samedi 19 novembre 2011

...un ras-le-bol sérieux!

Peindre me fait du bien, profondément!
Peindre m'amène dans des lieux neufs, des eaux nourrissantes.
Au quotidien, je reviens de l'atelier énergisée, réconciliée, renforcie!

Merci pour les forces vives car il en faut et il en faudra pour un bon moment!

L'Espagne va probablement élire aujourd'hui un gouvernement de droite!  Les espagnols cherchent paraît-il celui qui remettra l'économie sur les rails.  Sans se questionner sur les causes profondes de ce marasme, sans surtout questionner la sacro-sainte mondialisation qui ferme les usines, rafle les matières premières et nous renvoie des babioles "made in...." à acheter "pas cher, pas cher et toujours moins cher"!   Le mot "esclave" a gagné - en catimini mais dans le concret - un nouveau synonyme, le mot "consommateur"!  Olé!

La mondialisation détruit ici et détruit là-bas!  Ceux qui en profitent remplissent leurs tristes poches et rejoignent les rangs grossissants des millionnaires et milliardaires!  Ceux qui en profitent, ce ne sont ni ceux qui travaillent pour un salaire minable, dans des conditions minables, ni ceux qui achètent ces babioles inutiles, ces vêtements mal faits, ces appareils ménagers qui ne durent pas, etc.... 

Saviez-vous qu'ici, au Québec, nous, contribuables, subventionnons certaines maisons d'édition de manuels scolaires qui ont vite fait de transférer leurs contrats en Inde?  Que pendant ce temps, nos gens d'ici, sont privés de travail?

Chaque semaine apporte son lot de pertes d'emploi ET son lot de magouilles, de collusion.  L'exemple vient de haut....  Tout est bon pour nous distraire de la triste réalité: un nouveau parti, une nouvelle querelle, des étudiants qui manifestent, d'autres qui s'indignent, des miroirs aux alouettes - style Plan Nord et gaz de schiste -  présentés à grands renforts de publicités. On nous arnaque avec panache et certains en redemandent.

...Mais qu'importe, Noël s'en vient avec ses sapins artificiels, ses lumières pas chères, ses décorations extérieures toujours plus grosses et bien gonflées, ses cossins ridiculement insensés qui coûtent si peu, ses listes de cadeaux à crédit, etc.

Ben moi, l'artiste, je débarque.  Advienne que pourra!
C'est avec seulement mes talents de peintre, de cuisinière, d'amoureuse, de maman, de grand-maman et d'amie que je célébrerai ce temps de l'année où on parle encore un peu d'amour et de fraternité!

Ma manière à moi de m'indigner et d'agir!

7 commentaires:

Barbe blanche a dit...

"Ma manière à moi de m'indigner et d'agir!"
et de choisir, où , à qui, et comment, je dépense mon argent, acheter n'importe quoi, juste pour acheter, c'est encourager les fermetures, les mises à pied, et autre démolition.
Le seul message que comprennent les possédants, c'est le bruit que fait la monnaie qui tinte sur leur contoir.
Je choisis d'acheter les produits d'ici, autant agricole que manufacturiers.
Une compagnie déménage sa production, grand bien lui fasse, mais, pour moi, il doit aussi, déménager ses points de vente, il m'a perdu pour toujours.
Ex.:cadbeurry,dans les années 70, ferme son usine de Montréal au Québec, pour produire en Ontario, hé bien depuis ce temp, plus un produit cadbeurry n'entre chez nous.

Marico a dit...

Et comment!
Je partage ton choix. Concrètement, il n'y a pas d'autre choix que d'acheter chez soi, que d'encourager nos gens.
Comment se fait-il qu'on ne comprenne pas? Et que les gouvernements se taisent!
Ce sont des milliers d'emplois d'ici qui se perdent, et en même temps que les emplois, la compétence, l'art de faire, se perd aussi. Nos filatures, nos manufacturiers de meubles, de vêtements, de souliers, etc... ont dû fermer leurs portes! Imagine, la préparation de nos manuels scolaires, beaucoup de livres et notre argent qui les subventionne aussi vont à l'étranger! À moyen et long terme, on se tire dans le pied! On en arrive à des absurdités comme manger des fraises mexicaines ou californiennes en juin alors que nos productions québécoises arrivent sur le marché.
Qu'une solution: Vérifier d'où vient ce que l'on consomme et agir en conséquence. Une belle résolution à appliquer dès maintenant!

Marico a dit...

En plus, on se prépare à vendre nos richesses naturelles, nos matières premières à vil prix!
Pourquoi ne pas préparer nos jeunes à la technologie qu'il faudra pour les exploiter intelligemment, longtemps, écologiquement ces richesses de notre sol?

Barbe blanche a dit...

Je n'ai jamais compris, comment, nous pouvions exporter nos matières premières , pour ensuite, comme des imbéciles, acheter, ces mêmes produits manufacturé par d'autres, qu'ont ils de plus que nous, que nous manque-t-il????
Étant jeunot, je regardais le bois quitter mon village, par plein bateau, et nous revenir dans les magasins.
Dernièrement, s'ouvrait une usine à bois, qui ferait, nous disait on, une deuxième et troisième transformation, je me suis alors dit, enfin, nous avons compris.
Quel ne fut ma surprise d'y voir sortr, des 2 x 4, des planches, pas transformés du tout.
Elle a fermé quelques mois plus tard, après avoir empoché subventions par dessus subventions...
Bon, je me tais...

ClaudeL a dit...

Personnellement, je n'achète plus les produits sur lesquels il n'y a que de l'anglais. Et il y en a de plus en plus.

Zoreilles a dit...

Bravo, tu débarques! Mais il m'a toujours semblé que tu n'étais pas tellement embarquée!

Pour ma part, ça fait longtemps que je suis pas (même de loin) le cortège de la surconsommation, beau synonyme à l'esclavage comme tu le disais si justement. Pas capable. Surtout au temps des fêtes, c'est le pire temps de l'année.

Je ne peux rien faire (à part m'indigner et dénoncer) pour notre or bleu (l'eau), nos rivières, nos terres, nos forêts, nos métaux précieux, qu'on vend au plus offrant sans les transformer, sans en tirer quoi que ce soit, mais pour prendre des décisions de consommatrice dans ma vie personnelle, tassez-vous de là que c'est moi qui mène!

On va décorer l'extérieur avec des bonhommes de neige. Y a rien de plus... authentique! D'habitude, c'est pas la matière première qui manque. Et c'est ma petite-fille qui sera contente, ça deviendra un « moment ». Mes cadeaux de Noël, le peu que je ferai, je les choisirai vendredi prochain, je descends à La Sarre, en Abitibi-Ouest, au Salon des créateurs, à la rencontre de gens tous plus formidables les uns que les autres. Je n'achète pas tout ce que je voudrais mais je peux à loisir échanger avec eux, me remplir les yeux, les zoreilles et l'âme de leur créativité, leur talent, leur bon goût, leur génie inventif. Ça se passe directement entre l'artiste ou l'artisan et le(la) consommateur(trice).

On est loin du « made in China » et de la frénésie du temps des fêtes. Je ne voudrais plus jamais revenir en arrière, je m'en souviens, à voir les autres aller quand notre fille était toute petite, dans les gros partys de Noël, sans vouloir comparer, j'étais là à subir cette folie qui ne rendait personne heureux. J'en avais quasiment des hauts-le-coeur derrière mon sourire résigné ♥

Je trouvais que ça leur coûtait cher en Simonac pour passer à côté de l'essentiel de même.

Anonyme a dit...

D'une recherche sur abies fraseri, ( s'agit-il du sapin de Noël si odorant acheté en 2009 ou nobilis) je suis parvenu sur vos sites, chères Québecquoises.
Heureux mais non surpris de voir " qu'ailleurs" des humains aiment véritablement la nature et partagent mes croyances sur le bien vivre en harmonie et simplicité sur notre terre.
Un Français anonyme. Joyeux Noël