samedi 26 mai 2012

...un discours assez percutant merci !



Un ami m'a envoyé ce lien.  Je ne connaissais pas ce discours.  Tellement d'actualité...  À nous tous de prendre la relève.

mardi 22 mai 2012

... le 22 mai 2012, rêver grand !

Avant de penser agir, il a fallu rêver!  Puis, examiner le rêve sous toutes ses coutures, voir jusqu'à quel point il convient.  Voir comment le réaliser.  Puis passer à l'action.

On dirait que les gens de mon âge, à quelques exceptions près, n'osent plus les grands rêves, ceux qui dépassent leur espérance de vie.  S'ils savaient combien ces rêve-là sont porteurs d'énergie, d'espérance, d'amour, et que l'enthousiasme est le meilleur antidote au vieillissement du coeur et du corps!

Voilà ce que m'aura apporté ce magnifique printemps 2012, le bien-nommé "Printemps Érable"!
Des images me reviennent, qui jalonnent le chemin parcouru ces derniers-mois, celui qui m'a menée de la non-connaissance des revendications étudiantes à une prise de position non seulement contre la hausse des frais de scolarité, mais pour une gratuité scolaire totale. 

Je ne suis certainement pas du genre, fan, groupie, disciple, plutôt une louve solitaire (chef de sa meute, dirait mon aînée). Ce printemps, j'en suis venue à appuyer sans réserve les revendications étudiantes à force d'écouter, de lire, de réfléchir.  Je me suis aussi rappelé la jeune fille que j'ai été qui voulait tellement améliorer sa société, participer au bien commun, contruire l'avenir, qui rêvait d'apprendre encore et encore.  J'ai re-visité cette jeune fille dépourvue des moyens d'accéder à une éducation supérieure et qui s'est sentie "peinturée dans le coin" par la vie.  Après avoir digéré la chose, je me suis trouvé du boulot et la vie a continué.  J'ai lu pour compenser, pour combattre l'ignorance, la noirceur, le sentiment d'impuissance.  J'ai lu comme on respire.  Parce que ça m'oxygénait l'âme.  Parce que j'étais faite pour de grands espaces.  Pour survivre. 
Lire, c'était beaucoup mieux que rien.  Et il paraît que je suis devenue quelqu'un de bien avec le temps et les efforts mis.

MAIS qu'eût-été  mon apport à ma société si les portes du collège classique, puis de l'université s'étaient ouvertes comme je le désirais?  Si on m'avait appris, jeune fille, à structurer ma pensée, à discipliner mes élans, à élargir mon univers?
En me posant cette toute petite question, sans amertume, ni regret,  j'en suis venue à la conclusion qu'aucune personne qui le désire ne doit être privée d'un enseignement de qualité dans une société qui se veut vivante et agissante.  Ce, sans devoir s'endetter exagérément et/ou travailler un trop grand nombre d'heures.
Ce n'est pas parce que mon rêve me fut refusé, que je veux le refuser à d'autres.

Ces jeunes que je vois, que j'entends à chaque jour, depuis des mois, représentent notre plus grande richesse collective, la garantie d'un bel avenir pour tous les Québécois.  Certains de mes amis trouvent certains étudiants grossiers, parlant et écrivant un français pitoyable, etc...  Je leur réponds qu'il ne s'agit pas du plus grand nombre et que de toutes manières, l'éducation demeure LA SEULE solution viable à leurs lacunes.

Et puis, j'en ai assez du "cinquante cents par jour", de "la juste part".  Je refuse une société qui serait uniquement axée sur la mesure et les comptes à court terme.  Je me vois au sein d'une société qui sait se donner les moyens de ses rêves et cela, qu'on le veuille ou non, passera par un changement de garde, par une belle relève, par notre jeunesse québécoise.

J'aurais voulu aujourd'hui être des vôtres à la grande marche du 22 mai 2012, votre centième journée de mobilisation.  J'y serai de coeur et d'esprit avec tous ceux qui vous appuient.  Les temps changent et pour le mieux!

lundi 21 mai 2012

... Un grand tonnerre! Texte magnifique!

...Un père qui écrit à ses filles!

Les filles

je suis un peu barbouillé ce matin. Je viens de lire le sondage du jour (en partie bidon) dans lequel les québécois se rangent massivement derrière la ligne dure du gouvernement. Je sais que vous allez le vivre très dur. Je suis comme vous.Vos sentiments sont les miens.

Une société qui trouve de l'argent pour envoyer ses enfants guerroyer en Afghanistan et qui n'en trouve pas pour leur permettre d'étudier est une société qui a perdu le sens des valeurs. Une société qui donne pour mission à sa jeunesse (les soldats sont des jeunes) d'aller à l'autre bout du monde pour casser la gueule à ceux qui ne pensent pas comme nous et qui refuse du même coup que sa jeunesse exprime ses désaccords chez-elle est une société déboussolée, Cette société est une société manipulée.

Notre société est manipulée comment l'était la société américaine au moment du déclenchement de la guerre à l'Irak. À l'époque, plus de 80% des américains appuyaient cette déclaration de guerre. Aujourd'hui, près de 60% de la population américaine considère que cette guerre fut une erreur. Bush a déclaré cette guerre pour masquer son impuissance à régler les problèmes de politique intérieure. Une coûteuse opération de diversion. Charest mène la même opération. Elle va être également très coûteuse. Ne pas écouter ses enfants, pire, les mépriser, ça porte à conséquences. Quand cette surdité et ce mépris sont applaudis par la majorité de la société, bonjour la fracture générationnelle et bonjour la facture générationnelle.

Ceci étant dit, et quoiqu'en pensent ceux qui errent aujourd'hui, l'avenir c'est tout de même vous. Au présent, vous venez de démontrer ce dont vous étiez capable. Quelle belle solidarité! Quelle belle maturité! Quel beau sens du travail pour le bien commun. Vous n'avez pas réussi à chasser la peur chez les peureux professionnels mais vous avez montré que vous, vous n'aviez pas peur. Les peureux professionnels, ils ont marché dans les rue de Québec l'année dernière pour que le gouvernement leur construise un colisée. Vous avez marché cette année pour autre chose. Une société, ça se construit dans les collèges et les universités, pas dans des arénas.

Cassandre va se lever d'un moment à l'autre. Devoirs et leçons nous attendent. La vie continue. Un élève ou un étudiant, ça travaille le samedi. Ça travaille aussi le dimanche et en soirée. Les étudiants universitaires sont même les seuls travailleurs de la société qui paient pour travailler.

Les québécois semblent sourds. Ils ne sont pas sourds, ils se bouchent les oreilles. Je me demande si continuer à crier peut servir à quelque chose. Ils ne vont pas vivre le restant de leurs jours les mains sur les oreilles. Petit à petit, ils deviendront peut-être moins faciles à manipuler. Souhaitons-le.

Je vous aime

Papa

jeudi 17 mai 2012

mardi 15 mai 2012

... Chanson de circonstance !



Cher Gilles Vigneault,

Que votre chanson "Ti-cul Lachance", reçue d'un ami du web, tombe à point dans ma vie de ce matin.
Je suis triste et révoltée en regardant à la télé, cette rangée de parents indignés qui protègent leurs enfants face aux policiers armés de matraques.  Leur rage douloureuse et leur colère sont les miennes.

Notre gouvernement, - vous savez ces gens-là à Québec, sensés diriger avec intelligence et discernement notre nation,-  se conduit en petit dictateur tout entier préoccupé de son pouvoir.  Ma consolation est bien mince, je n'ai jamais voté pour ce gouvernement, et je m'en suis reconnaissante!

Il y a autre chose aussi.  Au nom de leur petite vie qu'ils veulent tranquille et pourvue de tous les conforts, certains de mes concitoyens sont prêts à enfermer, à punir sévèrement ces étudiants, nos enfants, qui dérangent leur paix, sans même essayer de comprendre leurs messages, sans même voir la nécessité d'un geste collectif vis-à-vis l'éducation. Pire encore, ils vont jusqu'à leur reprocher de s'exercer à la démocratie. 

Cher Gilles Vigneault, que sont donc devenus les gens de mon pays?  Pouvez-vous me le dire?

Merci à vous.

Marico

dimanche 6 mai 2012

...il est arrivé ce temps !

...où la route sur laquelle je cheminais sans trop m'en rendre compte, a pris forme, est devenue réelle.  Ce temps où l'engagement s'installe au quotidien, où une sorte de lucidité impose des réalités nouvelles. 

Un long silence sur ce blogue, entrecoupé seulement de quelques vidéos à partager.
Un long silence et la réflexion suscitée par le "Printemps Érable Québec 2012".   Un silence fait d'écoute, de lectures, de discussions, de participation.

Certains disent: "Bon, c'est fini.  On passe à autre chose." 
Je n'arrive même pas à penser cela par devers moi-même, tellement je suis en mouvement.  Quelque chose est commencée pour tous ces jeunes et moins jeunes qui ont vécu de près ou de loin le "Printemps Érable", les grandes marches de protestation et tous les événements qui nous ont ralliés, liés à jamais les uns aux autres.

Moi je dis: "Ça ne fait que commencer.  Comme lorsqu'au matin, on ouvre les yeux, et que la journée commence".  La désillusion a fait son temps, on passe à autre chose: la réflexion, la communication, l'action concertée. 
Un autre projet de retraite qui m'enligne vers l'avenir.  Ma foi, je devrai vivre jusqu'à 150 ans pour tous les réaliser.
 Bonne journée à tous.

PS  Pour ceux que ça intéresse, je continue toujours à travailler à l'atelier.  Bientôt d'autres toiles et dessins.