dimanche 17 août 2008

......bloquage!

"..blocks are an essential aspect of the creative process; they often arise from a condition of being out of touch with some important aspect of the creative self. They create a temporary freeze in the ongoing work, so as to give the person the time and motivation to allow new elements to enter in and enrich the work. Sometimes, view it as a message from the self to the self that one may have become too narrowly focused and may need to restore contact with basic rythms and processes. " (Betty Kronsky, Art psychotherapist)

J'en suis là et c'est difficile! Le "too narrowly focused" me convient particulièrement bien!

...la voici!


À la porte de mon atelier, 20 pas du jardin (2 sauts pour elle), voici l'objet de mon admiration et la cause d'une récolte potagère pitoyable! Disons que sa beauté compense!
JL m'a averti qu'elle était là. J'ai pris ma caméra, entrouvert puis carrément ouvert la porte de l'atelier caméra en main. Elle m'a longuement regardé, a brouté par-ci, par-là comme pour me distraire, m'a regardé à nouveau, puis s'est éloignée lentement sous le couvert des arbres!
Une distraction bienvenue!

vendredi 15 août 2008

...créativité...

"Creativity is a sudden cessation of stupidity!", une phrase superbe qui sous-titre le blogue de Shan. C'est court et ça porte! J'adore! Et j'y pense: cette phrase devrait être gravée au fronton de tous les parlements et officines gouvernementales du monde entier, devrait figurer en préface de tout programme électoral. Ça nous changerait!

En fait, créer devrait être un synonyme de vivre! Il y a une différence entre "vivre" et "survivre"!
On en parle pas assez, mais je crois ferme que la créativité est un besoin fondamental de l'être humain, ce à quoi il doit son évolution jusqu'à un certain point... Le bémol, c'est du créateur lui-même qu'il naît lorsqu'il oublie qu'il est aussi et d'abord un être social qui vit parmi et avec les autres! L'importance du lien entre soi et les autres!

Lors de mes ateliers, j'ai pu observer "live", l'effet de la créativité sur des gens de tous les âges et milieux. À tout coup, un lien s'établissait dans le plaisir et parfois la difficulté de créer. "Lien", "résonance" sont des mots d'ouverture qui se situent à l'opposé des préjugés et des opinions toutes faites.

Merci Shan!

...frustration grandissante....

Un de ces jours où le taux de frustration monte...

1. Toute la semaine, j'ai attendu la livraison d'une table à dessin et d'une toile (De Serres en ligne). Ça veut dire être à la maison ou à proximité pour recevoir les colis. La commande date de la fin juillet.... et nous sommes le 15 août! C'était un premier essai cette commande pour vérifier le service! Oh well!!!!! J'avais aussi placé au début d'août une commande chez Curry's que j'ai reçu cette semaine!

2. Ce matin, sous les rayons du soleil, j'ai revu dame chevreuil qui pillait allègrement le jardin. Elle est ronde et son poil bien luisant! Je suis contente pour elle, moins pour mon jardin!

vendredi 8 août 2008

...Chagall


Retrouvé cet extrait d'une conférence que le peintre Chagall donnait à Chigago: "Tout peut changer si nous prononçons le mot Amour sans honte... C'est en lui que réside l'art véritable; c'est ma technique, ma religion, l'ancienne et la nouvelle religion, qui nous a été transmise des temps les plus reculés. " "Faire aimer ce qu'il aime", telle est l'aspiration profonde du peintre.

Du coup, j'ai sorti mes albums et regardé les reproductions de ses tableaux. Que de joie, de liberté, de simplicité, d'amour en fait dans ses oeuvres. Tant de fraîcheur et la couleur qui chante sous son pinceau. Ça change des grands mots en "isme" qui foisonnent dans le monde de l'art. Bizarrement, les très grands semblent se foutre royalement des diktats des froids théoriciens de l'art.
En ce qui me concerne, entre deux toiles, je vais me payer le luxe de faire un tableau "d'après Chagall"; j'y apprendrai bien plus que dans tous les cours! Et puis, j'ai le goût de me vautrer dans son univers coloré.
Je retrouve les maîtres comme des amis très chers. Comme si c'était hier...

jeudi 7 août 2008

...seule ou avec l'autre!


L'homme de ma vie est revenu de son expédition de pêche, heureux de ses découvertes et de ses rencontres. Le nord de l'Abitibi lui était inconnu et....la dimension de ses dorés aussi (pour nos cousins français, ce poisson est le sandre)! Comme de mon côté, j'en avais profité pour me remettre à la peinture, nous avions plein de choses à nous raconter. Nous nous séparons rarement et chaque départ demande un effort de raison!

Depuis 25 ans, nous vivons ensembles la plupart du temps dans une très grande harmonie. Il aime son autonomie, moi la mienne. Deux êtres debout face à la vie, la main dans la main: mon plus grand rêve s'est donc réalisé! Ce qui ne veut pas dire que nous connaissons tout l'un de l'autre. Il m'intéresse toujours et c'est réciproque je crois!

Le récit de son dernier voyage de pêche m'a donné le goût de m'y remettre!

mardi 5 août 2008

...Henry Miller

"Peindre, c'est aimer à nouveau". C'est le titre d'un ouvrage d'Henry Miller, un de mes coups de coeur de jeune femme!

En 1972, j'avais lu toute l'oeuvre parue de Miller sauf ce livre, introuvable dans les librairies et à la maison d'édition. J'avais donc décidé de chercher chez les vendeurs de livres d'occasion. À Paris, près du Jardin du Luxembourg, j'ai enfin trouvé un exemplaire de l'édition originale illustrée d'aquarelles de Miller. J'ai payé et suis revenue porter un bouquet de violettes à la vendeuse tellement j'étais ravie!

Dans les mois qui ont suivi, j'ai lu, relu et re-relu ce livre bien des fois. Miller y parlait de son rapport à la peinture avec sa liberté et sa vigueur habituelle. J'ai fini par le prêter et ne l'ai jamais revu! Mais le titre seul a toujours pouvoir de me rappeler ce qu'est vraiment le geste de peindre pour moi!

...des papillons pour accéder au bonheur!

Ça y est, j'ai recommencé à peindre... après une dizaine d'années! Il était temps.
J'ai retrouvé intact la paralysie devant la toile. Le premier jour, carrément, j'avais la chienne! Maintenant, le processus semble enclenché, s'affirme de jour en jour.
Je suis toujours divisée entre la hâte de reprendre les pinceaux et la peur! À chaque matin, je ressens très fort cette dualité.
J'en suis arrivée à penser que peindre pour moi, c'est une manière comme une autre d'exercer mon courage.
Je viens de passer 6 jours toute seule dans la forêt et ça a aidé. Être seule ici, entourée d'arbres sous la pluie, m'a été bénéfique. J'ai retrouvé des coins de moi longtemps négligés.
Allez, au travail!

dimanche 3 août 2008

...Millenium tome 1 - Merci Stieg Larsson!


Je me méfie des engouements, du battage médiatique. L'achat du tome 1, je l'ai fait d'une manière rationnelle, histoire de voir de quoi tout ça retournait.

En trois jours (et nuits), j'ai traversé "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", en retenant ma monture, pour en jouir le plus longtemps possible. Et j'ai aimé Stieg Larsson de nous avoir laissé son "Millenium".

Eh oui, les correcteurs ont eux, laissé filtré des fautes de syntaxe et d'orthographe... Je le déplore parce que j'aime les choses bien faites, mais quelque part, je m'en fiche complètement tellement le plaisir de lire a été de taille. Dès que possible, je me procure les 2e et 3ème tomes. Les traducteurs ont parait-il fait un bon boulot et ont su conserver le style propre à l'auteur.

Les personnages ont de la substance, (Lisbeth Salander, Mikaël Blomkvist entre autres) et continuent à vivre en nous longtemps après que le livre soit refermé (bon signe!). Une intrigue totalement imprévisible, pleine de rebondissements. Une enquête intelligente. Des prises de position sociales en concordance avec l'engagement de Stieg Larsson lui-même. Pas de racolage inutile, juste les faits sans complaisance. J'ai particulièrement apprécié que l'auteur prenne son temps, qu'il installe les lieux, les personnages. Je crois qu'il a surtout eu beaucoup de plaisir à écrire cette histoire. Cette lecture a fait revenir un feeling de mes années d'équitation: l'impression qu'on a sur un cheval que l'on retient pour qu'il se réchauffe et à qui on laisse ensuite peu à peu les rênes. C'est sur ce rythme que s'effectue la lecture de "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes".

Pour ceux qui l'ignorent, Stieg Larrsson est mort en 2004 d'un infarctus après avoir remis ses trois manuscrits à l'éditeur. Il avait 49 ans.

Stieg Larsson a été très actif dans la lutte contre le racisme et l'extrême droite suédoise. Au milieu des années 80, il a participé à la fondation du projet “Stop au racisme”. De 1999 jusqu'à sa mort subite en 2004, il fut éditeur en chef du magazine EXPO.

À suivre:
Tome 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette.
Tome 3: La reine dans le palais des courants d'air.

vendredi 1 août 2008

...fini le jardin potager!

Ma charmante dame chevreuil est revenue et a bouffé les haricots, les betteraves, le persil italien, les concombres et les courges. Et quelques autres petites broutilles! Heureusement, les tomates, le basilic et les fraises sont hors de sa portée sur la terrasse arrière à 4 mètres du sol. Alors j'ai pris la décision de ne pas insister. Je cultiverai les herbes, médicinales et autres. Le persil italien ira rejoindre le basilic sur la terrasse! Il n'y aura pas de guerre!

Un clin d'oeil: elle s'est empiffrée du persil italien et a laissé intact le persil frisé qui poussait par erreur tout à côté. Je suis bien d'accord avec elle sur ce point! Vive la vie en forêt!