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jeudi 13 octobre 2011

... l'au revoir de David Servan-Schreiber !

Au revoir d'un homme bouleversant de vérité et d'humanité.  David Servan-Schreiber nous a quittés cet été, le 24 juillet 2011 des suites de la récidive d'un cancer au cerveau.  Un homme tellement vivant, présent aux autres, que l'annonce de sa mort fut une gifle.  C'est que l'on vit avec la certitude inconsciente que les battants ne peuvent pas mourir, qu'il est impossible que les David Servan-Schreiber et les Steve Jobs de ce monde soient vaincus eux aussi !

David Servan-Schreiber nous a laissé tout juste avant de mourir un dernier ouvrage, une sorte de salut, un message d'amour et d'espoir à tous ceux qui l'ont aimé et suivi: On peut se dire au revoir plusieurs fois.

J'ai lu d'une traite ce petit livre d'à peine 155 pages, qui m'est tombé dessus et dedans de tout le poids de sa lucidité bienveillante et lumineuse, de son humanité et de son humilité.  Un livre qui est tout sauf triste, même si l'auteur y confesse aussi ses moments de faiblesse et d'angoisse.  Un livre rempli de courage, d'amour pour les siens, pour ses confrères, ses lecteurs, les malades qu'il a côtoyés et avec qui il a partagé sa recherche, ses découvertes.  Un livre lumineux comme son auteur, un livre que je relirai lorsqu'il m'arrivera de douter de la vie! 
Je fais mienne les phrases de Stéphane Laporte dans sa chronique du 24 juillet dernier:
"Que personne ne dise qu’il a perdu son dernier combat. 
David Servan-Schreiber a gagné le ciel !"
Et je m'en voudrais de vous priver de cet extrait d'un article de sa collaboratrice Ursula Gauthier:
"Fidèle à ses choix ("contribuer", "créer du lien", "donner du sens", "partager ce qui a du prix"), il a voulu partager ces idées avec le plus grand nombre. Et bien que sa santé soit déjà très compromise, il a choisi de consacrer le plus clair de ses dernières forces à mettre en forme cet ultime message. David, l’être rare qui voulait créer du lien, jusqu’au dernier souffle." (Nouvelobs.com - 2011/07/25 Créer du lien jusqu'au dernier souffle! d'Ursula Gauthier)
                                         
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Donner du sens
Partager ce qui a du prix


Merci David Servan-Schreiber

mardi 27 juillet 2010

...à un de ces jours!

Ils sont de plus en plus nombreux ceux que j'aime qui sont maintenant de l'autre côté de la vie.  D. les a rejoints.  Dix jours de résistance, un combat perdu d'avance!  Je me sens privilégiée d'avoir partagé quelques heures avec elle avant que les vagues de douleur et la morphine n'altèrent davantage sa conscience, alors qu'elle s'inquiétait encore de ceux qui restaient et de son jardin.  Une merveilleuse personne qui m'habitera à jamais!
 
Malgré ses failles, comme je suis reconnaissante à la médecine, de lui avoir évité autant que faire se peut des souffrances inutiles.  Dire qu'il fut un temps où on glorifiait la souffrance, où on en faisait une monnaie d'échange pour une "meilleure place en paradis"!!!!

Ce matin, baignée dans leur sublime odeur, j'ai photographié les lis de mon jardin et je te les offre chère D. avec tout mon amour! À un de ces jours!
D'ici là, je te souhaite un merveilleux jardin et... quelques plants de tomates bien rouges, juteuses et gorgées de soleil!

lundi 19 juillet 2010

...et mourir!

J'attends des nouvelles.  Une nouvelle.  Celle de la mort de tante D. qui vit ses dernières heures parmi nous.

J'ai beau être familière avec la mort, je me sens fébrile, un peu nerveuse et la gorge serrée.
C'est pour le mieux, me dit mon cerveau, son calvaire n'aura pas duré trop longtemps. 

Je sais, je sais.  Je sais tout ça et me le répète.  Mais, je ne la verrai plus, ni ne la toucherai, ni ne l'entendrai et c'est toute cette absence qui abrite la détresse.

Je me dis que je penserai très fort à elle en travaillant dans mon jardin, en mangeant les têtes de violon qu'elle allait cueillir chaque printemps. Ce printemps 2010 aura été le dernier!
Je penserai à elle lorsqu'il sera question de générosité, de simplicité, de courage! ... de fraises et de framboises aussi!
Les gens que l'on garde près du coeur ne meurent jamais! Avec les années, ils sont devenus plus nombreux!  Suffisamment pour se faire tout un party!

Bon voyage tante D.

jeudi 27 août 2009

...tel que promis, quelques photos!



Mon pied marin est revenu! Je suis maintenant à l'aise sur le Balbuzard. Il ne me reste qu'à acquérir de l'expérience et ça viendra! À 65 ans, c'est un beau programme!

Nous revenons du lac Champlain. Départ lundi, retour mercredi, donc le mardi fut consacré à la voile... une journée extraordinaire! Du soleil, un bon vent et... un adversaire qui a bien voulu croiser le fer avec nous! Il ne fallait rien de plus au Balbuzard et à son équipage pour montrer de quoi il est capable! Notre adversaire a déclaré forfait avant que d'être rattrapé!
L'automne pointe sérieusement le bout du nez. Les nuits sont froides, 6C la nuit dernière. Nos journées de voile sont comptées. Nous en profiterons le plus longtemps possible.
...
Ce matin, funérailles d'une soeur de ma mère. Elle aurait eu 99 ans à la fin octobre! Une mère de 14 enfants vivants, une grand-mère et une arrière grand-mère qui laisse une descendance fort nombreuse.

samedi 8 août 2009

...Anatole France, ça vous dit quelque chose?

...écrivain français mort en 1924. Il a écrit: "Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre!" La sagesse est de tous les temps et depuis toujours.

Pourquoi alors craindre la mort? Après tout, on meurt... (et on naît) un petit peu tous les jours!
Bon beau samedi d'été!

mardi 5 mai 2009

...adieu Jeannine !


Elle était ma cousine. Je ne la connaissais pas beaucoup. À peine quelques souvenirs d'enfance, quelques impressions d'une belle jeune fille de sept ans mon aînée, douce, gentille, bonne, comme du bon pain disait les anciens, d'une apparence fragile. Je l'avais revue brièvement lors de funérailles, toujours avec la même lumière dans les yeux et le sourire, toujours avec la même apparente fragilité. Il y a près de trente ans, elle et son mari avaient vécu un drame atroce: la perte de leur fille de 15 ans lâchement assassinée. Ils avaient vécue ce deuil avec dignité et courage, avec amour aussi, allant jusqu'à pardonner au meurtrier.
En 2005, aux funérailles de ma mère, Jeannine semblait en très bonne santé. L'année suivante, j'appris qu'elle souffrait d'une forme de sclérose, que son état de santé s'était détérioré. Il y a deux ans, je la revis. Elle marchait et parlait avec difficulté. Il y a quelques mois, on m'informa qu'elle était dorénavant nourrie, gavée (quel vilain mot pour une horrible réalité!) Elle est morte le 27 avril. Elle souffrait de sclérose latérale amyotrophique, autrement dit "maladie de Lou Gehrig".

Pour avoir lu et relu "Tuesdays with Morrie", je sais de quoi retourne cette maladie cruelle où l'on perd rapidement tout ce que l'on est sauf la conscience de ce qui nous arrive. Le deuil intégral de tout ce que la vie nous a donné! Une réalité impossible à fuir. Une maladie sans recours, ni secours, qui mène rapidement à une désintégration totale du corps.
Jeannine était croyante, elle a pratiqué l'amour et la tolérance au-delà de ce que la grande majorité d'entre nous pourrait supporter. Je la salue comme une héroïne, comme un exemple à suivre, un encouragement à vivre jusqu'à l'extrême limite ce qui nous est donné de vivre. Je ne sais pas si je partage sa foi qui était grande et solide, - dans les préceptes de Jésus oui, certainement pas dans ceux de l'Église romaine, - mais son courage me dicte la voie! Merci Jeannine et chapeau à tous ceux qui t'ont accompagnée !
Pour plus d'infos sur la maladie de Lou Gehrig, visitez le site suivant: http://www.sla-quebec.ca/

jeudi 21 août 2008

...insomnie!

Cette nuit, impossible de dormir donc j'ai pensé! C'est rare...pas de penser mais de demeurer les yeux tout ronds dans le noir à écouter le silence. Alors j'ai écrit.

"Je pense qu'il est aussi dur dur de vivre! Parce qu'elle est trop courte la vie, qu'il y a tant à comprendre, tant à digérer et à devenir, tant à recommencer tout le temps, autrement, différemment!
Vivre, c'est aussi ce lent et inexorable processus de mûrissement. Tout est lenteur! La beauté se crée lentement, la décrépitude aussi. Il n'y a de réel que l'instant présent, seule certitude où reposer mon âme chercheuse, mon esprit fatigué.
Longue est la route, chaque petit pas est un monde en soi. Cette nuit, je porte la difficile lourdeur de chaque geste à poser. Je me sens et me sais prisonnière...surtout de la fatigue j'imagine!"

Ce matin, le soleil et l'air frisquet étaient au rendez-vous. Retrouvés, le bonheur de l'action et la joie de vivre!

Bravo Émilie Heymans pour cette performance olympique hors du commun en plongeon à la tour. Ce n'est pas tant le dernier plongeon que je salue comme la persistance à travers les années malgré les niaiseries passées des médias... qui l'encensent aujourd'hui!