vendredi 29 octobre 2010

...l'impression de revenir de loin!

et pourtant, je n'ai pas vraiment bougé d'ici...ou si peu! 
Il y a bien longtemps que je n'ai pas écrit, ce qui ne m'a pas empêché de vous suivre avec intérêt et beaucoup d'affection.  Mon silence n'était qu'une sorte de retraite de moi-même, une pause entre l'activité presque débridée des mois passés et le grand calme de l'hiver.

Je l'avoue, le passage de l'automne à l'hiver m'est toujours un peu difficile!  L'impression que tous mes fils s'emmêlent, ensuite ça me prend un moment pour reprendre pied.  C'est que j'ai, dans un premier temps, de fortes réticences à l'hiver, surtout au froid de plus en plus glacial!  L'acclimatation à ce froid, dans mon cas, se fait très, très lentement! Et là, ça y est, les arbres sont tout nus, le froid s'installe... et moi je gèle.  Même mon cerveau frissonne.  Lorsque la grisaille dure trop, la chair de poule émotionnelle m'envahit!  Je ne m'en fais pas trop! Le réflexe de l'ours qui ne cherche qu'à hiberner, je connais depuis toute petite, et je sais par expérience que ça ne dure qu'un temps, qu'une fois l'hiver installé et la Marico acclimatée, je mordrai à belles dents dans cet étonnant sorbet qu'est l'hiver québécois!

Hier, j'ai récolté les derniers plants de kale, de bette à carde et de persil italien, ils ont bien supporté les gelées récentes.  À la prochaine éclaircie, je planterai l'ail d'automne.  Tout le potager est prêt pour les semences hâtives du printemps.  J'ai hâte!  Mais, wow la grise, nous ne sommes qu'à la fin octobre!

Avez-vous remarqué comme ça sent bon les feuilles mortes et mouillées, le bois d'automne, la terre humide?  Il y a encore du plaisir à marcher malgré le froid.  Il y a les odeurs d'humus et les couleurs déclinaisons de bronze et de brun avec parfois encore des traces d'orange et de vert jaune!  La nature possède toutes les beautés... comme le visage humain, des traces de jours qui passent.

J'aurai 67 ans demain.  C'est bête, j'ai pensé toute l'année que j'avais 67 ans, c'est vous dire l'importance que j'accorde aux chiffres.  Je ne vivrai même pas le petit pincement du changement d'année!!!!  Ce que j'apprécie le plus de mon anniversaire, ce sont les messages, les conversations avec les ami(es).  Chaque anniversaire (le mien et celui de ceux que j'aime) permet de poser un jalon dans les relations, une occasion d'échange et de partage!  C'est chouette!  Pour mon anniversaire, je vous embrasse tous et vous souhaite d'aimer VIVRE et d'être conscient de la chance que nous avons d'être là, tous ensembles!

mardi 12 octobre 2010

... dans la mouvance du film "Incendies"!

Retrouvé au coeur d'une pile, ce poème écrit il y a quelques années.  Le lien s'est fait tout seul avec mon après "Incendies"!  Je suis hantée par la grandeur et la force de "la femme qui chante"!

L'ultime liberté est celle de penser.  Exprimer cette pensée demeure un luxe dans certains coins de notre monde.  Liu Xiaobo, dissident chinois emprisonné et Prix Nobel de la Paix 2010 en sait quelque chose.  Sa famille aussi.

Alekos, Alekos
Les arbres bruissent et sont verts
Les oiseaux s’ennuient de toi Alekos
Et les hommes te torturent
Alekos, Alekos
Le noir du caveau noir
Voilà ce qu’ils te réservent
Alekos, oiseau – homme

Ta chair déchirée, noircie, meurtrie
Ton cœur fermé sur la seule liberté
Tu survis, tu résistes, et tu la cries encore
Ta liberté, Alekos.

Les feuilles tombent à l’automne Alekos
Les arbres pleurent avec moi
Pour toi

Alekos, Alekos
Pour tous les Alekos
Et les Socrate
Pour tous les Christ
Ceux que personne n’a connus
Ceux qui ont payé le prix de leur seul amour :
Liberté!

Écrit après la lecture du livre, Un homme, d’Oriana Fallaci, vibrant hommage rendu à son compagnon, le résistant grec Alekos Panagoulis, assassiné en 1976.

vendredi 8 octobre 2010

... et vieillir en beauté !

J'aurai 67 ans à la fin du mois.
Au fil des années, je me vois vieillir tout doucement et…très certainement. Il y a les pattes d’oies, rides, ridules, faiblesses, douleurs, ramollissements et autres flétrissures du corps qui n’ont, pour moi, pas encore de véritable importance, puisqu’ils me ralentissent peu !  Lorsque je regarde mes seins, confiait en riant une sémillante jeune femme de presque 80 ans à l’émission d’Oprah Winfrey, j’ai l’impression d’assister à une course : lequel des deux arrivera à ma taille le premier ?

Avec les années, il y a l'apprentissage du deuil, de toutes sortes de deuils.
À l’été de 1999, j’avais 55 ans, la femme forte, pétante de santé et d’énergie que j’étais, a frappé le mur et pris conscience de sa vulnérabilité lorsqu’un diagnostic d’arthrite rhumatoïde est tombé. Ont suivi après le choc initial, la révolte, le refus, la recherche constante d’informations, l’intention bien arrêtée de me battre contre une situation où je ne me reconnaissais pas, et j’ai finalement apprivoisé la bête. Je suis guérie, ou presque, mais on me dit en rémission, terme médical que j’ai d’abord détesté, qui sous-entend la maladie est toujours là, à l’affût, prête à frapper… Vilaine, cette habitude qu’a la médecine d’installer la maladie à l’extérieur de nous, de refuser de voir qu’elle puisse parfois être notre création, inconsciente, mais création tout de même ! Un matin, j’ai décomposé le mot ré mission et me suis donnée une nouvelle mission, celle de vivre à 100%, de jouir comme une perdue de cette belle et nourrissante aventure qu’est la vie ! Maintenant, j’ai rarement mal et je remercie à chaque jour pour ce que cette difficile et désagréable maladie m’a appris.

Au bilan donc, je vieillis plutôt bien , heureuse d’avoir dépassé une frontière, où n’ont plus place les attentes, les ambitions effrénées bien que légitimes du passé. Parce qu’il y a, n’en déplaise à nos beaux jeunes et à certains moins jeunes, des avantages à vieillir ! Confrontée à l’ombre de la mort, les points de vue changent, le poids des choses aussi. Ce qui, à trente ou quarante ans, me faisait courir, m’inquiétait, me torturait, me fait maintenant sourire, tout au plus soupirer ! Et s'il m'arrive d'enrager, je passe tellement plus vite en mode "solution"!  Il y a quelque chose de réconfortant à quitter la masse de ceux qui font pour joindre les rangs de ceux qui sont (ce qui ne m'empêche pas de faire à mes heures)! On peut être à tout âge me direz-vous, mais rares sont les plus jeunes qui s’y mettent vraiment, pour ma part, je dérogeais souvent à leur âge ! Et puis, je les comprends encore ceux qui font,  il m’arrive même de les envier parfois... Mais, il y a, disent les sages, un temps pour chaque chose !  Et j'ai laissé le volant à d'autres avec plaisir... pour aller marcher dans le paysage que je voyais défiler à toute allure jusque là!

jeudi 7 octobre 2010

... et revivre l'Histoire avec un grand H !

Je suis peut-être le nombril de MON monde intérieur (peut-être, c'est pas sûr!) mais le monde a très bien vécu avant moi et continuera de le faire longtemps après moi. Je l'ai compris toute jeune.  C'est probablement ce qui est l'origine de ma passion pour l'Histoire!

À en juger par l’intérêt croissant pour les racines, d’où et de qui l’on vient, pour la généalogie, les recherches de patrimoine familial et les sagas historiques, le clivage entre générations n’a, de toute évidence, pas réussi à tuer la curiosité des origines, de ce que fut la vie avant nous ! Parce que non, nous n’avons pas inventé la vie, elle a commencé bien avant nous et nous ne pouvons que la véhiculer à notre tour ! L’Histoire, un temps reléguée aux oubliettes de la modernité, secoue la poussière accumulée et redevient ce qu’elle est, un témoignage vivant des êtres de chair et d’os qui nous ont précédés, le récit d’événements bien réels qui ont mené là où nous en sommes aujourd’hui.

Très tôt, l’Histoire sous toutes ses formes m’a passionnée. Enfant et bien avant l'école, les mots « hier, aujourd’hui, demain » me semblaient chargés d’une signification mystérieuse. Un peu plus tard, j’ai compris que les personnes dont parlaient mes livres d’histoire avaient été bien réelles, aussi réelles que celles que je côtoyais, et surtout plus réelles que ce qu’en disaient les manuels d'Histoire d'alors. Ces personnes de nos manuels, ces héros, ces bâtisseurs, ces traîtres, ces vaincus, avaient vécu, eux aussi, les lenteurs du quotidien, ils avaient aimé, dormi, mangé, comme tous les humains de toutes les époques. De fait, ce n’était pas tant les « événements historiques » qui m’intéressaient, que la nature intime de ceux qui les avaient vécus et la relation qu’ils avaient eue avec leur époque.

Bien avant l'application de "la Réforme scolaire", il y a plus de 50 ans, j'ai eu, quelle chance, comme professeur une magnifique folle (une religieuse de surcroît) que l'Histoire passionnait. Elle enseignait la quatrième année du primaire. Ne s'était-elle pas mise en tête certain jour de nous faire revivre l'odyssée de Louis Jolliet et du Père Marquette le long du fleuve Mississipi!  Qu'à cela ne tienne, un canot (de carton) fut construit, quelques vieilles chemises de laine nous habillaient, des plumes pour les tribus indiennes. Je personnifiais Louis Jolliet.  Le père Marquette et moi avons donc navigué d'une allée de la classe à l'autre, en nous arrêtant pour saluer les tribus et échanger des marchandises, ceci jusqu'à atteindre l'embouchure du Mississipi.  Inutile de dire que cette portion de notre Histoire fut acquise pour toujours.  Nous avions compris (comme les enfants peuvent le faire) comment un tel voyage pouvait être périlleux et difficile, passionnant aussi! 

Il y a différentes manières d'aller vers l'Autre; l'Histoire en est une!

mardi 5 octobre 2010

...d'octobre 70 à octobre 2010 !

40 ans ont passé. Déjà!  À la télé, dans les journaux, on nous promène à travers les rues du Montréal d'octobre 1970 qu'animait l'armée "canadian"!

C'est de Trois-Rivières que j'ai vécu les événements d'octobre 70.  Jeune maman de deux petites filles, je m'inquiétais pour mes amis et parents de la grande ville.  S'ils l'avaient voulu, je les aurais volontiers accueillis dans notre maison à l'abri de ce que j'appelais la répression!  Les tenants de l'ordre avaient réussi : les québécois avaient peur, j'avais peur.  Pas du FLQ,... de la police et des arrestations arbitraires!  J'avais très peur, moins des membres du FLQ que des gouvernants rigides qui ne voulaient pas comprendre le message de ceux-ci pourtant si clair, hommes politiques qui sous couvert de rectitude et de démocratie à protéger laissaient mourir un confrère et s'emballer de jeunes idéalistes sincères et prêts à tout!

Depuis quelques semaines, c'était inévitable, les documentaires et reportages spéciaux sur la crise d'octobre et ses principaux acteurs, se succèdent.  Certains recréent une partie de l'atmosphère qui régnait alors, mais une partie seulement.  Les plus sérieux admettent que des erreurs ont été commises de part et d'autre.  Un homme en est mort s'ajoutant aux six autres victimes du FLQ dans les années précédentes. Saura-t-on jamais toute la vérité? J'en doute. 

En 70, j'étais dans la vingtaine, remplie d'idéal et de bonne volonté!  Je voulais un pays, un pays juste. Eux aussi!  40 ans plus tard et dans la soixantaine, toujours remplie d'idéal et de bonne volonté, je souhaite à mes petits enfants:
  • le discernement pour éviter les pièges du consommateur, nouvel esclave des temps modernes;
  • de toujours conserver leur capacité de rêver et de les réaliser, ces rêves;
  • de l'énergie, de l'énergie citoyenne pour transformer leur société!
Et moi, je continuerai de m'intéresser, de m'informer, d'être attentive....sans oublier de passer à l'action!
Ce sont les actes qui changent le monde!

jeudi 30 septembre 2010

...Denis Villeneuve et son "Incendies"!

Samedi dernier, sortie cinéma.  Il fallait que je vois "Incendies", j'en sentais l'urgence.  Je me sentais aussi un peu inquiète, presque angoissée:  on m'avait dit que le film parlait de violence, de guerre, et j'ai horreur de la violence!  J'y suis allée tout de même, intuitionnant y trouver quelque chose de grand, de puissant.  Au cinéma, j'aime être brassée, questionnée, bousculée...en autant que le film soit intelligent!

Eh bien, pour ce qui est d'être brassée, je l'ai été... comme tous les spectateurs dans la salle. Nous sommes sortis dans un long silence.  Je portais à la fois une tempête cyclonesque et un immense sentiment d'amour!  J'étais aussi sidérée, tétanisée par ce que je venais de visionner.  Il m'a fallu quelques jours pour commencer à y voir clair!  Et il m'en faudra encore plusieurs, pour le digérer un tant soit peu!

Merci Denis Villeneuve pour cette prodigieuse odyssée moderne toute en retenue.  Pas besoin d'esbrouffe quand le sujet est plus grand que nature!  Le film "Incendies" porte oui, sur la guerre et ses horreurs, mais aussi sur l'amour inconditionnel, celui qui nous propulse en avant, hors de nos étroites limites humaines.  Donc pas de place là-dedans pour l'amour faiblard qui ne dure que le temps d'une prise de vue et qu'on oublie vite.   "Incendies" est un film dur, on y plonge au coeur même de tous les drames humains, drames de guerres, drames de religions, drames de préceptes culturels.  Je comprends trop bien qu'une chaîne de violences puisse s'installer lorsque l'on vit au Moyen-Orient ou dans tout pays en guerre.  "Briser la chaîne de violence", voilà donc le véritable propos de ce film. 

Cette histoire me hante et j'espère qu'elle continuera de bouger en moi, qu'elle continuera de me sortir de mon cocon de québécoise n'ayant pas connu la folie guerrière ou si peu! Qu'elle continuera de m'ouvrir aux autres.  Qu'elle continuera de m'orienter vers la paix en moi et autour.  Dans notre riche Amérique du Nord (eh oui, "riche" malgré la crise économique!), il est si facile d'oublier la Palestine, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan, les pays africains ou de l'extrême-orient, d'oublier les millions de déplacés et de morts qui ne demandaient qu'à poursuivre eux aussi une vie calme et paisible!  Agir ici, en moi et parmi les miens, mais demeurer ouverte dans le coeur et l'esprit à tous les autres.

Merci à Denis Villeneuve et toute son équipe et merci à Wajdi Mouawad dont la pièce "Incendies" a été l'inspiration de ce film.

jeudi 23 septembre 2010

...un p'tit bijou!

L'automne est là! 
Comme à chaque automne, peut-être pour combattre les temps gris à venir, il me revient des envies d'améliorer ma vie, de faire mieux.

Ce matin, en lavant la vaisselle du déjeûner, je me suis chuchotée à ma propre oreille: "Pourquoi ne pas faire de chacune de tes journées un unique petit bijou? Sans références à hier ou à demain?"  J'ai senti l'excitation me gagner!  Imaginez: 365 réussites par année! 365 joyaux brillant de tous leurs feux! 

Chaque jour comporte son lot de frustrations, de platitude aussi.  Mais j'ai envie de TOUT utiliser, de tirer parti de mes colères comme de mes élans d'amour, pour peaufiner chacune de mes journées en un joyau unique que j'admirerai avant  de m'embarquer pour la nuit.  Le regarder quelques instants avant de fermer les yeux puis l'oublier, parce que demain, ce travail d'orfèvre je le reprendrai à neuf!  Vita è bella!

mercredi 22 septembre 2010

...perdre son temps avec tous les Greenpeace de ce monde !!!!!!!!!

La revue "Actualité" est un des rares magazines que je lis, généralement d'une couverture à l'autre.
En page 32, numéro du 1er octobre, gros titre d'un article de François Guérard: "Québec fonce" avec en sous-titre cette admirable (!!!!) phrase de notre ministre des richesses naturelles, Nathalie Normandeau: "Je ne perdrai pas mon temps avec les Greenpeace de ce monde"!  Et encore une fois, j'ai bondi!


Que de mépris, madame la ministre, pour ceux qui ont été et qui sont jusqu'à nouvel ordre l'ultime rampart des citoyens du monde face à l'appât du gain de pirates économiques de tout acabit pour qui l'environnement est le dernier des soucis!  Vous ne faites pas le poids face à des gens comme Stephen Guilbault et David Suzuki.  Vous ne faites pas le poids face à ce citoyen qui déclarait sur les ondes de Radio-Canada: "Je ne comprends pas l'urgence de bâcler le dossier des gaz de schistes.  Ils sont là depuis des millions d'années ces gaz, ils peuvent bien attendre le temps qu'il faut pour faire les choses proprement, dans le respect des citoyens et de leur qualité de vie!"


Merci à Dominique Champagne pour son intervention claire et percutante à la deuxième réunion "d'information" des gaziers et de leurs amis.

lundi 13 septembre 2010

... à l'aguet de ces moments-là!

On peut tout photographier rapidement, efficacement de nos jours et personne ne s'en prive.
Souvent mes photos me déçoivent.  Si belles soient-elles, il leur manque quelque chose...
Hier, j'ai compris!  Comme je comprends maintenant que même les mots peinent parfois à décrire la Beauté, l'Intangible.
Il faisait si beau hier.  Un vent chaud juste assez humide soufflait par saccades.  Au moment où je passais devant mon souriant et grassouillet Bouddha siégeant sur une bûche au milieu de ses offrandes, une longue tige de fougères s'est penchée sous le vent pour lui caresser la joue et lui faire un peu d'ombre.  J'ai pensé "photo" pour tout de suite comprendre que le moment était insaisissable, unique!  La douceur d'une journée, le vent qui caresse, le tremblement perpétuel du vivant, le scintillement de la lumière ne semblent pouvoir être saisis que par le coeur.  Alors j'ai plutôt choisi de tout arrêter et de m'imprégner de ce moment unique.
Désormais, je regarderai autrement autour de moi!  La magie des choses et des êtres existe véritablement pour qui regarde avec les yeux du coeur!  À tout âge, on apprend!

jeudi 9 septembre 2010

...il faut m'y faire!

Oui, il faut m'y faire, les splendeurs de l'été tombent chaque jour un peu plus du côté des souvenirs.  L'éclat des verts, leur brillance aussi ont cédé la place à des teintes plus fatiguées.  J'espère que cette année encore les érables nous concocteront un bon spectacle, le dernier feu d'artifice avant le gris et le grand blanc de l'hiver.
J'ai arraché les plants de haricots, de pois mange-tout, de courgettes et de concombres.  Je les ai empilés là où je prévois, un jour, créer une autre plate-bande, histoire d'enrichir le sol.  Il reste beaucoup à faire avant la réclusion hivernale.  Et tout de même, un bon deux mois pour y arriver.

Entre tout ça, quelques jours de voile au lac Champlain avant de remiser le Balbuzard jusqu'en mai prochain.  Cette année, Tofu le bichon nous suit sur le lac.  Spectacle assez drôle car elle n'aime pas trop.  Comme si le lac lui apparaissait comme une trop vaste baignoire!!!!  Mais tout de même, elle s'y fait.

Septembre arrive et je me sens un peu fatiguée!  L'été a aussi été éprouvant (la mort récente du ministre Béchard m'a replongée dans les dernières semaines de vie de Doris). 
Et puis, comme à chaque année, l'ourse se prépare lentement à gagner sa caverne on dirait....  Effet des journées qui raccourcissent???  L'arrivée de la neige et son éclat réglera tout ça.  D'ici là, beaucoup de boulot, vraiment beaucoup.  Et ne pas oublier surtout, de travailler dans l'instant présent pour ne rien manquer des odeurs, des beautés, des événements...
Bonne fin d'été à tous.