lundi 29 novembre 2010

mardi 23 novembre 2010

... le blues avec David Rotundo et son band!



Fabuleuse sortie samedi le 20 novembre. Cette dernière soirée du festival "Sutton en Blues", présentait le David Rotundo Blues Band.

Ne connaissant pas ce band, j'avais espéré une agréable soirée sans plus! Surprise de taille, on peut dire que le monsieur et ses musiciens m'ont jetée par terre.
Impossible d'être plus habités qu'eux par les rythmes du blues! Deux heures de spectacle énergique devant une salle enthousiaste et explosive!
Harmoniciste accompli, Rotundo envoûte par la subtilité de son jeu et à d'autres moments par son énergie et sa puissance! En plus de jouer de plusieurs harmonicas, il chante, danse, dirige ses musiciens et anime l'auditoire, n'hésitant pas à descendre dans la salle lors d'un solo particulièrement "blues"!

Je ne suis pas une spécialiste du blues, loin de là! J'en aime l'univers, les rythmes! Quand les musiciens eux-mêmes se laissent emporter et jouissent de leur musique en fusion avec la foule, ils laissent bien loin derrière eux l'industrie du show business!

À Val d'Or, les 2, 3 et 4 décembre au Bar L'Entracte, rue Perreault à 22h.

http://www.davidrotundo.com/

... Vivre à l'air libre !




Merci à Josée Blanchette qui m'a mise sur la piste.

Si vous voulez en savoir davantage:   http://www.enracontantpierrot.blogspot.com/

vendredi 19 novembre 2010

...Baiser, l'apanage des gens jeunes et beaux???

Un texte de quelques années que je dédie à mon aminaute Éléonore !

En sept-oct 2005, la photographe Karen Brett présentait lors du mois de la photo de Montréal, une exposition intitulée The Myth of Sexual Loss durant Le Mois de la Photo de Montréal.  Elle y présentait des corps vieillissants faisant l'amour.

Le texte qui suit répond à certaines critiques qui m'avaient pour le moins ulcérée.

Si l'exposition de Karen Brett pouvait seulement faire réfléchir un peu ceux qui croient leur belle jeunesse reine et maîtresse exclusive de la jouissance charnelle!!!! J'ai une mémoire du tonnerre qui me rappelle qu'avec le corps de mes plus jeunes années venaient les incertitudes, les angoisses, l'aveuglement, même une certaine arrogance. Maintenant, c'est différent! Je ne planifie plus, je n'attends rien. Je donne et je prends! J'ai 62 ans...presque, c'est vous dire que j'ai connu les interdits et les niaiseries religieuses des années 50-60 au sujet de la sexualité. Ça laisse des marques encore aujourd'hui. Quant à moi, j'ai compris, et il (ou elle) n'est pas né celui (ou celle) dont le jugement, fut-il esthétique, me privera de mes séances amoureuses. J'ai fermement l'intention de laisser mon corps marqué par le temps me parler aussi longtemps qu'il le voudra bien et je l'écouterai avec ferveur. En passant, mes petites filles apprécieront (elles le font déjà) une grand-maman vivante et vibrante jusqu'à sa fin! Se familiariser avec la vieillesse, c'est abaisser des barrières: face aux autres, et face à soi-même. Au fond, le problème n'est pas tant la vieillesse, comme notre rapport à la vieillesse. Entre ignorer, rejeter ou se laisser submerger par les affres du vieillissement, il y a beaucoup d'espace pour créer et recréer sa vie jusqu'à la fin. C'est la grâce que je vous souhaite à tous!

mercredi 17 novembre 2010

...Apprivoiser l'hiver!

J'ai appris à apprivoiser l'hiver!  Ce fut long mais c'est chose faite!  Ça ne m'est pas naturel de jouir du froid.  À chaque automne, je dois me rappeler combien la neige est belle, que les glaçons me font rêver, que j'adore les cris joyeux des enfants qui glissent et que les jeux de cache-cache de mon bichon qui disparait dans la neige fraîche me font bien rire.  À force de souvenirs, je finis par glisser tout doucement du côté de l'hiver!  Les arbres sont nus mais le bleu éclatant du ciel d'hiver les met en valeur.  La terre se repose bien confortablement sous la couche de neige.  D'une certaine manière, le temps ralentit et... j'apprécie!
J'en profite pour marcher vers l'intérieur, réfléchir, planifier, me reposer.  En jouir totalement quoi!  Le temps des conversations prolongées, le temps de rêver aussi!
J'adore les saisons, les changements de rythme qu'elles nous imposent!  Souvent je me dis que je suis déjà en quelque part dans l'automne de ma vie et que l'hiver viendra obligatoirement avec ses difficultés et ses joies.  Chaque chose en son temps, disait Angèle.  (Un jour je vous raconterai Angèle.)

Il y a de quoi espérer pour l'avenir.  Je vous laisse sur une histoire vraie.
 Un de mes petit-fils a 5 ans, il est en maternelle. Cette semaine, un prof de son école lui demande s’il sait ce qu’il veut faire plus tard. « Oui », répond-il d’une voix décidée. « Tu veux être pompier peut-être? » insiste le monsieur. Et la réplique a fusé, qui nous a ému sa mère et moi. « Non, je veux être professeur! » C’est qu’il en rêve, qu’il se voit déjà être professeur comme d’autres rêvent de devenir rock star! À ma prochaine visite en librairie, je lui achèterai « Chagrin d’école » de Daniel Pennac… pour un peu plus tard. Il n’est très certainement pas le seul de sa génération à rêver autrement; il faut garder espoir!
Un petit gars qui peut passer d'une bataille rangée avec le Labrador familial à une période de concentration intense sur un illustré de biologie.  À 4 ans, il a exigé que je lui explique le fonctionnement des neurones dans notre cerveau..... Je peux vous dire que, cette fois-là, Mémé a pédalé pour rapailler ses savoirs éparpillés.  Je vous présente Raphaël!

lundi 15 novembre 2010

...René Lévesque : 15 novembre 1976 au Centre Paul-Sauvé !



Plus de 10 000 personnes célèbrent la victoire de celui qui deviendra le plus grand premier ministre du Québec!  Qu'avons-nous fait de son héritage?

...C'était le 15 novembre 1976 !

S'étaient réunis chez nous, des amis et des amis d'amis.  Tous fébriles.  Quel serait le verdict?
Vers les 21h30, Bernard Derome le présentateur télé prononçait le célèbre "Radio-Canada prévoit, à 8h40 minutes que le prochain gouvernement du Québec sera formé par le parti québécois et que ce gouvernement sera majoritaire!"
Et ce fut l'explosion de joie pure avec les hourra et tout le tra la la!  Même pas le goût de célébrer en buvant un verre.  Pas dans l'immédiat en tout cas.  La joie, l'enthousiasme étaient trop intenses, ils occupaient tout le terrain!  Nous allions enfin le rêver et le construire notre Québec!

Dans un coin, affalé sur un divan, le frère d'une amie, semblait catastrophé, sonné, KO et légèrement ivre!  Sa femme venait de le quitter me raconta-t-il.  Et ce n'est pas le pire, ajouta-t-il !  Je suis avocat, un avocat libéral et je viens de perdre tous mes contrats du gouvernement!  C'est certain, je suis ruiné!
Son désespoir faisait peine à voir.  Un peu plus tard, sa soeur réussit à le convaincre de l'accompagner chez elle et de nous laisser à notre fête.

Nous avons ensuite regarder le grand rassemblement au Centre Paul Sauvé où René Levesque s'adressa à la foule et présenta ses députés.

Aujourd'hui, tout cela porte à réfléchir!  Et si on compare......

jeudi 11 novembre 2010

...la mollesse qui se joint à la corruption !

Il m'arrive parfois, comme pour prendre pied dans la journée à venir, de lire au saut du lit. 
Ce matin, entre toilette et déjeûner, j'ai dévoré l'entrevue du physicien Normand Mousseau dans le dernier numéro de l'Actualité. Titre: "Québec doit imposer ses conditions"  et en sous-titre: Il est possible d'exploiter du gaz de schiste et du pétrole au Québec en respectant les règles du développement durable, croit le physicien Normand Mousseau, spécialiste des questions énergétiques.  Mais il faut que ce soit rentable!  L'article est de François Guérard.

 M. Mousseau, qui publie ses jours-ci "La révolution des gaz de schiste" aux Éditions Multimondes, nous explique de manière limpide de quoi il retourne.  D'entrée de jeu, il déclare: Jusqu'ici les pouvoirs publics ont fait preuve, au mieux, de négligence, au pire, d'incompétence!  Dans ce dossier pourtant brûlant, l'immobilisme et la douteuse discrétion du gouvernement Charest étonneraient si on n'y était déjà habitué!  Ne lui en déplaise, les éclats de vierge offensée de madame la ministre Normandeau à "Tout le monde en parle" n'y changeront rien.

J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi la Colombie-Britannique retire de ses permis d'exploration des revenus de 4 000 à 10 000 dollars l'hectare, alors que, tenez-vous bien, le Québec vend ces mêmes permis 10 cents l'hectare?

Le professeur Mousseau suggère au gouvernement Charest:
  1.  d'imposer un moratoire sur les forages, ce qui permettrait une réflexion approfondie sur la manière de procéder pour explorer et exploiter, de fixer le niveau des redevances versées à l'État québécois et celui des indemnisations aux personnes touchées par les puits. 
  2. les redevances et les droits perçus par le gouvernement québécois seraient versés en grande partie dans un fond des générations lequel permettrait le moment venu de réparer les erreurs du passé et d'assurer l'avenir.
Je ne peux m'empêcher de souligner la mollesse et l'inertie du gouvernement actuel dans une période charnière de notre développement. 

Pourquoi brader les richesses de notre sous-sol alors que les besoins sont si grands ?  

Nous devons l'Hydro-Québec à deux hommes de vision et de courage: Adélard Godbout dans les années 40 et René Levesque quelque vingt-cinq ans plus tard.  La VISION & le COURAGE qui les animaient semblent avoir déserté les rangs de l'actuel parti libéral aux prises, à qui la faute, avec des scandales à répétition où collusion et corruption rythment la nouvelle.

Au jour d'aujourd'hui et n'en déplaise à ses détracteurs, Pauline Marois m'apparaît la plus qualifiée pour changer les choses au Québec.... À CONDITION QU'ELLE SACHE BIEN S'ENTOURER !
Elle a fait ses preuves dans le passé en dirigeant de main de maître plusieurs ministères et s'acquitte honorablement d'une tâche difficile et pour le moins ingrate, celle de chef de l'opposition officielle.

Se tenir debout, réfléchir, agir!  ...en attendant de voter aux prochaines élections!

vendredi 5 novembre 2010

...le retour à l'atelier!

J'ai la chance d'avoir un atelier à quelques mètres de la maison.  Un atelier qui non seulement cède la place au potager à compter de mai-juin, mais qui abrite durant cette période, mes outils de jardinage, quelques engrais verts, mes surplus de graines de semence, ma bicyclette et cette année, une grosse valise remplie de choses que tante G m'a prié de conserver pour Émilie et son premier appartement!  .....C'est dire qu'il y aura tout un ménage à faire pour réintégrer les lieux. 

J'ai renoué avec cet atelier ce matin en allant y imprimer des documents.  Les toiles laissées de côté au début de l'été sont toujours sur le chevalet, non terminées, avec les tubes de couleurs alignés tout près et les pinceaux à portée de la main.  Il n'en fallait pas plus pour que la gangue d'inertie qui m'emprisonne chaque automne fonde comme cire au soleil.  Je me suis sentie devenir le papillon qui sort de son cocon et déplie lentement ses ailes fripées.  J'ai besoin de ce feeling d'ébullition pour demeurer vivante.

Mon intense relation à la terre, aux plantes potagères, aux fleurs et arbustes, à la nature en général, semble pourtant suffire 6 mois par année....  Six mois où je n'ai même pas envie de sortir un cahier à croquis.  Six mois où j'emmagasine les sensations, un intense bonheur de vivre au ras des pâquerettes et de créer de la Beauté autrement.

Créer de la Beauté, voilà donc ce qui relie l'atelier au potager.  Ce qui lie la peinture, le jardinage et la cuisine!  Chercher, trouver, apprécier la Beauté, c'est la constante de ma vie!  Pour moi la Beauté, c'est ce qui agrandit le coeur, ce qui fait reculer toutes les frontières, l'union suprême avec le vivant!  Et la plupart du temps, ça n'a tellement rien à voir avec les normes de la beauté!!!!!

Du pain sur la planche pour les mois à venir, oh! que j'aime ça!