mardi 4 janvier 2011

...Un tel appétit de vivre !

Je m'enfonce à nouveau dans l'oeuvre de Henry Miller presque goulûment et je me dis: "Déguste, vas-y à petites doses. Prends le temps!"  J'aime ces voyages dans une oeuvre littéraire chouchou.  J'aime revisiter plus en profondeur ce que j'ai déjà découvert.  Bénéfice marginal à l'aventure: ça aide à prendre la mesure de l'évolution, des changements personnels survenus depuis la première lecture .  Pour le moment, je continue à lire Henry Miller on Writing, comme une sorte de prélude à mes retrouvailles avec ses deux Tropiques et sa Crucifixion en rose.

Henry Miller on Writing, ce sont des extraits de l'oeuvre de Miller dans lesquels il nous parle de l'art d'écrire, de comment il est devenu écrivain, de son excitation de toujours pour les mots, des livres qui l'ont influencé, du lien entre sa vie personnelle et son oeuvre.

Il y a, dans ce monde, tant de choses à découvrir, à re-découvrir. Quand j'y pense, je me sens un tel appétit de vivre!  Ça me donne envie de prendre bien soin de moi pour continuer très longtemps à m'aventurer dans des univers inconnus.  M'imprégner de la vie sous toutes ses formes et tout le temps. 
Comme si toutes mes gourmandises s'étaient réveillées d'un seul coup !

Pour me forcer à y aller mollo, je lis en parallèle le dernier livre de Yann Martel, Béatrice et Virgile.

lundi 3 janvier 2011

...Henry Miller au Sel de la Semaine (1 sur 6) !



Première partie de cet interview.  J'avais 16 ans, j'étais déjà conquise par la simplicité, la liberté et la vérité qui émanait de cet homme!

...une belle année toute neuve!

D'abord mes voeux.  À vous tous, santé, intensité et plaisir à vivre. 
Autant  j'ai des réserves sur l'aspect commercial gnan-gnan des fêtes, autant je reçois coeur ouvert une belle année toute neuve, remplie de potentiel !

Surtout que l'autre, l'ancienne, 2010, s'est terminée en beauté.  Moi qui ai toujours eu le Noël tristounet, qui l'ai souvent vécu grippée (parce que j'avais pris en grippe tout le tralala obligatoire qui l'entoure faut croire), eh bien, cette année, une euphorie du tonnerre m'a animée tout au long.  À deux reprises, j'ai rencontré la famille, les ami(es), j'ai cuisiné pour eux avec grand plaisir et beaucoup d'amour.  C'était simple mais si réchauffant.  J'ai réussi à gommer les chagrins de mon enfance et les autres Noël tristes!  Tout le monde en vit de ces Noël-là, mais certains s'en accommodent mieux que d'autres.  Tout du long, l'allégresse m'a portée.  Je l'ai accueillie sans la questionner!  Et j'espère qu'elle se repointera en décembre prochain!!!
...
J'ai relevé le défi de Femme Libre: lire 52 livres dans l'année.  Pas trop difficile, les livres me passionnent, m'ont sauvée, inspirée, divertie, etc.  À trois ans, j'imitais ma grand-mère qui suivait, index et auriculaire pointés, les lignes de son journal quotidien.  À six ans, j'étalais le journal par terre pour déchiffrer, accroupie, ce que je pouvais.  J'ai tant découvert grâce aux écrivains qu'ils sont devenus mes amis.... et ça continue!
Je lis de tout, sur tout... ou presque!  Romans, essais, biographies, livres d'art, d'histoire, de géographie, etc.
J'ai appris l'anglais en lisant les sagas de Michener.  De fait, je lis l'anglais bien mieux que je ne le parle!

Côté lecture, l'année commence en grand.  Je re-découvre Henry Miller, l'amour littéraire de mes trente ans, à travers ses écrits sur l'écriture, la création!  J'en reparlerai, lorsque la fébrilité aura fait place aux idées claires.  Ce qu'il écrivait en 1928 me sidère....  Pour vous donner une idée de l'homme, voici une traduction libre des Lois qu'il s'était fixées en période d'écriture (1932):
  1. Travailler sur une chose à la fois jusqu'à ce que ce soit terminé
  2. Ne pas commencer de nouveaux livres et cesser d'ajouter du matériel supplémentaire à celui qui est en train.
  3. Éviter la nervosité.  Travailler calmement, joyeusement et sans arrêt sur l'ouvrage en train.
  4. Travailler en accord avec mon programme de travail et non en suivant mes états d'âme.  Cesser d'écrire à l'heure fixée.
  5. Quand on ne peut pas "créer", on peut toujours "travailler".  (J'aime tout particulièrement).
  6. Cimenter un peu plus chaque jour, plutôt que d'ajouter de l'"engrais".
  7. Demeurer un être humain: garder de l'espace pour voir des gens, des endroits, prendre un coup si ça me tente.
  8. Ne pas me traiter en cheval de trait.  Travailler avec plaisir.
  9. Sortir du programme fixé lorsque j'en ai besoin, mais retrouver ce programme dès le lendemain.  Au travail: concentration, épuration.
  10. Oublier le ou les livres que je souhaite écrire.  Me concentrer sur celui que j'écris.
  11. Écrire, passe en premier.  Peinture, cinéma, musique, amis, tout cela vient ensuite seulement.
S'ajoutent à ces Lois, un programme quotidien, des listes de projets à court, moyen et long terme.
Une fois, toutes ces structures en place, Miller se mettait au travail dans un style totalement libre, presque débridé par moment.  Il me fait aussi mesurer tout le travail de fond, de préparation qui structure le premier jet d'un livre.
Lui qui a été qualifié par certains, d'auteur porno (c'était il y a plus de 50 ans), se révèle aujourd'hui un des immenses écrivains de sa génération.

Bonne journée à vous!

mercredi 22 décembre 2010

...un Noël unique à vous tous!

À vous tous, que je lis et qui venez me visiter, je souhaite un Noël rempli de sens, un Noël unique pour des personnes uniques!
Il y a toutes sortes de Noël selon les circonstances.  Des plus tristes aux plus folichons, en passant par ces Noëls où nous apparaît le sens profond de la vie au fil d'une parole, d'un geste, d'une rencontre!
Il y a toutes sortes de manières aussi de présenter ses voeux pour la Noël.
En pensant à vous tous mes aminautes, il m'est venu un bouquet de souhaits magiques et chaleureux qui s'adapteront à la réalité de vos vies!  Le tout assaisonné de santé, de force, de courage, de joie de vivre et de surprenantes découvertes tout au long des mois à venir!

En pensant à vous tous, merci d'être là, et trois mots tout simples
"Je vous aime!"

jeudi 16 décembre 2010

...Noël !?!?!?!

J'en ai ras le bol des publicités de Noël, des obligations qu'on tente de nous enfoncer dans la gorge à chaque année.  Encore un peu, dépenser, consommer, relèverait du geste charitable envers l'économie du pays! Je me refuse à cette manie de la consommation qui tue l'Esprit (le nôtre et ceux de nos enfants).
Je me refuse à ses dépouillements d'arbre de Noël qui laissent les petits ensevelis sous une montagne de cadeaux mais toujours insatisfaits!

Je ne suis pas très "Noël" vous l'aurez deviné !  Je n'ai jamais compris qu'on puisse officiellement consacrer ce temps de l'année à l'Amour, au partage, à la rencontre de ceux qui nous sont chers, aux petites surprises, aux belles folies! Noël, ce devrait être à l'année longue! Ma mère, très peu Noël elle aussi, nous disait: "Noël, c'est quand vous venez me visiter quelque soit le jour et le mois! Le reste........!"  À son image, plutôt que de me garrocher à Noël, j'essaie d'étaler la fête toute l'année, à travers des gestes de tendresse, de surprise!  Faire de l'émerveillement et de l'amour, un pain de tous les jours à partager avec mes proches, voilà ce qui me parle! Voilà ma manière à moi d'être Noël.... elle en vaut bien d'autres!  C'est pourquoi, à l'année longue, trône sur la cheminée une couronne de Noël, décorée de houx et de fruits rouges!

Si j'étais une fée, j'offrirais aux jeunes enfants le Désir, il stimule si bien l'Imaginaire et le Rêve!  Aux adultes aussi, tiens!  Et une pleine pochetée de Temps pour chacun d'eux, à dépenser selon ses désirs!

Ce que je conserve de Noël ?  Le dîner traditionnel du "temps des fêtes", où j'aime répéter les gestes de ma mère, de ma grand-mère en y ajoutant un petit quelque chose de moi!   C'est que voyez-vous, la nourriture traditionnelle en plein été, c'est un peu lourd ! ;-)

dimanche 12 décembre 2010

...un clin d'oeil!

Reçu d'une jeune femme pétillante que j'aime particulièrement, cette petite histoire! 

La fée et le rat

Tu sais que la vie d'une femme EST un vrai conte de fées : Fée Le ménage, Fée la vaisselle, Fée à manger, Fée les courses, Fée la belle, Fée les comptes, Fée pas la gueule... Et surtout Fée pas chier !

Il y a maintenant la vie de rat pour les hommes :
Rat masse tes chaussettes, Rat bats le siège, Rat mène des sous à la maison, Rat pelle ta mère, Rat conte pas de conneries, Rat tisse le jardin, n'en Rat joute pas, Rat vive la flamme... Et surtout Rat mène pas ta gueule !

jeudi 9 décembre 2010

...Combattre pour nos enfants !



Merci à Jean-François Lisée d'avoir attirer notre attention sur ce vidéo.
Ensembles, on peut changer les choses !

mercredi 8 décembre 2010

... un cadeau très spécial !

Hier soir, rien n'aurait pu m'empêcher d'aller chercher un cadeau de la vie, surtout pas les rues encombrées de neige.  J'avais rendez-vous chez José Pascalet, peintre et professeur, de qui j'ai suivi les meilleurs cours de peinture qui se puissent, il y a de cela trop longtemps.  José est mort en mars dernier, il avait 82 ans.  Mort dans son sommeil.  Le genre d'homme qu'on imagine très mal mourir à petit feu dans un lit d'hôpital.

En tant qu'élève et amie, on m'a donné le privilège de choisir une toile.  J'ai eu peine à m'y faire sur le moment, tellement j'étais émue.  Une toile de celui dont j'admirais en plus de la technique, l'exigeante passion pour la peinture, le feu spirituel et une sorte de pureté, de droiture. J'ai choisi "Hommage à Hélios" une immense toile qui veillera sur nos nuits.


La photo, bien que très belle, rend mal la luminosité, la chaleur de l'oeuvre.  Cette toile s'est glissée dans notre lieu de vie sans heurt, comme le soleil se lève tous les matins. JL s'est empressé de déchiffrer les messages gravés, hommages à Hélios dieu-soleil !

De même, j'ai pu choisir un plus petit format.  J'ai aperçu "Les prés verts", et j'ai pensé à notre maison entourée d'arbres, à ces verts omniprésents en forêt, même l'hiver (merci les pruches, épinettes, sapins!), je me suis laissé gagner par l'immense douceur de cette petite toile.

À travers ses oeuvres de José, je sentirai encore davantage sa présence. Je sais qu'il m'incitera à me remettre au travail...il savait être sévère aussi!

S'il est arrivé que je laisse le regard des autres ou ma propre peur faire un peu trop la loi dans mon atelier, je sens qu'en 2011, ce sera différent!

Merci José Pascalet (1928-2010)
À un de ces jours, pas tout de suite, j'ai encore bien trop de pain sur la planche!

samedi 4 décembre 2010