mardi 17 avril 2012

... sur fond de carré rouge, la vie continue!

Ce matin, j'ai attendu avant d'ouvrir la télé à RDI.  La Une: Tony Accurso arrêté.  Je n'ose croire que l'UPAC soit enfin passé à l'action.  Depuis le temps, toutes les traces ont été effacées en haut-lieu faut croire! D'autres arrestations sont à venir dont celle du maire de Mascouche à son retour de Cuba. 

À date, le PM et sa ministre de l'éducation n'ont pas réussi à briser la solidarité étudiante.  Je suis fière de nos jeunes. Alors qu'on les croyait centrés sur leur petit univers, il s'avère que les étudiants nous servent toute une leçon, de courage, de solidarité, d'intérêt pour le bien commun et de démocratie.  "Toute une expérience que vivent mes élèves et qu'ils ne sont pas prêts d'oublier!" déclarait un prof de sciences politiques. Car faut se le dire, ceux qui bénéficieront le plus de cette action de grève sont actuellement au secondaire, au primaire. Ce sont mes petits-enfants, qui contrairement à leur grand-mère, auront accès au Cégep et à l'Université.  La bataille est cependant loin d'être terminée.  Du côté gouvernemental, toutes les armes sont de mise, tous les coups sont permis pour mater les étudiants récalcitrants. C'est compter sans leur détermination, sans les appuis qui fusent de toutes parts.

À la télé ce matin, le père Benoît Lacroix, plus jeune que jamais à 96 ans!  À ses côtés, Gabriel Nadeau-Dubois l'un des porte-parole de la C.l.a.s.s.e.  Une connivence évidente entre ces deux-là et le regard que pose Nadeau-Dubois sur le père Lacroix est empreint d'admiration.  Aussi invité, le bouillant et très engagé, Dominic Champagne. Le sujet à cette émission de ce mardi: la marche du 22 avril, les notions d'engagement et de "bien commun"  Je me reconnais dans les propos de ces trois-là et me sens moins isolée dans ma forêt pourtant si belle de printemps.

Ce que je nous souhaite ce printemps?  Qu'un nuage de bon sens pénètre les bureaux du PM et qu'un moratoire soit mis sur la hausse des frais de scolarité jusqu'à ce que soit évaluée la gestion des universités.  Mon idéal, ce serait la gratuité scolaire pour tous selon les modalités suggérés par l'IREC dernièrement (** voir ci-dessous).  Mais là, faut pas trop rêver!!!!!!!!!!!  Que des élections soient déclenchées et vite, me semblerait plus réaliste!  On gage que le vote étudiant sera important?

Ce matin, j'ai senti le besoin de faire le point, de me vider le coeur avant de retourner à la pelle et au pinceau.  Parce que, oui, j'ai continué à peindre tout ce temps, à m'entraîner aussi.  J'ai besoin d'énergie et de muscles pour aller au bout de mes entreprises.
Mon dernier tableau:
BVI my love












** Proposition en cinq points de l'IRÉC  (Institut de recherches en économie contemporaine)
La proposition se résume en cinq points :

1) Toute personne qui réside au Québec a la possibilité de réaliser gratuitement 30 crédits à l’université, ce qui correspond à une mineure ou un certificat;

2) Les droits de scolarité pour les crédits universitaires excédant les 30 premiers crédits ne sont plus payés durant les études à l’université. Ils seront perçus par Revenu Québec à travers la déclaration d’impôt des personnes lorsqu’elles auront terminé leur formation universitaire;

3) Les droits de scolarité ne seront plus des dépenses admissibles dans le système de prêts et bourses. Le système de prêts aux étudiants universitaires sera aboli et tous les prêts seront convertis en bourses;

4) Le crédit d’impôt pour frais de scolarité et d’examen sera aboli;

5) Une contribution spéciale sera exigée des étudiants lorsqu’ils remboursent leurs droits de scolarité afin d’assurer le financement des couts de transformation des prêts en bourses et l’amorçage du nouveau système de paiement des frais de scolarité.

« En adoptant les mesures proposées, la société s’assure que les personnes qui auraient avantage à obtenir un diplôme universitaire décident effectivement de poursuivre leurs études à l’université. Par ailleurs, ces mesures permettent de contribuer à réduire la présence d’iniquités face à la fréquentation scolaire ainsi que les effets négatifs du travail sur la performance et la persévérance scolaire durant les études. Enfin, cette proposition diminuera de manière importante les montants que les étudiants et les étudiantes auront à rembourser à la sortie de leurs études », soulignent les chercheurs de l’IRÉC.

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