jeudi 14 avril 2011

...tutti frutti!

Youpi!  Presque terminé les rapports d'impôt!  Une corvée où je trouve quand même un certain plaisir.  Le même que m'a souvent procuré mon travail dans les paperasses: ordonner les choses, la présentation d'un produit final bien fait, bien emballé.  Et j'apprécie, d'autant plus que tout ça est presque derrière moi!

Lunch avec mon amour de grande fille.  Une longue pause dans nos vies mouvementées.  Un échange mère-fille enrichissant au possible.  À recommencer plus souvent. Nous avons parlé d'amour, d'engagement, des enfants, de projets, de respect, de liberté.  Nous avons ri dans le bonheur d'un espace libre. 

Demain, je renoue avec la peinture.  Les toiles commencées m'attendent patiemment. J'ai hâte!  Comme le cheval qui sent l'herbe verte et l'air doux à la sortie de l'hiver!

On parle d'élections.  Hier, débat des chefs.  Après avoir constaté qu'aucun candidat (sauf Duceppe) ne répondaient aux questions pourtant claires, soumises par "les gens ordinaires" (quelle expression!), j'ai quelque peu décroché.  Le ridicule de la chose m'est apparue!  Dieu nous préserve des conservateurs dont le rigorisme et l'inflexibilité m'effraient. Qu'il nous préserve aussi des réponses floues et vaseuses!  Il me semble parfois assister à un grand show sans rapport avec la réalité quotidienne. J'irai voter, c'est certain, mais j'entends bien poser moi-même, au fil de ma vie quotidienne, les gestes conséquents avec les valeurs qui m'animent. Pffff, les élections!

Vu dimanche dernier "Des hommes et des dieux", le film.  J'en suis sortie épuisée, bouleversée, admirative.  Épuisée d'avoir lutté contre l'idée de sacrifier volontairement sa vie, bouleversée par la grandeur d'âme et l'humilité de ces moines qui se doutent bien du sort qui leur est réservé, admirative de leur force de caractère!
Un film de 2 hres, dont j'ai apprécié chaque seconde.  Pour ceux qui ne connaîtraient pas, voici le synopsis:
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour… Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

Continue la re-lecture de Soufi, mon amour.  Tant pis pour le Défi lecture.  Je trouverai bien moyen de me rattraper plus tard.


Merci pour le plaisir que j'ai à vous suivre sur vos blogues!  ...et bon printemps!

6 commentaires:

hpy a dit...

L'homme du lac (rien à voir avec le texte ci-dessus), le premier roman d'Indridason que j'ai lu. Il ne m'a pas tellement inspiré, je l'ai trouvé compliqué - surtout avec les noms islandais (et pourtant je connais leur système de noms) et je ne me rappelle même pas le dénouement. J'ai du mal le lire.

seb haton a dit...

Beaucoup de beaux sujets abordés dans ton message : famille, joie, dialogue, peinture, beau film, beau livre et gratitude...
En si peu de lignes, c'est agréable ;))
sébastien h.

Accent Grave a dit...

Élections: Je suis très peu intéressé. J'irai probablement voté, j'ai toujours voté mais j'avoue que je manque d'entrain. Au provincial, il y a Marois qui me tombe sur les nerfs! Bref, je m'éloigne de la politique populaire depuis quelque temps.

Du film. Je l'ai vu sur Internet, il était disponible! J'ai pas compris pourquoi. Je ne l'ai pas tellement aimé, je ne suis pas impressionné par ce sentiment de sacrifice que l'on retrouve chez certains individus. Je n'ai pas compris où cela menait, à quoi servait ce type de suicide.

Accent Grave

gaétan a dit...

Bon printemps

Zoreilles a dit...

Marico, tu sais présenter les choses sous leur jour le plus lumineux! Grâce à toi, les « enfarges » du quotidien, comme les impôts, cette campagne électorale, le débat des chefs de mercredi soir, s'enrobent de tendresse et de douceur quand tu nous résumes ton lunch avec ta grande fille et tes toiles qui t'attendent. Comme quoi l'amour et la créativité sont des antidouleurs naturels drôlement efficaces...

Le débat des chefs : Aussi inodore, incolore et sans saveur que cette campagne électorale qu'on subit présentement. J'irai voter, j'ai fait mon choix sans ferveur aucune, en procédant par élimination, je dirais que je vais voter « par défaut », sans conviction. Du bout des lèvres. Sans espoir non plus.

Des dieux et des hommes : J'avais vu le film en soirée de fermeture au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (c'est chez nous, ça!...) Un film attendu, à cause des nombreux prix récoltés, ce qui créée toujours des attentes. Je l'avais aimé, ce film, il m'a fait réfléchir beaucoup et longtemps après. Il m'avait amenée ailleurs, là où toutes les religions se rejoignent, s'entremêlent et se diluent, dans une humanité qui nous apprend encore que l'essentiel se trouve dans l'amour, le respect et la solidarité, seuls repères pour tenter de lutter contre la peur, la bêtise et le doute.

La finale est réaliste, d'ailleurs basée sur un fait vécu. C'est comme ça, la vie, qu'on le veuille ou non, qu'on l'admette ou pas. Mais ça m'a fait penser d'accorder moins d'importance à la destination finale qu'au chemin parcouru.

Dominique a dit...

J'ai bien hâte de voir ce film...
Un projet pour une soirée ou la forme sera au rendez-vous pour une sortie...

Bonne journée :)