jeudi 23 septembre 2010

...un p'tit bijou!

L'automne est là! 
Comme à chaque automne, peut-être pour combattre les temps gris à venir, il me revient des envies d'améliorer ma vie, de faire mieux.

Ce matin, en lavant la vaisselle du déjeûner, je me suis chuchotée à ma propre oreille: "Pourquoi ne pas faire de chacune de tes journées un unique petit bijou? Sans références à hier ou à demain?"  J'ai senti l'excitation me gagner!  Imaginez: 365 réussites par année! 365 joyaux brillant de tous leurs feux! 

Chaque jour comporte son lot de frustrations, de platitude aussi.  Mais j'ai envie de TOUT utiliser, de tirer parti de mes colères comme de mes élans d'amour, pour peaufiner chacune de mes journées en un joyau unique que j'admirerai avant  de m'embarquer pour la nuit.  Le regarder quelques instants avant de fermer les yeux puis l'oublier, parce que demain, ce travail d'orfèvre je le reprendrai à neuf!  Vita è bella!

mercredi 22 septembre 2010

...perdre son temps avec tous les Greenpeace de ce monde !!!!!!!!!

La revue "Actualité" est un des rares magazines que je lis, généralement d'une couverture à l'autre.
En page 32, numéro du 1er octobre, gros titre d'un article de François Guérard: "Québec fonce" avec en sous-titre cette admirable (!!!!) phrase de notre ministre des richesses naturelles, Nathalie Normandeau: "Je ne perdrai pas mon temps avec les Greenpeace de ce monde"!  Et encore une fois, j'ai bondi!


Que de mépris, madame la ministre, pour ceux qui ont été et qui sont jusqu'à nouvel ordre l'ultime rampart des citoyens du monde face à l'appât du gain de pirates économiques de tout acabit pour qui l'environnement est le dernier des soucis!  Vous ne faites pas le poids face à des gens comme Stephen Guilbault et David Suzuki.  Vous ne faites pas le poids face à ce citoyen qui déclarait sur les ondes de Radio-Canada: "Je ne comprends pas l'urgence de bâcler le dossier des gaz de schistes.  Ils sont là depuis des millions d'années ces gaz, ils peuvent bien attendre le temps qu'il faut pour faire les choses proprement, dans le respect des citoyens et de leur qualité de vie!"


Merci à Dominique Champagne pour son intervention claire et percutante à la deuxième réunion "d'information" des gaziers et de leurs amis.

lundi 13 septembre 2010

... à l'aguet de ces moments-là!

On peut tout photographier rapidement, efficacement de nos jours et personne ne s'en prive.
Souvent mes photos me déçoivent.  Si belles soient-elles, il leur manque quelque chose...
Hier, j'ai compris!  Comme je comprends maintenant que même les mots peinent parfois à décrire la Beauté, l'Intangible.
Il faisait si beau hier.  Un vent chaud juste assez humide soufflait par saccades.  Au moment où je passais devant mon souriant et grassouillet Bouddha siégeant sur une bûche au milieu de ses offrandes, une longue tige de fougères s'est penchée sous le vent pour lui caresser la joue et lui faire un peu d'ombre.  J'ai pensé "photo" pour tout de suite comprendre que le moment était insaisissable, unique!  La douceur d'une journée, le vent qui caresse, le tremblement perpétuel du vivant, le scintillement de la lumière ne semblent pouvoir être saisis que par le coeur.  Alors j'ai plutôt choisi de tout arrêter et de m'imprégner de ce moment unique.
Désormais, je regarderai autrement autour de moi!  La magie des choses et des êtres existe véritablement pour qui regarde avec les yeux du coeur!  À tout âge, on apprend!

jeudi 9 septembre 2010

...il faut m'y faire!

Oui, il faut m'y faire, les splendeurs de l'été tombent chaque jour un peu plus du côté des souvenirs.  L'éclat des verts, leur brillance aussi ont cédé la place à des teintes plus fatiguées.  J'espère que cette année encore les érables nous concocteront un bon spectacle, le dernier feu d'artifice avant le gris et le grand blanc de l'hiver.
J'ai arraché les plants de haricots, de pois mange-tout, de courgettes et de concombres.  Je les ai empilés là où je prévois, un jour, créer une autre plate-bande, histoire d'enrichir le sol.  Il reste beaucoup à faire avant la réclusion hivernale.  Et tout de même, un bon deux mois pour y arriver.

Entre tout ça, quelques jours de voile au lac Champlain avant de remiser le Balbuzard jusqu'en mai prochain.  Cette année, Tofu le bichon nous suit sur le lac.  Spectacle assez drôle car elle n'aime pas trop.  Comme si le lac lui apparaissait comme une trop vaste baignoire!!!!  Mais tout de même, elle s'y fait.

Septembre arrive et je me sens un peu fatiguée!  L'été a aussi été éprouvant (la mort récente du ministre Béchard m'a replongée dans les dernières semaines de vie de Doris). 
Et puis, comme à chaque année, l'ourse se prépare lentement à gagner sa caverne on dirait....  Effet des journées qui raccourcissent???  L'arrivée de la neige et son éclat réglera tout ça.  D'ici là, beaucoup de boulot, vraiment beaucoup.  Et ne pas oublier surtout, de travailler dans l'instant présent pour ne rien manquer des odeurs, des beautés, des événements...
Bonne fin d'été à tous.

vendredi 3 septembre 2010

... à découvrir: Joan Dye Gussow

Pouvoir lire aisément l'anglais procure de ces plaisirs parfois!
Quelle découverte!  Je suis soufflée!  La jardinière en moi s'emballe comme devant le premier bourgeon de fleur printanière!

Je termine la lecture de: "This Organic Life: Confessions of a Suburban Homesteader" de Joan Dye Gussow.  Je suis enthousiaste et j'ai du coup commandé le prochain livre de l'auteur, à venir fin octobre.
Un livre sur le jardinage?  Bien plus que ça!  Chroniques de la vie quotidienne d'une amoureuse de la bonne alimentation et de la terre qui la produit.  "This Organic Life" est un livre intelligent, sensible, révolutionnaire à sa manière tranquille, plein de bon sens, un livre qui questionne nos choix aussi.  J'ai fermé ce livre à regret avec l'impression d'avoir rencontré une nouvelle amie qui m'avait appris nombre de choses importantes et pas des moindres: la nature et le respect de ce fragile sol terrestre qui produit nos aliments, la passion et le geste sans cesse recommencé, les convictions tranquilles mises en application qui seules pourront nous sauver la mise devant les grandes multinationales et consortiums de tout acabit, le plaisir simple de manger les bons fruits et légumes, la nourriture de proximité, etc.   Tout cela,d'un abord facile, sans rien de doctoral. 


Quelques 10 ans plus tard et maintenant âgée de 82 ans, toujours alerte et cultivant ses carrés de légumes et ses arbres fruitiers sur les bords de l'Hudson River, Ms Gussow publiera à l'automne la suite de ce livre: "Growing, Older: A Chronicle of Death, Life, and Vegetables".

Doctorale, elle eût pu se permettre de l'être ce professeur d'université spécialiste reconnue de l'alimentation sous tous ses aspects. Durant plusieurs décennies, elle et son mari (maintenant décédé) ont pratiqué l'autosuffisance alimentaire et l'alimentation de proximité bien avant que cela devienne "de mise"!  Généreuse de ses conseils autant de culture, que de conservation, que de cuisine, elle partage avec humour ses expériences heureuses et moins heureuses, ses réflexions sur les ravages de la production alimentaire industrielle et de la culture de masse, sur les problèmes susceptibles de nous déborder à plus ou moins long terme, ici et/ou ailleurs.  Et tout cela fait du sens, du gros bon sens!

J'ai voulu partager avec vous rien moins que ma découverte des dernières années: l'écriture et l'oeuvre de Joan Dye Gussow.

jeudi 26 août 2010

...Marie Blanc, la dame du lac!

Une autre femme aura croisé mon chemin à Notre-Dame du Lac sur les bords du grand lac Témiscouata.
Elle s'appelait Marie Blanc.  Aujourd'hui, une auberge porte son nom.  Une auberge installée dans ce pavillon de chasse que lui avait fait construire son amant new-yorkais.  Une histoire romantique à souhait si on la survole mais qui aura sûrement porté son lot de souffrance et de déception.

Marie Blanc Charlier, née à la Martinique, arrive à Notre-Dame-du-Lac au début du siècle.  C’est en 1905 qu'un riche avocat new-yorkais, William D. Bishop Jr., fait construire le pavillon de chasse qu'il appelle le Gray Lodge sur les bords du lac. Le lac Témiscouata accueille alors l'élite, tant canadienne qu’américaine;  on y vient par chemin de fer pour la chasse, la pêche et la beauté des lieux. William D. Bishop y séjourne plusieurs étés en compagnie de Marie Blanc.
En 1910, il semble que la femme new-yorkaise de Mr Bishop ait découvert le pot-aux-roses.  Il rompt avec Marie. Celle-ci obtient une rente viagère et les titres de propriété de la maison. Elle y résidera quelques mois par année jusqu’à sa mort en 1949.

L'histoire de Marie Blanc est entourée de mystère.  Le Gray Lodge aussi, dont on suppose que les plans aient été l'oeuvre de l'architecte américain Frank Lloyd Wright.

Aujourd'hui, l'auberge Marie Blanc accueille de nombreux visiteurs attirés par une bonne table et la beauté des lieux.  Le pavillon de chasse originel a forcément été restoré mais en respectant l'architecture des lieux, la disposition des pièces et un gigantesque foyer de pierres qui s'ouvre à la fois sur la réception et la salle à manger.      
http://www.aubergemarieblanc.com/

...Elsie Reford, l'âme des Jardins de Métis !

Les Jardins de Métis m'ont conquise dès la première visite!  Ils sont uniques dans leur exubérance, leur richesse, le respect de la nature qui les entoure.  Ils jouissent d'un micro-climat en bordure du fleuve devenu presque mer à ce niveau.  Nous y avons passé une journée il y a deux ans sans parvenir à tout voir et nous étions à la fin septembre!!!  Je rêve d'y retourner encore et encore.  Cette fois-ci, juste avant de prendre la route de la Matapédia à Mont-Joli, nous avons fait le détour de quelques kilomètres jusqu'aux jardins de Grand-Métis, le temps de me procurer des graines de semences.  Leurs pavots bleus du Tibet me fascinent et j'habite dans un climat assez froid pour tenter l'expérience. 

Depuis ma toute première visite, l'âme fondatrice de ces jardins, la belle Elsie Reford m'intrigue et me fascine. Ce qu'il a fallu d'amour, d'entêtement, de persévérance, de passion absolue, pour créer ce lieu enchanteur!  Dans la cinquantaine et en convalescence, son médecin lui conseille de s'adonner au jardinage, activité moins aventureuse que l'équitation, la chasse et la pêche au saumon qu'elle pratiquait depuis sa jeunesse.  En 10 ans, elle créera donc les jardins sur le domaine de 20 hectares entourant la Villa Estevan.  La villa n'était au départ qu'un camp de pêche jouissant d'une vue exceptionnelle, mais érigée sur un sol très peu propice au jardinage. Malgré de fortes allergies, elle mit la même ardeur à créer ses jardins qu'elle en avait mis plus jeune à s'impliquer politiquement et socialement à Montréal où elle habitait avec sa famille.  Les femmes se devaient selon elle, d'aller au-delà du simple bavardage et de s'impliquer dans les grands enjeux de leur époque, ce qu'elle fit.  Dans ses jardins, elle dut re-créer un sol propice à chaque plante et elle entreprit de collectionner des espèces inconnues dans cette région. Devenue horticultrice chevronnée, elle publiera plus tard dans différentes revues spécialisées.

Cette pionnière du début XXe (1872-1967) fait partie du panthéon, pas très peuplé, de mes héroïnes.  Issue d'une famille très riche, bien mariée, elle aurait pu "se la couler douce", mais pour peu que l'on s'approche d'Elsie, on se rend compte qu'elle attendait bien plus de la vie et d'elle-même.  Certes, elle avait bénéficié d'une éducation et d'une instruction à la fine pointe de son époque, elle avait voyagé et appris plusieurs langues.  Les chances ne sont pas égales pour tous mais elle, contrairement à d'autres, aura su tirer parti de tous les avantages reçus et laisser en partage une oeuvre exceptionnelle: "Les jardins de Métis" à Grand-Métis, Québec.

Ce qui me trouble un peu, c'est que 77 ans après la naissance d'Elsie, j'entrais à l'école primaire catholique francophone de mon village.  On allait tenter de m'y convaincre de la nécessité d'obéir sans répliquer, de respecter les lois édictés par l'ordre établi (à l'époque les curés et Duplessis), de me conduire comme une bonne fille.  On allait aussi m'y taxer d'orgueilleuse et de tête croche parce que je regimbais!!!!!

http://www.jardinsdemetis.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Elsie_Reford

mercredi 25 août 2010

...de retour encore une fois !

Ces images parlent d'elles-mêmes.
Deux journées de pêche au saumon à la rivière Petite Cascapédia.
Un forfait réservé depuis plusieurs mois, donc une autre randonnée à travers nos régions québécoises.  Revu le Bas St-Laurent sous le soleil d'août.  Les champs de céréales dorés quadrillaient le paysage pendant que des moutons blancs couraient les eaux bleues du St-Laurent.  Via la Matapédia et la baie des Chaleurs, nous sommes remontés jusqu'à l'accueil du Zec de la Petite Cascapédia.
Pas de saumon (j'en ai vu sauté un) mais 2 superbes et délicieuses truites, - ma pêche a fait la fierté de l'homme de ma vie!


Une rapide découverte du Nouveau-Brunswick, - quelques heures à Bouctouche pour visiter des amis - et retour via Edmunston et leTémiscouata.
Ce qui nous a permis d'admirer le lac Témiscouata (une longue beauté de 40 quelques kilomètres admirée sous la lune puis dans les brumes du petit matin.
Et de découvrir l'Auberge Marie Blanc à Notre-Dame-du-Lac dont je parlerai un jour prochain.

Tout ça en un peu moins d'une semaine!  Du condensé!

lundi 9 août 2010

...l'entrée en Résidence !

L'été 2010 n'aura pas été que chaud et humide, ç'aura été aussi l'été des grands changements!
La maladie de D et son décès ont bouleversé ses proches et provoqué le déménagement de tante G qui cohabitait avec elle.
Les derniers jours ont été consacrés au déménagement de G dans une résidence pas très loin d'ici et à l'aménagement de sa nouvelle chambre, heureusement grande et lumineuse.  G est une femme de soleil et de lumière, donc 3 couches d'un jaune très pâle (Meringue royale, nom du fabriquant) vont lui assurer un certain soleil même durant les journées sombres.  Sa salle de bain d'un blanc immaculé nécessitera un changement de lavabo et de vanité, de la pharmacie aussi.  Nous devrons nous entendre avec la direction de l'endroit. 
Diagnostiquée de la maladie d'Alzheimer, G n'en présente que les premiers symptômes.  Nous allons veiller sur elle de très près comme nous l'avons fait avec maman il y a quelques années.  C'est un choix d'amour donc pas si difficile que ça.  Il y a l'expérience acquise et les paroles du poète Christian Bobin qui a vécu la même chose avec son père!
Le plus difficile c'est l'existence même de cette saleté de maladie qui nous prive peu à peu de communiquer avec ceux qu'on aiment, et qui les privent eux de leur histoire personnelle et de liens à tisser.  Encore aujourd'hui, je hais cette maladie!  Je ne suis pas parvenue à faire la paix avec elle!  Est-ce que ça viendra un jour?  Je n'en suis pas si sûr!  On verra bien.

lundi 2 août 2010

...supposer le problème résolu!

J'aime l'auteur Dany Laferrière, tous mes proches le savent....  Ce matin, invité à l'émission "Des kiwis et des hommes" où l'on discutait des problèmes et des difficultés des immigrants, il a eu ce mot:  "Pour emprunter aux mathématiques, on devrait se dire: "Supposons le problème résolu...", et voir alors comment on y est parvenu."
Une manière hautement positive de trouver des solutions que celle d'assumer "le problème résolu"!
Je vais m'y essayer lorsque le prochain problème sérieux se posera!  J'ai presque hâte!