieux comprendre, de barrières qui tombent, une incroyable impression d'ouverture!

Un Oscar ne ferait que souligner la grandeur de ce film et son ouverture à l'Autre et à tout ce que recèle le coeur humain.

jeudi 30 septembre 2010

...Denis Villeneuve et son "Incendies"!

Samedi dernier, sortie cinéma.  Il fallait que je vois "Incendies", j'en sentais l'urgence.  Je me sentais aussi un peu inquiète, presque angoissée:  on m'avait dit que le film parlait de violence, de guerre, et j'ai horreur de la violence!  J'y suis allée tout de même, intuitionnant y trouver quelque chose de grand, de puissant.  Au cinéma, j'aime être brassée, questionnée, bousculée...en autant que le film soit intelligent!

Eh bien, pour ce qui est d'être brassée, je l'ai été... comme tous les spectateurs dans la salle. Nous sommes sortis dans un long silence.  Je portais à la fois une tempête cyclonesque et un immense sentiment d'amour!  J'étais aussi sidérée, tétanisée par ce que je venais de visionner.  Il m'a fallu quelques jours pour commencer à y voir clair!  Et il m'en faudra encore plusieurs, pour le digérer un tant soit peu!

Merci Denis Villeneuve pour cette prodigieuse odyssée moderne toute en retenue.  Pas besoin d'esbrouffe quand le sujet est plus grand que nature!  Le film "Incendies" porte oui, sur la guerre et ses horreurs, mais aussi sur l'amour inconditionnel, celui qui nous propulse en avant, hors de nos étroites limites humaines.  Donc pas de place là-dedans pour l'amour faiblard qui ne dure que le temps d'une prise de vue et qu'on oublie vite.   "Incendies" est un film dur, on y plonge au coeur même de tous les drames humains, drames de guerres, drames de religions, drames de préceptes culturels.  Je comprends trop bien qu'une chaîne de violences puisse s'installer lorsque l'on vit au Moyen-Orient ou dans tout pays en guerre.  "Briser la chaîne de violence", voilà donc le véritable propos de ce film. 

Cette histoire me hante et j'espère qu'elle continuera de bouger en moi, qu'elle continuera de me sortir de mon cocon de québécoise n'ayant pas connu la folie guerrière ou si peu! Qu'elle continuera de m'ouvrir aux autres.  Qu'elle continuera de m'orienter vers la paix en moi et autour.  Dans notre riche Amérique du Nord (eh oui, "riche" malgré la crise économique!), il est si facile d'oublier la Palestine, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan, les pays africains ou de l'extrême-orient, d'oublier les millions de déplacés et de morts qui ne demandaient qu'à poursuivre eux aussi une vie calme et paisible!  Agir ici, en moi et parmi les miens, mais demeurer ouverte dans le coeur et l'esprit à tous les autres.

Merci à Denis Villeneuve et toute son équipe et merci à Wajdi Mouawad dont la pièce "Incendies" a été l'inspiration de ce film.

lundi 8 mars 2010

...au sortir du terrier !

Ces jours-ci, mettre le museau dehors, c'est recevoir de plein front une grande bolée de ciel bleu, de soleil éblouissant et de température clémente!  Le printemps est là ... ou presque!  Malgré tout, en forêt il y a des relents d'air froid qui perdurent.
J'adore le printemps et ses promesses, ...malgré les routes boueuses qui se fabriquent des nids de poule à vitesse grand V.  La boue et la saleté, un simple mauvais moment de quelques semaines à passer avant d'accéder à la félicité estivale!
Comme dans la vie quoi!  C'est souvent de la boue de nos douleurs, de nos angoisses, etc. que naissent les plus belles découvertes.  On ne la souhaite pas la noirceur mais quand elle est là, la moindre étincelle prend des allures de torches éblouissantes!

Ce samedi vu le film "Être et avoir" de Nicolas Philibert.
Ce document témoigne de la vie dans la classe unique de l'école communale de Saint-Etienne sur Usson, en Auvergne. Nicolas Philibert a filmé avec finesse et simplicité la vie d'une douzaine d'élèves de la maternelle à la fin du primaire et de leur enseignant, M. Lopez.  Un document pédagogique exemplaire que j'aurais aimé visionner jeune enseignante!  Ce maître maintenant retraité, Georges Lopez, m'est apparu comme un virtuose de la pédagogie.  Attentif, humain, discipliné, il dispense à ses élèves des leçons de vie en même temps que les matières au programme.  Le milieu ne semble pas particulièrement facile et pourtant il m'a semblé qu'aucun de ces jeunes n'oublierait son passage dans la classe de M. Lopez !  Je n'ai qu'une envie, revoir ce film et le faire voir à d'autres.

dimanche 27 septembre 2009

...Pierre Falardeau, tu me manques déjà!



Pierre Falardeau n'est plus et je suis triste. Il était la conscience incarnée du Québec et pour moi le demeurera!

"J'ai horreur des grandes gueules! Aujourd'hui, j'passe pour une grande gueule, alors que je suis profondément timide. Mais faut que quelqu'un le dise..." Et, il traînait une réputation de "grande gueule"...! À moi, il a toujours semblé rafraîchissant! La langue de bois, très peu pour lui! Il parlait cru, il parlait franc, ça faisait changement du discours ambiant. Il était de ces êtres qui bousculent, qui font réfléchir, qui dénoncent les injustices!

Il aura payé cher son engagement. Sa production cinématographique est impressionnante compte tenu de tous les bâtons dans les roues que les puissants et leurs valets sortaient à chacun de ses projets de film. Falardeau, un cinéaste aussi déterminé qu'engagé. Intelligent, sensible aussi. J'ai été bouleversé par "15 février 1839" long métrage qui relate les dernières heures de DeLorimier, patriote condamné à être pendu par le régime britannique d'alors!
Falardeau, cinéaste iconoclaste dans sa série "Elvis Gratton" qui a fait rire et rire jaune très souvent. Série de films rentables qui lui a permis paraît-il de continuer à faire le cinéma de son choix.

Il est de ceux que je n'oublierai pas. À revoir et à relire: son oeuvre au grand complet!

En passant, hors l'ancien premier ministre Bernard Landry, je trouve nos représentants politiques bien silencieux, et lorsqu'ils commettent quelques phrases comme Jean Charest, oh que cela sonne creux! On se demande pourquoi!!!!!

http://www.pierrefalardeau.com/

jeudi 18 décembre 2008

...de "Nowellllll" à Noël!

Ah! Ce temps de l'année où l'on retrouve le meilleur et le pire, je suis en plein dedans! Tiraillée de toutes parts comme à l'habitude! Si je pouvais seulement foutre à la porte les attentes et les obligations et n'être que moi-même, comme je l'étais enfant à m'émerveiller de la neige et de l'histoire de Noël!

Aujourd'hui, chacun y va de son air de Nowelllll! À commencer par les gourous des médias et leurs discours entrecoupés de pauses commerciales nous déclinant Nowellll sur tous les tons, du plus misérabiliste au plus insouciant. Dans la même émission, on nous présente le docteur Julien et son oeuvre magnifique auprès des enfants défavorisés, suivi d'une chronique sur le magasinage qui pourrait s'intituler "Comment acheter des cochonneries pas chères, made in China, à moins de $20. et appeler ça cadeau de nowelll!" Ensuite un économiste nous entretient de la récession actuelle susceptible de se transformer en dépression en 2009. Enfin on termine avec un chef cuisinier très jet set qui nous offre à prix fort de la poutine de foie gras et autres incongruités alimentaires hors portée de bourse de la grande majorité des auditeurs. Un joyeux nowelllllll avec ça?

Et je me retrouve avec l'envie de tout planter là, de m'enfoncer encore plus profondément dans les bois ou dans le désert, de partir à la recherche d'une étoile comme les bergers et les Rois, de trouver un petit enfant qui n'aura pas dressé une liste de cadeaux à recevoir, qui s'émerveillera de la splendeur d'un simple flocon de neige, et n'ayant que faire de toute la myrrhe, l'or et l'encens du monde.

En vrai, j'embrasserai les joues rebondies de mes petits-enfants, même s'ils ont fait des listes de cadeaux. J'ai hâte de les regarder dans les yeux, de les entendre rire et de les voir jouer dans la neige! Cette année, pas de jouets ou de livres achetés à la va-vite, seulement un ajout à leur compte d'études et quelques bonbons fabriqués par les grands-parents!

Et mon cadeau de moi à moi, c'est un congé d'émissions stupides, radio ou télé!

P.S. Ah oui, pour ceux que ça intéresse: Babine, un film formidable, bon pour le coeur et l'esprit, et drôle, beau, magnifiquement réussi.