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vendredi 8 avril 2011

...le Soufisme ?!?!

Je termine la première lecture (parce qu'une deuxième suivra) de Soufi, mon amour, de Elif Shafak.
J'aime qu'un livre me propulse plus en profondeur dans des univers fascinants.  Et le Soufisme, sans que je le connaisse bien, me fascine.  Comme à l'habitude, j'y prendrai ce qui me convient pour aller plus loin dans ma participation à la Vie.

Ce roman d'Elif Sharak, suit en parallèle la rencontre d'Ella (mère de famille aisée du Massachusett et lectrice pour un agent littéraire) avec un roman,"Doux blasphème" d'un nouvel auteur, Aziz Z. Zahara. qu'elle devra lire et évaluer.  Sujet de ce roman: la rencontre du poète Rûmi et d'un célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz. Bouleversée par l'oeuvre de Zahara, que nous lisons en même temps qu'elle, Ella le contacte par courriel. 
Tout au long de ce roman, le lecteur sera porté par deux courants: celui de la vie d'Ella qui se transforme et celui du destin de Shams de Tabriz et de Rûmi.  Mon intérêt pour le Soufisme s'en est trouvé ravivé.

Du soufisme, je me souviens l'élégance recueillie des "derviches tourneurs",  découverts pour la première fois à NY dans une petite salle. Des hommes vêtus de longues robes évasées, qui pivotent sur eux-mêmes, doucement d'abord puis de plus en plus rapidement au son d'une musique et/ou de chants lancinants, une paume levée vers le ciel (pour recevoir) et l'autre tournée vers la terre (pour redonner)!
Quelques années plus tard, lors d'un atelier d'expression, j'ai pivoté sur moi-même pendant une vingtaine de minutes, une paume levée vers le ciel, l'autre vers la terre, mes craintes du départ rapidement diluées dans un profond sentiment d'unité et de paix.

Le peu que je connais du Soufisme me parle d'ouverture, d'amour, de tolérance!  Assez pour me donner envie d'y aller voir!

mercredi 8 décembre 2010

... un cadeau très spécial !

Hier soir, rien n'aurait pu m'empêcher d'aller chercher un cadeau de la vie, surtout pas les rues encombrées de neige.  J'avais rendez-vous chez José Pascalet, peintre et professeur, de qui j'ai suivi les meilleurs cours de peinture qui se puissent, il y a de cela trop longtemps.  José est mort en mars dernier, il avait 82 ans.  Mort dans son sommeil.  Le genre d'homme qu'on imagine très mal mourir à petit feu dans un lit d'hôpital.

En tant qu'élève et amie, on m'a donné le privilège de choisir une toile.  J'ai eu peine à m'y faire sur le moment, tellement j'étais émue.  Une toile de celui dont j'admirais en plus de la technique, l'exigeante passion pour la peinture, le feu spirituel et une sorte de pureté, de droiture. J'ai choisi "Hommage à Hélios" une immense toile qui veillera sur nos nuits.


La photo, bien que très belle, rend mal la luminosité, la chaleur de l'oeuvre.  Cette toile s'est glissée dans notre lieu de vie sans heurt, comme le soleil se lève tous les matins. JL s'est empressé de déchiffrer les messages gravés, hommages à Hélios dieu-soleil !

De même, j'ai pu choisir un plus petit format.  J'ai aperçu "Les prés verts", et j'ai pensé à notre maison entourée d'arbres, à ces verts omniprésents en forêt, même l'hiver (merci les pruches, épinettes, sapins!), je me suis laissé gagner par l'immense douceur de cette petite toile.

À travers ses oeuvres de José, je sentirai encore davantage sa présence. Je sais qu'il m'incitera à me remettre au travail...il savait être sévère aussi!

S'il est arrivé que je laisse le regard des autres ou ma propre peur faire un peu trop la loi dans mon atelier, je sens qu'en 2011, ce sera différent!

Merci José Pascalet (1928-2010)
À un de ces jours, pas tout de suite, j'ai encore bien trop de pain sur la planche!

mardi 22 septembre 2009

...en réponse aux athés militants!

J'ai subi le catholicisme québécois des années 50 dans ce qu'il avait de plus noir! J'avais 5 ans et des poussières. Et pourtant, au milieu de toute cette noirceur, j'ai rencontré certaines personnes (un curé puni par son évêque qui l'avait nommé dans notre petite paroisse, et une directrice d'école, qui toute religieuse qu'elle était, en avait vu bien d'autres...) qui m'ont permis de garder une certaine confiance dans le genre humain tout au long de ces années-là!

Depuis, je suis devenue libre. Ce qui me donne des boutons, ce sont les prosélytes de tout acabit, qu'ils soient athés ou croyants! Je suis ouverte aux idées, aux intuitions des autres, s'ils me respectent d'abord et dans tout ce que je suis. Dieu? Je ne sais pas. Après? Avant? Je ne sais pas. Je n'ai pas plus de raisons de dire "oui" que de dire "non"! ...Et si ce n'était pas une affaire de "raison"?

Chose certaine, les religions n'ont, pour moi, rien à voir avec la morale sociale, qui me fait respecter l'autre dans ce qu'il est. Vivre la liberté et l'assumer jusque dans ses contradictions, voilà mon programme!

samedi 12 septembre 2009

...une nourriture vivante s'il en est une!

...les récits de voyage et les commentaires de Marcel Poulin.
Irrésistibles ces photos extraordinaires qui nous rapprochent de l'Autre et des paysages extraordinaires de notre "belle boule bleue"!
Et les commentaires de Marcel Poulin nous amènent à l'intérieur même de la beauté des êtres et des choses qu'il a côtoyées.

Merci la vie de cette découverte!
http://voyagesmarcelpoulin.com