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samedi 19 novembre 2011

...un ras-le-bol sérieux!

Peindre me fait du bien, profondément!
Peindre m'amène dans des lieux neufs, des eaux nourrissantes.
Au quotidien, je reviens de l'atelier énergisée, réconciliée, renforcie!

Merci pour les forces vives car il en faut et il en faudra pour un bon moment!

L'Espagne va probablement élire aujourd'hui un gouvernement de droite!  Les espagnols cherchent paraît-il celui qui remettra l'économie sur les rails.  Sans se questionner sur les causes profondes de ce marasme, sans surtout questionner la sacro-sainte mondialisation qui ferme les usines, rafle les matières premières et nous renvoie des babioles "made in...." à acheter "pas cher, pas cher et toujours moins cher"!   Le mot "esclave" a gagné - en catimini mais dans le concret - un nouveau synonyme, le mot "consommateur"!  Olé!

La mondialisation détruit ici et détruit là-bas!  Ceux qui en profitent remplissent leurs tristes poches et rejoignent les rangs grossissants des millionnaires et milliardaires!  Ceux qui en profitent, ce ne sont ni ceux qui travaillent pour un salaire minable, dans des conditions minables, ni ceux qui achètent ces babioles inutiles, ces vêtements mal faits, ces appareils ménagers qui ne durent pas, etc.... 

Saviez-vous qu'ici, au Québec, nous, contribuables, subventionnons certaines maisons d'édition de manuels scolaires qui ont vite fait de transférer leurs contrats en Inde?  Que pendant ce temps, nos gens d'ici, sont privés de travail?

Chaque semaine apporte son lot de pertes d'emploi ET son lot de magouilles, de collusion.  L'exemple vient de haut....  Tout est bon pour nous distraire de la triste réalité: un nouveau parti, une nouvelle querelle, des étudiants qui manifestent, d'autres qui s'indignent, des miroirs aux alouettes - style Plan Nord et gaz de schiste -  présentés à grands renforts de publicités. On nous arnaque avec panache et certains en redemandent.

...Mais qu'importe, Noël s'en vient avec ses sapins artificiels, ses lumières pas chères, ses décorations extérieures toujours plus grosses et bien gonflées, ses cossins ridiculement insensés qui coûtent si peu, ses listes de cadeaux à crédit, etc.

Ben moi, l'artiste, je débarque.  Advienne que pourra!
C'est avec seulement mes talents de peintre, de cuisinière, d'amoureuse, de maman, de grand-maman et d'amie que je célébrerai ce temps de l'année où on parle encore un peu d'amour et de fraternité!

Ma manière à moi de m'indigner et d'agir!

jeudi 21 avril 2011

...L'expérience de la couleur!

Ce n'est décidément pas ce que nous aura fait vivre avril 2011!  Ce matin, 21 avril, nous nous sommes éveillés dans le blanc.  Il neigeait dru à certains moments!  Encore un peu de patience et les jonquilles s'épanouiront tout de même... peut-être un jour!

Hier, départ en autocar vers Québec, d'abord dans un mélange "pluieneigegrésil", un mélange "blancgrisblanc".  Puis, la neige a gagné sur les deux autres, l'autoroute 20 s'est peu à peu enneigée, visibilité... (quelle visibilité?).  Quelques arrêts plus tard, nous arrivions enfin au MNBA de Québec.  Enfin "L'expérience de la couleur"!  Enfin l'art de Marc-Aurèle Fortin! 
Est-ce la déprivation de couleurs des derniers mois, nous nous sommes engouffrés dans la deuxième salle, celle des grands arbres, des paysages d'été et d'automne.  Et ce fut....l'émerveillement total et absolu! L'été dans l'immédiat!
 Bien sûr, je croyais connaître Marc-Aurèle Fortin, les paysages, les maisons canadiennes, Charlevoix, les arbres de Sainte-Rose.  Mais dès l'entrée dans la salle, j'étais sur le c....!  D'abord la dimension des oeuvres exposées, suffisamment grandes, pour qu'on se sente y pénétrer, y glisser comme par une porte, pour vivre la couleur, la chaleur, les bruits et les odeurs de l'été!  Le bruit du vent d'été dans les arbres...  Un vertige et un mot en bouche: WOW! 

Après un moment, j'ai enfilé mes lunettes de lecture et regardé de très près, pour voir comme Fortin le voyait, son travail de peintre.  Les coups de pinceaux chargés de couleurs vivantes, la manière résolument moderne et libre du paysagiste qu'il était, comment il les juxtaposait ces couleurs...
Toile après toile, huile, aquarelle, fusain, pastel, gravure, paysages de la campagne québécoise, paysages urbains....l'immensité de l'oeuvre de Marc-Aurèle Fortin s'est imposée.  S'est imposé aussi son engagement total à la peinture envers et contre tous dès son jeune âge.  Entre 8 et 10,000 oeuvres dans la première moitié du 20e siècle seulement, dans un Québec peu développé, peu informé, faut le faire! 

Pour la lumineuse réalité de ses oeuvres, pour son exemple d'artiste libre, je lui dis, merci!  Je souhaite aussi avoir l'occasion de revoir "Marc-Aurèle Fortin: L'expérience de la couleur", exposition présentée jusqu'au 8 mai prochain, au Musée national des beaux-arts du Québec.

À noter:  aucune reproduction ne saurait rendre justice aux oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, qu'on se le dise!

lundi 18 avril 2011

...Marc-Aurèle Fortin



Ce mercredi, voyage à Québec.  Voyage-éclair pour voir l'exposition "L'expérience de la couleur" au MNBA.  Décision sur un coup de tête pour un peintre coup de coeur. J'aurai certainement des choses à vous dire au retour. En entendant, voici de quoi vous réjouir l'oeil.

mercredi 8 décembre 2010

... un cadeau très spécial !

Hier soir, rien n'aurait pu m'empêcher d'aller chercher un cadeau de la vie, surtout pas les rues encombrées de neige.  J'avais rendez-vous chez José Pascalet, peintre et professeur, de qui j'ai suivi les meilleurs cours de peinture qui se puissent, il y a de cela trop longtemps.  José est mort en mars dernier, il avait 82 ans.  Mort dans son sommeil.  Le genre d'homme qu'on imagine très mal mourir à petit feu dans un lit d'hôpital.

En tant qu'élève et amie, on m'a donné le privilège de choisir une toile.  J'ai eu peine à m'y faire sur le moment, tellement j'étais émue.  Une toile de celui dont j'admirais en plus de la technique, l'exigeante passion pour la peinture, le feu spirituel et une sorte de pureté, de droiture. J'ai choisi "Hommage à Hélios" une immense toile qui veillera sur nos nuits.


La photo, bien que très belle, rend mal la luminosité, la chaleur de l'oeuvre.  Cette toile s'est glissée dans notre lieu de vie sans heurt, comme le soleil se lève tous les matins. JL s'est empressé de déchiffrer les messages gravés, hommages à Hélios dieu-soleil !

De même, j'ai pu choisir un plus petit format.  J'ai aperçu "Les prés verts", et j'ai pensé à notre maison entourée d'arbres, à ces verts omniprésents en forêt, même l'hiver (merci les pruches, épinettes, sapins!), je me suis laissé gagner par l'immense douceur de cette petite toile.

À travers ses oeuvres de José, je sentirai encore davantage sa présence. Je sais qu'il m'incitera à me remettre au travail...il savait être sévère aussi!

S'il est arrivé que je laisse le regard des autres ou ma propre peur faire un peu trop la loi dans mon atelier, je sens qu'en 2011, ce sera différent!

Merci José Pascalet (1928-2010)
À un de ces jours, pas tout de suite, j'ai encore bien trop de pain sur la planche!

mardi 23 novembre 2010

... le blues avec David Rotundo et son band!



Fabuleuse sortie samedi le 20 novembre. Cette dernière soirée du festival "Sutton en Blues", présentait le David Rotundo Blues Band.

Ne connaissant pas ce band, j'avais espéré une agréable soirée sans plus! Surprise de taille, on peut dire que le monsieur et ses musiciens m'ont jetée par terre.
Impossible d'être plus habités qu'eux par les rythmes du blues! Deux heures de spectacle énergique devant une salle enthousiaste et explosive!
Harmoniciste accompli, Rotundo envoûte par la subtilité de son jeu et à d'autres moments par son énergie et sa puissance! En plus de jouer de plusieurs harmonicas, il chante, danse, dirige ses musiciens et anime l'auditoire, n'hésitant pas à descendre dans la salle lors d'un solo particulièrement "blues"!

Je ne suis pas une spécialiste du blues, loin de là! J'en aime l'univers, les rythmes! Quand les musiciens eux-mêmes se laissent emporter et jouissent de leur musique en fusion avec la foule, ils laissent bien loin derrière eux l'industrie du show business!

À Val d'Or, les 2, 3 et 4 décembre au Bar L'Entracte, rue Perreault à 22h.

http://www.davidrotundo.com/

samedi 27 juin 2009

Michael Jackson - Stranger In Moscow

Comme cette chanson là lui ressemble!

Michael Jackson s'est donné à la musique, à la danse, au spectacle...jusqu'à en mourir !

On lui a appris à performer et il a dépassé ses maîtres de loin. Il semble bien qu'on ne lui ait pas appris à s'aimer, à aimer et à jouir de la vie, à devenir un homme épanoui !

Merci pour la musique, la danse, Michael. Pour le reste, le cauchemar est fini, sois en paix !

samedi 16 mai 2009

...Jonathan Roy !


Et puis quoi encore? Si tout ceux qui ont pété les plombs à 20 ans étaient bannis, nos rangs humains s'éclairciraient!

Pas drôle du tout la célèbre volée de coups de poings pour celui qui les a reçus et sa famille! En quelque part, l'explosion était presque programmée à l'avance par le sport professionnel lui même (cash flow oblige) et les partisans grandes gueules qui adorent déblatérer dans un sens ou dans l'autre. Si Jonathan était mon fils, je lui aurais passé un sérieux savon sur la nécessité de se contrôler et il se serait excusé (comme il l'a fait), puis je l'aurais encouragé et aidé de toutes mes forces à réaliser son rêve.

Il a de bonnes chansons, la voix qu'il faut, le sens du rythme, le look! D'autres réussissent avec moins que cela! Alors pourquoi pas? Rêvons un peu : si tout se passe bien pour lui, qu'il est vraiment ce qu'il dit être, qu'il continue d'évoluer ainsi, qu'il travaille fort et persévère, quel exemple pour nos jeunes têtes fortes qui regrettent une ou des gaffes!

À la première occasion, j'achèterai son cd. Parce que j'aime la voix, les paroles, la musique. Parce que je crois que, même médiatisé à outrance, il a lui aussi droit de recommencer autrement.

lundi 16 mars 2009

...de la sève à la musique

Je bois de la sève d'érable depuis hier soir. Mioum! Cure de désintoxication de fin d'hiver avec les salades de pissenlit et les crosses de fougère des mois à venir! La température idéale (chaud le jour et froid la nuit) fera des heureux chez les acériculteurs et dans les cabanes à sucre!

Ce matin, j'ai classifié toutes mes partitions de piano et me suis construit un programme de travail pour la semaine. Pour une fille qui s'instruit toute seule, j'ai vraiment fait des progrès. Et ca aidera à me discipliner davantage. Hier soir, à la télé un "Portrait" du grand Luciano Pavarotti. Un film fascinant, une rencontre et une voix inoubliable. La Beauté aussi est parmi nous!

J'ai terminé un livre attachant: Baptiste de Pierre Moustiers. L'histoire d'un vieux monsieur de 90 ans et d'une petite fille de 8 ans traumatisée par la vie. Un court extrait qui montre le ton du livre et la très belle écriture de l'auteur : "Pour lui, la souffrance, la mort et la mémoire appartenaient à la vie, au plaisir volontaire de subsister, de regarder devant soi, d'entretenir un projet: "Peu m'importe de connaître le nombre des années qui me seront données ou qui m'attendent. Même s'il n'en reste qu'une ou la moitié d'une, je serai satisfait. Je suis convaincu qu'il n'y a pas de hasard, ni d'abîme entre le passé et le présent, entre aujourd'hui et demain, car tout me parait lié! "

dimanche 7 décembre 2008

...Fred Pellerin


Décision unanime. Pour se récompenser d'avoir voter et pour éviter la soirée des élections, lundi prochain nous irons voir "Babine", le film de Picard, inspiré du conte de Fred Pellerin. J'ai hâte!

Fred Pellerin, plus que bien d'autres, devrait recevoir le prix culturel du Québec, tout au moins, pour avoir mis sur la carte, son village St-Élie-de-Caxton et toute une région. Pour avoir créé des livres, des spectacles, des enregistrements, un film, donc des centaines d'emplois avec leurs retombées économiques. Sans parler de son rayonnement dans les pays francophones, de son apport au français langue vivante qui parle au coeur et du pur bonheur que ses spectacles procurent. Un grand monsieur de chez nous que ce p'tit gars de St-Élie-de-Caxton!

Et tout ça en demeurant lui-même, sans la grosse tête et l'ego qui ne passe pas dans les portes.




lundi 1 décembre 2008

...les rides !


Avertissement de l'actrice italienne Anna Magnani à son réalisatiteur lors du tournage de "Rose Tattoo": "Vous n'enlevez aucune de mes rides, chacune d'entre elles m'a coûté suffisamment cher !"

dimanche 30 novembre 2008

...un beau cadeau!


Un merveilleux texte d'un gars inspirant et inspiré comme ça se peut pas, un gars que j'aime sans le connaître. Son texte a mis en mots, mieux que je ne l'aurais fait, ce qui m'habite et me fait sourire malgré tout, à cause de tout! Je vous présente le slammeur, Grand Corps Malade.


Je dors sur mes 2 oreilles
J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles
Évidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir
J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir
J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle
J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule
J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux
C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil
J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles
Je n'suis pas le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère
J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres
J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri
Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c’est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

mardi 7 octobre 2008

...une lettre de Richard Desjardins!

Je cède ma place aujourd'hui à un grand monsieur que j'aime beaucoup. Dans une lettre ouverte au Journal de Montréal du 27 septembre dernier, Desjardins écrivait ceci:

À moins de cataclysme, les conservateurs vont sortir majoritaires aux élections.

C'est l'arrivée sur la plage d'une lame de fond qui se prépare depuis longtemps.
De longues années, les libéraux ont pu gouverner sans l'Ouest, jusqu'à en devenir arrogants pour tous. Le scandale des commandites en est l'illustration précise. On dirait que la population juge qu'ils n'ont pas été assez punis. Et ce n'est pas l'arrivée d'un scout vertueux à leur tête qui va changer quelque chose. Sa loi sur la clarté, il va la payer. Aujourd'hui, il n'y a pas encore une seule pancarte libérale à Rouyn-Noranda. On aime ça, nous, des «chefs», des «quelqu'un-qui-sait-où-c'qui-s'enva». Alors là, on va être servis. Harper va évidemment faire le plein des voix chez lui, dans l'Ouest, et ramasser les votes de droite de l'Est du pays qui se terrent dans tous les partis. Ceux qui sont tannés d'entendre parler «social, environnemental, culturel» et qui se sentaient un peu coincés dans cette gang de sciences humaines pas d'maths, eh bien, ils vont se défouler.

(En fait, tout a commencé avec la publication du fameux code de vie d'Hérouxville qui interdit la lapidation des femmes adultères mais ne semble pas proscrire l'inceste. Ni les coupes à blanc, ni les mégaporcheries.) Aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est de l'économique vaporisée d'eau bénite!
Vous les avez vus émerger dans la campagne électorale, ce monseigneur, ce cardinal, aux prises avec d'innombrables dossiers de pédophilie dans le placard et qui prétendent vouloir régenter les règles sexuelles du bon peuple? Encore la semaine passée, sur le portail Internet de l'Archevêché de Montréal, il était écrit à la rubrique de la pensée du jour: «Le silence est le plus beau bijou de la femme, mais elle ne le porte pas souvent.»
Le phénomène est d'ailleurs répandu dans à peu près tout l'Occident. Les Italiens ont élu Berlusconi, une crapule financière notoire, propriétaire de chaînes de télé majeures. Le nouveau président français Sarkozy est devenu le caniche du pape et festoie ouvertement avec les richissimes de son pays. Il appelle son mouvement la «droite décomplexée». Et la droite décomplexée, ça sort la strap. Ça met en prison pour la vie des kids de quatorze ans qui ont perdu la tête à un moment donné. Ça laisse un ressortissant juvénile canadien se faire juger en cour martiale américaine à Guantanamo. On a senti la virulence de cette droite dans l'affaire des «Artisses». Alors qu'il sait très bien que 80% des artistes ne gagnent pas 20 000 $ par année, Harper continue de justifier sa coupure de 45 millions en affirmant qu'il n'a pas à payer des robes de gala. Or, ce sont des écoles de formation - multiplicatrices de jobs - qui passent à la trappe. Mais varger sur ce petit groupe bruyant et qui ne votera jamais pour lui, c'est winner, ça permet d'aller chercher ces précieux votes qui lui manquent pour obtenir la majorité et aussi, ça fait oublier qu'au même moment où sa ministre faisait la job de bras dans les subventions, il achetait des hélicoptères militaires (292 M$) pour continuer sa guerre dont la majorité de la population ne veut pas. Au fait, on n'en parle plus beaucoup de la guerre en Afghanistan.

J'aurais une question comme ça en passant: Si la mission est d'aller rétablir la démocratie là-bas, pourquoi on n'attaque pas le Soudan, le Zimbabwe, l'Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine et la Russie? Soyons sérieux. Parlons d'économie maintenant puisqu'on arrive en fin de campagne. Parce qu'au fond, comme j'ai entendu dire cette semaine, ce n'est pas l'environnement qu'on veut réellement sauver, mais les jobs.Comme si ces réalités n'étaient pas reliées. Pour simple exemple, l'extraction massive du pétrole bitumineux d'Alberta acidifie tout le territoire canadien à l'est. De cela, pas un mot. Des jobs, des jobs, tousuite pis là. J'ai fait une tournée cet été au Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord: alumineries, papetières, grosses scieries, mines de fer, puis chez moi, fonderie de cuivre. La presque totalité de ces entreprises est désormais sous contrôle étranger. À Fermont, ce sont des Indiens qui engrangent un million par jour de profit. Pas des Indiens de Betsiamites, des Indiens des Indes. À Rouyn-Noranda, ce sont des intérêts suisses allemands qui ronnent la bizness. Tout ce qui reste de ressources naturelles est américain. Sauf l'Hydro. Fiou! Thank you René. Et quand profit il y a, la porte de l'évasion fiscale reste grande ouverte: des montants astronomiques, dont une seule miette récupérée suffirait à maintenir de très bons budgets culturels! Cette grande dépossession généralisée devrait pourtant constituer le coeur du débat électoral canadien. On dirait que tous les chefs de parti ont l'air sonnés devant le phénomène. Et moi aussi. Plus Bush que Bush, Harper, majoritaire, va légiférer sans cesse en fonction de ses intérêts immédiats: ceux de la Chambre de commerce du pétrole de Calgary. Bloquons lui la route et construisons la nôtre. Malgré le PQ, complètement perdu dans son suicide. Il se présente à Val-d'Or, ce Harper, lundi soir à 17 heures, au Forestel. J'invite toute la population de la région à lui barrer le chemin. Pour la première fois.

J'espère que sa vision ne se réalisera pas! Mais, selon moi, il a tellement raison!

mardi 23 septembre 2008

...Québec - Notre Dame du Portage

22 septembre 2008, un beau lundi.
Ah quel bonheur les vacances!
Avons quitté l’hôtel Sépia vers 9h30 pour le musée et l’événement de l’été, Le Louvre à Québec. Nous avons été ravis par la beauté du musée lui-même et de l’exposition. Quelle excellente idée de recevoir à Québec, ces joyaux que plusieurs québécois n’ont jamais eu la chance de voir. Le Louvre est une telle grotte aux trésors, une telle mine d’informations! Deux heures durant, nous avons déambulé dans les salles et contemplé des trésors d’ingéniosité et de beauté.
Le génie humain existe et n’a ni âge, ni siècle! Il est bon réaliser que d’autres sont passés avant nous, et pas des moindres! Des artisans et des artistes, certains demeurés dans un anonymat complet, qui ont laissé la beauté en héritage. Puissions-nous seulement, nous la génération du virtuel, laisser quelques traces tangibles à ceux qui suivront!
Pas question de quitter le musée sans voir « L’hommage à Rosa Luxembourg » de Riopelle. Beauté, énergie, création, passion, émotion, démesure. Voilà! J’aurais volontiers passé beaucoup plus de temps devant cette seule œuvre. Titanesque réalisation à l’image du géant qu’était Jean-Paul Riopelle. Aujourd’hui, le temps nous manquait, je me suis donc procurée la publication du musée sur leur collection Riopelle, avec promesse à moi-même de revenir dès cet automne.

Incontestablement, la ville de Québec s’est faite belle au-delà de toute expression pour son 450e anniversaire. Garmin (le GPS) nous a ramenés à la rive sud du St-Laurent via le traversier Québec-Lévis. Pour la première fois, nous avons, du fleuve, vu le château Frontenac, la basse-ville, l’Anse-aux-Foulons, et l’ile d’Orléans. De Lévis, nous avons pris la route du bas du fleuve et de la Gaspésie.

Après quelques visites ratées, - plusieurs musées et boutiques sont fermés à ce temps-ci de l’année, - nous nous sommes retrouvés au Musée maritime du Québec de l’Islet. Nous y avons visité les bateaux à l’extérieur et la chalouperie. Dehors, les dernières roses de la saison embaumaient et le soleil s’éclatait dans un ciel tout bleu. Wow!
Bousculés par le temps, ça arrive même en vacances, nous avons décidé de presser le pas. Arrêt suivant : le Quai des Bulles à Kamouraska, une savonnerie artisanale où l’on retrouve des savons à toutes les herbes possibles, des glaises, de l’argile et j’en passe. Je tenais à la visite aux Pêcheries Ouellette où nous avons fait provision de poissons fumés maison. Le jeune propriétaire nous a plu et nous le reverrons au retour pour faire provision d’anguille, de saumon et d’esturgeon fumés sans oublier ses célèbres merrines.

Hébergement, souper et petit déjeuner à l’Auberge sur mer de Notre-Dame-du-Portage. Notre motel donne sur le fleuve. Dans un ciel sans nuage, nous avons vu le soleil se coucher derrière les montagnes de la rive nord. L’eau est calme, les oies sauvages sont absentes. Il fait trop beau, le sud, ce sera pour plus tard.
Notre-Dame-du-Portage, fondé à la fin du 19e siècle, devint dès ses débuts un centre de villégiature. L’hôtel où nous résidons a été construit en 1875, seize ans après la fondation du village. Il conserve toujours un décor intérieur un peu suranné et non moins charmant. À la nuit tombée, le silence est tel qu’on se croirait au bout du monde, ce qui augure d’une bonne nuit de repos.
Demain, on roule jusqu’à Matane avec des escales à Rivière-du-Loup, Sainte Flavie et Grand Métis.

lundi 15 septembre 2008

...de Gilles Vigneault

"L'avenir c'est ma mémoire sur laquelle il a neigé!"

Le grand Gilles à 80 ans lance un autre cd cet automne. J'en ai écouté un extrait cet après-midi, une chanson sur Natashquan. Magnifique!

samedi 23 août 2008

...Céline et Ginette!

C'est sur une apothéose que s'est terminé hier soir le show de Céline à Québec.

Déjà que le duo Céline/Jean-Pierre m'avait ravie (que de plaisir entre ces deux-là!). "Toujours plus haut, toujours plus loin....", impossible pour ceux qui avaient été de la fête sur la montagne un 24 juin de ne pas se souvenir! Et Québec aura été un autre immense moment, unique, dont on reparlera longtemps. Un moment qui s'est clôturé d'une manière inoubliable avec l'arrivée sur scène de Ginette Reno. Une Ginette vieillie, plus fragile, mais combien impressionnante! Fragilisée dans son corps peut-être, mais son âme et la voix qui la porte ne cessent d''impressionner. Voilà une immense artiste doublée d'un être humain en évolution constante! Sa seule présence lui a valu une ovation spontanée et extraordinaire de la foule avant même qu'elle n'ouvre la bouche. Dès les premières notes de "Toujours plus haut....", beaucoup de spectateurs n'ont pu retenir leurs larmes, et même la grande Céline a terminé leur duo en pleurs dans les bras de Ginette. Et mon chum, un vrai gars, s'est râclé la gorge après coup, en disant: "C'était vraiment touchant ça!"

Quelques autres moments à retenir: la complicité entre Céline et Dan Bigras, Éric Lapointe s'agenouillant devant Céline durant la chanson "Mon ange", Céline et Nanette, toutes deux déchaînées dans "Lady Marmelade", la famille Dion - des chanteurs doués, entraînants et simples, Céline et Jean-Pierre, tendres, touchants, heureux d'être ensembles...

Seul Claude Dubois m'a semblé déstabilisé, comme étranger à la fête! Visiblement, quelque chose n'allait pas!

Selon certains critiques, des fans ont regretté que Céline laisse autant de place à ses invités. Je crois qu'elle a bien fait. Il ne s'agissait pas de SA célébration, mais d'un gigantesque party pour fêter le 400e de Québec... Encore une fois, le duo Céline/René et leur super équipe auront gagné leur pari! Bravo!