J'ai appris à apprivoiser l'hiver! Ce fut long mais c'est chose faite! Ça ne m'est pas naturel de jouir du froid. À chaque automne, je dois me rappeler combien la neige est belle, que les glaçons me font rêver, que j'adore les cris joyeux des enfants qui glissent et que les jeux de cache-cache de mon bichon qui disparait dans la neige fraîche me font bien rire. À force de souvenirs, je finis par glisser tout doucement du côté de l'hiver! Les arbres sont nus mais le bleu éclatant du ciel d'hiver les met en valeur. La terre se repose bien confortablement sous la couche de neige. D'une certaine manière, le temps ralentit et... j'apprécie!
J'en profite pour marcher vers l'intérieur, réfléchir, planifier, me reposer. En jouir totalement quoi! Le temps des conversations prolongées, le temps de rêver aussi!
J'adore les saisons, les changements de rythme qu'elles nous imposent! Souvent je me dis que je suis déjà en quelque part dans l'automne de ma vie et que l'hiver viendra obligatoirement avec ses difficultés et ses joies. Chaque chose en son temps, disait Angèle. (Un jour je vous raconterai Angèle.)
Il y a de quoi espérer pour l'avenir. Je vous laisse sur une histoire vraie.
Un de mes petit-fils a 5 ans, il est en maternelle. Cette semaine, un prof de son école lui demande s’il sait ce qu’il veut faire plus tard. « Oui », répond-il d’une voix décidée. « Tu veux être pompier peut-être? » insiste le monsieur. Et la réplique a fusé, qui nous a ému sa mère et moi. « Non, je veux être professeur! » C’est qu’il en rêve, qu’il se voit déjà être professeur comme d’autres rêvent de devenir rock star! À ma prochaine visite en librairie, je lui achèterai « Chagrin d’école » de Daniel Pennac… pour un peu plus tard. Il n’est très certainement pas le seul de sa génération à rêver autrement; il faut garder espoir!
Un petit gars qui peut passer d'une bataille rangée avec le Labrador familial à une période de concentration intense sur un illustré de biologie. À 4 ans, il a exigé que je lui explique le fonctionnement des neurones dans notre cerveau..... Je peux vous dire que, cette fois-là, Mémé a pédalé pour rapailler ses savoirs éparpillés. Je vous présente Raphaël!
