lundi 21 décembre 2009

...les jours qui déboulent trop vite!

Il y a des moments où je plonge toute entière dans le moment présent et d'autres.... il court, il court le furet!  Ça a un peu à voir avec les fêtes de Noël, beaucoup avec ma résolution prise à l'avance de sortir des sentiers battus et aussi avec la fatigue qui s'ensuit!

Toujours est-il que les jours filent à la vitesse grand V!  Que dis-je "les jours"!  Les semaines, les mois, les années...  Il me semble que l'hiver n'est pas sitôt commencé que déjà l'été s'en vient!  Il faut dire que l'hiver, j'ai appris à l'aimer!  Et comme je me rattrape!  Sous mes nombreuses pelures d'oignons et mon casque de poil, les pieds et les mains au chaud, j'aspire à grandes goulées l'air pur et très froid de ces jours-ci!  Ce n'est pas très joli mon accoutrement mais diantrement efficace!

Je termine "Les chaussures italiennes" d'Henning Menkell.  À lire absolument. De Menkell, je connaissais surtout les romans policiers.  De ses romans (non policiers), j'avais lu "Tea Bag" qui m'avait ouvert bien des horizons!

Vous avez envie d'une belle voix, de bonnes chansons, d'être doudouné sans vous en fatiguer, de vouloir écouter encore et encore?  Ma découverte:  Chansons pour les mois d'hiver, de l'unique Isabelle Boulay.

lundi 14 décembre 2009

...l'Entraide 2009 avec l'ami Fred!

Impayable Fred Pellerin! Un coeur sur patte, des mots qui parlent et une incomparable simplicité! Merci d'exister Fred Pellerin!

dimanche 13 décembre 2009

...un rendez-vous avec



un tableau en cours....  On verra bien ce qui en adviendra! 
Je prends mon courage à deux mains et l'installe sur mon blogue pour contrer l'habitude de simplement les empiler dans mon atelier!!!  Pour la voir autrement aussi!

mardi 1 décembre 2009

...un bel éclat de rire !

..., un peu jaune sur les bords, en lisant la chronique de Foglia ce matin.
Pour ceux qui ne l'ont pas lu cette chronique, en voici un petit extrait où il commente le yogourt en bouteille que sa chérie vient de lui servir:
"Arrête, chérie, c'est des folies, tu sais bien, comment veux-tu entrer 10 milliards de quoi que ce soit dans une bouteille de 4 pouces de haut? Dix milliards, chérie, c'est six fois et demie la Chine. 
Pas très bon au goût, en plus. C'est pas les bactéries probiotiques. C'est la purée de framboises, ou de fraises qu'ils mettent dedans. La purée, mon amour. Notre grand dénominateur commun. Dans le yogourt, dans la bouffe, dans la vie, dans la culture en particulier, dans le roman, dans la musique, dans la télé, dans les chansons, dans le cinéma, dans l'orthographe. Tout est purée. Ne m'en sers pas le matin en plus, sacrament!" (Pierre Foglia, journal La Presse)

J'adore Foglia.  Il n'encule jamais les mouches, va toujours droit au fait, avec humour, colère parfois, toujours avec beaucoup d'énergie!

Aujourd'hui, je réinvestis mon atelier!  On verra bien!

lundi 30 novembre 2009

...enfin les flocons!

Il a neigé cet avant-midi.  Juste assez pour blanchir le sol et les toits, garnir les branches et souligner les herbages.  C'est qu'elle s'installe à petits coups bien délicats cette année la neige!  Elle se fait prier!  Dans notre village de montagnes, on s'inquiète, on trépigne! 
Ce n'est pas tellement l'arrivée prochaine de la saison de ski qui m'excite mais plutôt cette lumière de neige sur le paysage.  Je n'en ai jamais assez de cette lumière!  Une soif de mélatonine? Un mois de novembre inhabituel d'ensoleillement ne m'a pas rassasiée, au contraire!  Ma belle résignation au gris et à la pénombre des novembres passés, est disparue cette année devant les longues heures d'ensoleillement dont nous avons jouis tout au long du mois!  Mais il s'en viennent l'hiver québécois et sa neige; moi aussi j'ai hâte!  Et ce, malgré tous les inconvénients qui l'accompagnent.

Ce matin, nous avons croisé six chevreuils qui se sont empressés de disparaître à travers les sapinages.  Sans bruits, à grands bonds, la blancheur de leurs queues contrastant sur le vert des pruches et des épinettes.  Je suis comblée pour la journée!

jeudi 26 novembre 2009

...le grand ménage!

Pas les carreaux, pas le plancher ni les murs!  Rien de tout cela!
Un grand ménage dans ma tête, dans ma vie quotidienne!  Avec l'âge, les chances (et la tentation) de "mémériser" dans des sentiers déjà bien battus, sont plus grandes!  Et les sentiers battus pour confortables qu'ils soient, sont la plupart du temps ennuyeux!  Est-ce le gris d'un automne sur sa fin, la fatigue, une baisse de mélatonine ou une erreur d'aiguillage, j'ai l'impression de tourner en rond!  Et il faut que ça cesse....

Je pourrais descendre (je vis sur les côteaux de la montagne) au café du village, prendre un expresso, jaser, ce serait amusant... mais artificiel, peut-être même une fuite!  Alors je me rabats sur le programme de la journée: les courses (c'est fait), cuisiner du pâté au poulet et ranger livres et paperasses, sans oublier le "par çi, par là" quotidien!

Alors tu viens ou non????

Mais avant tout cela, je vais de ce pas, marcher longuement avec mon chien avant que n'arrive la pluie.  La marche, c'est parfait pour retrouver l'équilibre, sortir de sa bulle!  En marchant, penser à mon amie C. en séances quotidiennes de chimio cette semaine!  Ça, c'est tout un ménage qu'elle se paie ma Cricri chérie!

lundi 23 novembre 2009

...à l'heure de la chouette!

...vivre la nuit malgré le prix à payer le lendemain!  Vivre à l'heure des chouettes et des coyottes, j'aime bien de temps à autre.

Un beau weekend qui s'est achevé.  Lise, ma soeur Lise, est repartie après de biens bons moments passés ensembles.  Et dire qu'enfants.....
Nous avons parlé, joué, magasiné, mangé et rigolé!  Déjà devenues grands-mamans les filles d'Angèle! Il faut mutuellement se pincer pour y croire.

Samedi, je nous ai cuisiné une de ces bouillabaisses, c'était ma première fois !  Pour en avoir déguster à quelques reprises dans le sud de la France, j'avoue m'être un peu péter le bretelles.  Tout le monde s'en léchait les doigts, inclus l'Homme aux yeux brillants, celui de ma vie!  J'avais même concocté une rouille du tonnerre (vive M. de Vienne et ses épices) !  Il y a de ces repas préparés impulsivement, avec amour et....gourmandise qui s'avèrent de vraies réussites.

On nous avait promis du soleil.  Il n'était pas au rendez-vous et l'humidité froide a réduit en miettes nos projets de prolongement de la piste de raquettes en prévision de l'hiver... lorsque la neige finira par se montrer sérieusement le nez!

J'ai presque terminé "L'énigme du retour" de Dany Laferrière.  Je fais durer le plaisir avec la ferme intention de le relire à nouveau.  Livre magnifique d'un écrivain au sommet de son art.  J'ai pensé faire relier de manière spéciale mes livres préférés, ceux que j'amènerais avec moi au bout du monde...  Peut-être le ferais-je vraiment!   Sur ce, allez au lit!  Salut à mes ami (es) d'ailleurs qui eux voient le jour!

mercredi 18 novembre 2009

...le temps qui coule!

Si vite, il coule le temps qu'il me bouscule. Je voudrais du temps et tout l'espace qu'il faut pour mieux connaître ce, et ceux qui m'entourent!  Je n'en finis plus de découvrir et de m'émerveiller des mille visages de la vie. 
J'avais cru l'automne gris, il est ensoleillé comme jamais cette année. Le dernier record d'ensoleillement pour novembre, qui datait de 1978, a déjà été dépassé à la mi-novembre!!
J'avais cru la terre au repos, des plantes subsistent encore, même des insectes, qui s'éveillent au moindre soleil un peu plus présent qu'à l'accoutumée.
J'avais cru, comme à l'accoutumée en cette période de l'année, entrer dans ma phase annuelle de presque hibernation, mais je n'en finis plus de bouger.  Je manque de temps, je manque d'espace!  Mais je sais en même temps que tout est relatif, qu'une simple seconde contient toute la vie.

Bonheurs récents....
  • La rencontre d'une femme remarquable qui m'a raconté son histoire. À 40 ans à peine, elle ne peut plus DU TOUT manger normalement. On lui a diagnostiqué une maladie rare il y a quelques années. Elle se nourrit grâce à un tube installé de façon permanente lequel communique avec une veine importante. Sa nourriture (protéines, lipides, vitamines etc....auquel elle ajoute des médicaments) contenue dans un sac de plastique, elle l'ingère pendant ses heures de sommeil. Après le choc et la phase dépressive du début (joint à l'abandon de son conjoint), elle a repris sa vie en main avec ses deux adolescentes. Elle fonce et mord dans la vie autant que son état le lui permet. La rencontrer est un cadeau en soi. Elle qualifie aujourd'hui ce qui lui est arrivé de "bénédiction" tant cela lui a appris à vivre intensément le moment présent!
  • Le prix Médicis à un auteur passionnant: Dany Laferrière!
  • Jacques Parizeau, un grand monsieur à qui nous devons beaucoup, qui croit toujours au Québec, en même temps qu'il s'émeut du sort de nos enfants et qu'il déplore les faillites du ministère de l'Éducation ( à Montréal, plus de 30% des garçons ne terminent pas leurs études secondaires). Preuve vivante que l'esprit n'accompagne pas toujours les défaillances du corps, Jacques Parizeau signe à presque 80 ans son dernier ouvrage: La Souveraineté du Québec.
Plaisirs récents....
  • Le poulet au berbéré, de Philippe de Vienne.  http://www.epicesdecru.com/fr/recipe_view.php?rid=25&key=500a588d5e9c0ab93eef8d9707a682ab  Vos invités seront conquis.
  • Manaich zaatar, (Galette libanaise aux epices).  J'ai utilisé le zaatar acheté chez Épices de cru. Tellement bon, mais tellement bon...
  • La tête de mon amour reposant sur mes genoux tout en regardant le dernier épisode de "La Galère" mon émission télé favorite. Qui reviendra en septembre prochain, promesse de l'auteure.
Plaisirs anticipés....
  • Le dernier livre de Dany Laferrière, lequel sera en ma possession demain midi.
  • Le retour demain soir de mon amour.
  • Les nouvelles de mes blogueuses et blogueurs préférés.

jeudi 5 novembre 2009

...Shahrâzâd, raconte-moi!

Les jours sont, ou lents et vides de substance vivante, ou remplis à ras bord d’obligations, de fébrilité et… vides aussi de substance vivante. Je n’aime pas cela. Ce n’est pas dans l’ordre de ce que j’attends de la vie. De là à soupçonner qu’en cours de route, j’ai négligé, oublié ou renié des essentiels, il n’y a qu’un pas!

Je suis connue comme une bonne conteuse d’histoires ! Intéressante, amusante, avec de l’humour et une capacité réelle à ne pas me prendre au sérieux… lorsque je raconte aux autres, …parce que souvent, les mêmes histoires si j’osais me les raconter à moi-même, me feraient peut-être pleurer, tout au moins me laisseraient la gorge nouée et le cœur lourd. Je m’auto-dérisionne!

Une histoire, c’est l’évasion, la fuite, l’oubli. Je découvre que ça ne tient plus ce genre d’histoires si tout semble tourner à vide, si quelque chose cloche.

Je rêve toujours de raconter de belles histoires profondes, merveilleuses, de celles qui guérissent les plaies, apaisent le mal de vivre, redonnent goût à la vie. Des histoires qui soient comme un pain chaud lorsqu’on a faim et qu’il fait froid, comme un sourire chaleureux, un regard intéressé, lorsqu’on est seul! Des histoires qui font se tordre de rire!

Pour devenir bonne raconteuse d’histoires, il faut ne plus se raconter d’histoires à soi-même, et pour ce faire, d’abord s’en raconter une sans maquillage, ni garniture, ni complaisance : l’histoire de soi!

J’envie ces gens qui savent qui ils sont, qui promènent leurs certitudes avec eux… même si c’est pour se rassurer! J’ai, pour ma part, eu des dizaines de fois la certitude de m’être trouvée… avec sincérité et tout l’engagement dont je suis capable. M’ont suivie quelques amis qui me considèrent bizarrement comme quelqu’un de stable.

La vérité? Je haïs les classifications, la mise en boite. Le fil à la patte, très peu pour moi. Je rêve parfois d’arriver au port, à mon port d’attache, au pays qui est le mien!

« Homme, connais-toi! » Depuis des milliers d’années, au fronton d’un temple, les lettres gravées indiquent la voie. C’est là qu’il faut sans cesse recommencer.

Notre époque laisse peu de place à la recherche, encore moins à la réflexion, occupés que nous sommes à bien suivre les normes, à être du troupeau! La paix intérieure, apprise enfant dans le silence de la nature et des églises, et qui m’a servi de refuge dans les moments tragiques, voilà qu’elle n’a plus souvent place dans mon cœur inquiet, mon esprit préoccupé.

Notre siècle, notre temps, celui de la quantité et…des déchets! Des déchets qui pourrissent le corps et l’âme et toute la vie! Et on parle de « progrès »! Nous inventons, mais de toute évidence, sommes incapables de prévoir et d’assumer les conséquences de nos inventions.

Je veux m’arrêter, tout arrêter de temps à autre et prendre le temps de reconnaître ou de découvrir autour de moi, la beauté du tout-petit minuscule. J’en ai ras le bol des images fugaces, des idées filantes qui se perdent.

J’avais rêvé d’un Guide qui m’apprendrait la vie, l’univers, à comprendre le monde et les autres! Il y a eu Giono, Rilke, Bobin, Jung, Miller, Tournier… entre autre! Ensuite, j’ai voulu me prouver que je pouvais réaliser des choses, organiser, planifier, être efficace, réaliste, concrète, exigeante, dure envers moi-même et parfois envers les autres. J’ai appris que tout est possible à condition d’y mettre le prix. C’est au fond cela qu’il faut savoir : ce qu’on veut réussir et jusqu’où faire monter la mise! Ce qu’on est prêt à payer pour y arriver!

Quant au véritable Guide, il était là, je le portais en moi. Il lui en aura fallu du temps pour se faire entendre à celui-là! Peut-être attendait-il seulement que cesse le vacarme?

mercredi 4 novembre 2009

...une vie parmi tant d'autres!

Un de mes textes récents retrouvés au hasard d'un grand ménage et que j'avais presque oublié!

La vie comporte son lot de moments, de tâches, d’événements fastidieux. En fait, soyons honnêtes, la vie est surtout faite de ces moments-là, beige, sans relief, nécessaires… Comme faire le ménage, écosser des gourganes, épousseter, sabler des joints de plâtre, fendre du bois, faire l’épicerie, voir son garagiste, et j’en passe!


Dans les romans, pas question de ces moments-là qui font pourtant le gros de nos vies. Comme il n’est pas question dans les romans, de bavardages inutiles, de desserts ratés et de tous ces pas perdus qui jalonnent l'existence. Un roman n’est donc qu’un concentré bien arrangé, bien concocté pour exciter l’appétit du lecteur?  Pas tous les romans, mais un grand nombre d'entre eux!  La lectrice assidue et éclectique que je suis, s’étonne toujours de la grande beauté des héroïnes, intelligentes, racées et riches de surcroît, qui peuplent les best-sellers.

Merde, j’en étais venue à oublier la définition même de l’expression « best-seller ». « Meilleur vendeur », ça dit tout! Meilleur vendeur de rêve pour des gens ordinaires qui cherchent la beauté, la passion, l’amour, l’aventure, partout sauf en eux-mêmes! Alors pas étonnant qu’on ne parle jamais des gens ordinaires, ordinairement beaux, ordinairement intelligents, ordinairement simples et bons.  De ces gens de notre quotidien à commencer par celle qui me regarde dans le miroir à chaque matin !

Parfois, l’œil d’un artiste qu’il soit peintre ou photographe détectera leur beauté et la galerie s’en épatera… pour quelques instants, le temps de trois pas de danse et d’une pirouette médiatique avant de retourner aux stars, aux célébrités, aux très bien nantis merci, aux trésors des fabricants d’objets de luxe et aux promesses des chirurgiens, à ce et ceux qui se veulent hors portée du commun!

Tant qu’à s’intéresser à ce qui est hors portée pour se sortir du quotidien, jouons fort, jouons grand ! Les vraies stars sont là à portée d’œil et de savoir, juste au-dessus de nos têtes. Les galaxies et les nébuleuses du bout du monde aussi, et elles ont tout leur temps! C’est nous qui finirons par en manquer de temps! Voilà qui est à la mesure de ma soif et de ma quête… et tellement plus terriblement questionnant et troublant que le dernier best-seller de madame machin chose!

...à l'heure de l'hiver!

Eh oui, l'heure a retrouvé sa normalité, ce qui fait gagner, pour un temps, de la lumière au petit matin.  C'est le bon côté de la chose. L'autre facette, ce sont les fins d'après-midi.  Elles sombrent trop vite dans l'obscurité, et l'obscurité, je n'aime pas.  Ce n'est pas que le noir m'effraie, ce sont plutôt mes rétines qui refusent de s'y habituer. S'il n'en tenait qu'à moi, je vivrais sous les projecteurs, à condition de ne pas recevoir leurs faisceaux lumineux en pleine figure!
Lorsque que j'ai à sortir le soir, je m'empare mine de rien du bras ou de la main de qui m'accompagne.  Mes intimes savent et m'avertissent des obstacles. J'apprécie.

Avec la luminosité, même froide, du soleil d'hiver, je revis! À chaque fois, c'est comme si le monde renaissait devant moi! Bientôt, il y aura la neige et son manteau endiamanté au soleil glacé du petit matin. Je frissonne à l'avance, mais j'ai hâte!

Pour l'instant, le ciel est gris, les arbres aussi.  La forêt est silencieuse. Une ère de repos pour tous, qui force à la réflexion, à la lenteur.  Elles sont bienvenues après les éclatements et les exagérations de l'été.

samedi 31 octobre 2009

...enfin, une explication claire et précise!

J'ai été tellement soufflé devant la clarté et la simplicité de ces propos qu'il me fallait partager avec tous!
Un antidote à la peur sous-jacente de ces jours-ci!

vendredi 30 octobre 2009

...mon anniversaire!

Wow!  J'ai 66 ans.  C'est beaucoup et peu.  Important et sans aucune importance.
C'est formidable et ça ne m'embête pas du tout!
J'en ai vécu des choses en 66 ans!  Oui monsieur, oui madame!
Ce qui compte, c'est que je me sente d'attaque disons pour la moitié, un autre 33 ans... qui me mènera à 99 ans.  Âge qu'aurait eu une de mes tantes aujourd'hui, si elle n'avait pas décidé de tirer la prise à la fin de l'été!
Alors j'ai des chances.

mercredi 28 octobre 2009

...un vent d'heureuse folie souffle sur l'automne!

Ce sont deux de mes petites filles en pleine action!
Est-ce l'impact de l'Halloween ou encore du vent fou qui achève de dépouiller les arbres!
Voici donc Émilie (monsieur Barbu) et Zoé (madame Lèvres) en plein "fotochoute" comme elles disent!




Bonne journée tout le monde!

vendredi 23 octobre 2009

...le 23 octobre, une date inoubliable!

...nous fêtions l'anniversaire de maman!  Qui nous a quittés depuis déjà quatre ans.  La maladie d'Alzheimer nous l'a prise peu à peu, au fil de quelques années de ce qui m'a parfois semblé un deuil en continu !  Elle a vécu, surtout au début, angoisses et révoltes bien compréhensibles, puis sa vivacité, son énergie et sa pétillance l'ont peu à peu quittée.  En s'éloignant,  elle est devenue le plus souvent calme, sereine, souriante, malgré toutes les pertes très concrètes et son corps qui se désagrégeait.  Les derniers mois, elle s'était presque absentée du monde à ce qu'il me semblait.  Puis, quelques heures avant de mourir, elle est revenue vers nous, le temps d'un long sourire d'adieu irradiant tout son visage... C'était son cadeau de départ! 

J'écoutais le merveilleux Christian Bobin l'autre après-midi nous parler de cette maladie qui a emporté son père.  Autant dans cette émission de  "Second Regard" que dans son livre, La Présence Pure, j'ai appris qu'il y a un sens à donner à cette maladie, comme à toutes les maladies du vieillissement.  Christian Bobin racontait:  "Quand j'allais voir mon père à sa résidence, à chaque fois je revenais avec un trésor.  Dans ces endroits où les gens viennent terminer leur vie, j'ai vu beaucoup plus d'intelligence, de bonté, de vérité, que dans un conseil d'administration ou dans un stade de foot.... Cette maladie désencombre de tout ce qui n'est pas nous: nos couronnes de carton, ce qu'on a appris, l'importance qu'on se donne à soi-même.... Vous êtes assis en face de quelqu'un et vous avez son âme en direct avec ce qu'elle a d'âpre et de dure et parfois d'incomparablement lumineux....La maladie d'Alzheimer enlève le monde de la personne, elle la nettoie comme on nettoierait un visage. Ce visage en face de moi était incroyablement nu.  J'avais en face de moi la personne même....Il ne reste alors que le toucher des mains, parfois les yeux, parfois la voix, ou encore le silence que l'on partage avec elle.  J'ai appris là-bas un alphabet de l'invisible.  J'ai appris de quoi le fond de la vie était fait. Et je reviens extrêmement confiant de ce qui est aussi un enfer.

Les proches vivent la panique de voir la personne aimée se dissoudre au fil du temps.  "Il faut se rappeler, continue Christian Bobin, qu'au-delà de l'identité, demeure quelque chose de propre à l'individu et qui résiste et qui n'attend que notre présence même muette.  Ce qui est mis en sommeil, c'est la personne sociale.  La personne profonde, elle est là comme jamais.... Quand mon père voulait me présenter à quelqu'un, parfois il disait: c'est Christian, mais parfois il ne mettait plus la main sur le prénom ou sur le mot fils, alors il usait d'une jolie ruse et me présentait en disant "voici celui ..qui est inoubliable!"

Moi, j'entends, je lis ces paroles. Elles me font du bien.
Ma mère, elle, les a vécues comme elle avait vécu sa vie: dans l'amour inconditionnel..


Et j'ajoute cette citation que j'aime particulièrement: “Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences.  Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis.” - Eckhart Tolle

...la rencontre des chasseurs d'épices!

Ethné et Philippe de Vienne. 
Pour les avoir écoutes à quelques reprises à la télé, je soupçonnais chez ces deux-là, une réelle connaissance des épices et des cuisines traditionnelles du monde.  J'ai donc bondi sur l'occasion d'assister à leur conférence de Granby.  Au programme, trucs et astuces sur l'utilisation des épices dans votre cuisine de tous les jours.  Ils y ont ajouté des anecdotes, commentaires, conseils, suggestions. En fin de soirée, il me semblait avoir fait un beau voyage au Royaume des épices et sur les planètes, Arôme et Saveurs.  J'ai humé des poivres et des mélanges d'épices absolument incomparables.  Leur passion est communicative.  Je compte bien, au fil du budget et de mes voyages à Montréal, me procurer toutes les épices que je rêve d'utiliser et en découvrir de nouvelles.  En attendant, j'ai de la lecture à faire.  D'abord leur livre de base: La cuisine et le goût des épices, puis leur carnet de voyage, Chasseurs d'épices!   Merci à vous deux d'exister.

http://www.epicesdecru.com/fr/

...ils me manquent déjà!


Qui me manquent?  Les légumes bio des Jardins de Tessa, les trois fées qui nous les offraient chaque samedi et Fred le jardinier en chef.   Même les légumes bio que je reçois de notre achat de groupe chaque mardi n'arrivent pas à la hauteur de ceux des Jardins de Tessa et de loin!  Une raison de plus d'avoir hâte à l'été! 

Pour cette dernière journée de marché, les trois fées s'étaient costumées: carotte, betterave et persil!   Amusante initiative.  Leur gentillesse et leurs sourires communicatifs faisaient partie de mes samedis matin.

samedi 17 octobre 2009

...de l'imprévu qui fait plaisir!


Mes deux pince-sans-rire font du théâtre!

La journée se passait telle que prévu: cuisine, jardinage (il fait froid et j'ai des centaines de bulbes à mettre en terre), correspondance, longue conversation téléphonique avec mon amie Cécile, infirmière dans le Nord du Québec. Du plaisir, que du plaisir entrecoupé de marches dans le grand air froid de ce 17 octobre.

L'imprévu, ce fut la visite, en fin de journée, de mes deux grandes petites-filles, Émilie et Andréa. Bien qu'Andréa ait eu 15 ans aujourd'hui, la fête officielle est remise à mardi. Je leur ai cuisiné en vitesse une variante de mon osso bucco et elles ont beaucoup aimé. Nos rencontres de plus en plus fréquentes nous réchauffent le coeur à toutes les trois. Comme elles sont belles, énergiques, drôles. J'adore leur langage direct, sans aucune forme de détours. Elles disent ce qu'elles pensent parce qu'elles ont appris à le faire sans que le Ciel ne leur tombe sur la tête! Je ne suis pas si vieille, mais je n'ai pas connu cette liberté d'expression... Faut dire que je me suis reprise depuis...

Une longue pensée pour mon amie C. qui a bu ce soir un excellent vin avec l'homme de sa vie. Elle y tenait, parce chimiothérapie oblige, à compter de lundi, plus de vin avant des semaines et des semaines! À ta SANTÉ ma chérie!

vendredi 16 octobre 2009

...la vie a de ces surprises!


...j'ai mal dormi! Hier, j'ai appris que mon amie C. est atteinte d'un cancer et qu'elle entreprendra ses traitements de chimio dans 3 jours. Le genre de nouvelle qui nous fige et qui nous agite en même temps. Elle m'a longuement parlé de tout ce qui l'attend pour les deux prochains mois: de sa peur, de sa volonté de faire face,de son pouvoir et de sa liberté qu'elle entend conserver intacts devant la maladie et tout au long du protocole médical. Je me suis endormie très tard en pensant que mon amie n'est pas sa maladie et que je serai disponible pour elle quand et comment elle le voudra.
Très occupée par un boulot passionnant, elle avait, m'a-t-elle dit, demandé à la Vie d'avoir du temps pour elle. "Maintenant, j'en aurai, a-t-elle ajouté en riant. Tu vois, il faut faire attention à ce que l'on demande! J'avais oublié de préciser!"

Voici cette photo d'Andréa qui fêtera ses 15 ans demain. L'image même de la Vie!

vendredi 9 octobre 2009

...De la terre aux étoiles pour l'eau!

Il pleut. Depuis quelques jours déjà. Une pluie fine et froide d'automne sous un ciel grisgris. La lumière du soleil manque aux coloris des arbres, mais j'espère qu'il reviendra sous peu le soleil, même s'il est faiblard et de plus en plus bas à l'horizon!

Sous la pluie mais à l'abri de ma maison, j'ai regardé l'émission spéciale orchestrée par Guy Laliberté depuis la Station spatiale internationale. Une émission consacrée à la pénurie d'eau potable sur la belle boule bleue. Une émission à laquelle ont participé des artistes et habitants de quelque 14 villes des cinq continents. Al Gore dès le départ a tracé un portrait convainquant de la situation actuelle un peu partout dans le monde, suivi de David Suzuki qui a confirmé et enrichi le précédent témoignage. Puis une fable poétique de Yan Martel a été lue par des gens de tous les continents à laquelle se sont ajoutées des performances diverses. J'ai constaté combien les différences culturelles sont bien réelles et de ce fait, d'une grande richesse. Un moment historique. Il est dommage que les grands réseaux n'aient pas joint le mouvement (rentabilité oblige? mon oeil!)

La mission sociale et poétique, "De la terre aux étoiles pour l'eau!" en aura réveillé plusieurs. Je suis de ceux-là!

Comme quoi les artistes et les rêveurs peuvent faire avancer les choses? N'est-ce pas messieurs les politiciens?

jeudi 8 octobre 2009

...à suivre! ...to be continued!

"...voilà ce qui devrait être écrit sur les monuments funéraires! Davantage que des dates!" (Danièle Chayer, astrologue et médium. L'émission "Si c'était vrai..." vient de se terminer sur cette phrase. Qui fait du sens, il me semble, car nos vies s'inscrivent dans la continuité quelles que soient nos croyances!

"Si c'était vrai!", série d'émissions présentées à Canal Vie, dont chacune m'a étonnée et enrichie jusqu'à maintenant. Chaque semaine, un médium, différent à chaque fois, partage ses expériences, ses réflexions. On le voit intervenir en général avec deux personnes différentes, qui en sont pour la plupart à leur première expérience. Un excellent exercice anti-préjugés pour la spectatrice que je suis! À date, chacun d'entre eux m'a plutôt impressionnée!

Des émissions complètes peuvent être visionnées gratuitement au lien suivant:

http://www.canalvie.com/webtele/recherche/?type=4&theme=0&emission=2657&episode=0&tri=8

...ma grande petite fille: Millie au Mali!



Elle vient tout juste de m'appeler, du sourire plein la voix!
Sans préambule, elle m'annonce avec un petit tremblement d'excitation: "J'ai été acceptée pour le stage au Mali! Je suis tellement, tellement, tellement contente!"

Et moi, je suis ravie pour cette merveilleuse jeune femme de 18 ans, ma première petite-fille! Il n'y a pas si longtemps il me semble, nous marchions toutes les deux, plutôt je marchais, elle qui ne marchait pas encore confortablement nichée au creux de mes bras. Elle m'indiquait des fleurs, des arbres, des oiseaux dont je devais lui décliner le nom! Elle observait intensément et le répétait après moi! Émilie, c'est cela: intelligence fine, sens aigu de l'observation, sensibilité et un solide jugement! Et on ajoute à cela, le sens du jeu et de la fête! Qu'est-ce qu'une grand-mère peut demander de plus! Love U!

mercredi 7 octobre 2009

...des images !


Notre Balbuzard dans son nid pour l'hiver! Et des scènes d'un automne exceptionnel. Des érables à sucre qui se déclinent du rouge au jaune, sans oublier le rose tendre!

mardi 6 octobre 2009

...revenir sur la terre!


Je me sens un peu déboussolée, comme lorsqu'on arrive d'un ailleurs qu'on a aimé! Comme le marin qui met pied à terre...
Toujours heureuse de retrouver ma forêt, lumineuse à ce temps-ci de l'année, mais un peu tristounette de laisser le monde de l'eau pour un bon SEPT mois! Et pas n'importe quel sept mois: l'hiver si beau mais si froid!
Je sais aussi mon amour de la terre, ma détermination à ensoleiller mes journées par tous les moyens et je me souviens que l'hiver, bien que glacial, est la plupart du temps pure beauté. Et une occasion de repos aussi! Pour mieux recommencer...les fureurs de l'été!

Je m'apprête donc à vivre passionnément cet hiver qui se profile déjà. À le vivre aussi, à la santé de ceux que j'aimais et qui ne sont plus là pour le faire.
À le vivre, parce que je choisis passionnément la vie sous toutes ses formes, les réjouissantes et les autres!
Comme je bois mon vin jusqu'à la très dernière goutte, j'avale à l'avance tout de la vie que ça passe bien... ou moins bien!

Et les odeurs de l'automne! Ah,les odeurs de l'automne! Leur richesse primitive nous ramène à l'essentiel! Les feuilles sèchent, se désagrègent et se mêlent à la terre! Patiemment, elles deviendront le terreau, berceau de toutes les naissances!

J'appartiens à l'automne. C'est viscéral: je suis un Scorpion! ...évolué, disait mon amie Francine!

mardi 29 septembre 2009

...petit matin d'automne dans toute sa splendeur!



Dans la brume de ce matin d'automne, le soleil pointait à travers les feuillages et j'avais eu la bonne idée d'attraper ma caméra avant de sortir promener Tofu, mon chien. Au retour, sur le chemin menant à la maison, ce pur cadeau de la vie! Pas étonnant que j'aie parfois l'impression d'être au Paradis!

Toute cette beauté, sans compter les odeurs de feuilles mouillées, de sol détrempé par les pluies diluviennes d'hier! Les odeurs de l'automne déboussolent complètement Tofu, habituellement sage et soumise, et réveillent la délinquante qui sommeille en elle! Je la comprends.

dimanche 27 septembre 2009

...Pierre Falardeau, tu me manques déjà!



Pierre Falardeau n'est plus et je suis triste. Il était la conscience incarnée du Québec et pour moi le demeurera!

"J'ai horreur des grandes gueules! Aujourd'hui, j'passe pour une grande gueule, alors que je suis profondément timide. Mais faut que quelqu'un le dise..." Et, il traînait une réputation de "grande gueule"...! À moi, il a toujours semblé rafraîchissant! La langue de bois, très peu pour lui! Il parlait cru, il parlait franc, ça faisait changement du discours ambiant. Il était de ces êtres qui bousculent, qui font réfléchir, qui dénoncent les injustices!

Il aura payé cher son engagement. Sa production cinématographique est impressionnante compte tenu de tous les bâtons dans les roues que les puissants et leurs valets sortaient à chacun de ses projets de film. Falardeau, un cinéaste aussi déterminé qu'engagé. Intelligent, sensible aussi. J'ai été bouleversé par "15 février 1839" long métrage qui relate les dernières heures de DeLorimier, patriote condamné à être pendu par le régime britannique d'alors!
Falardeau, cinéaste iconoclaste dans sa série "Elvis Gratton" qui a fait rire et rire jaune très souvent. Série de films rentables qui lui a permis paraît-il de continuer à faire le cinéma de son choix.

Il est de ceux que je n'oublierai pas. À revoir et à relire: son oeuvre au grand complet!

En passant, hors l'ancien premier ministre Bernard Landry, je trouve nos représentants politiques bien silencieux, et lorsqu'ils commettent quelques phrases comme Jean Charest, oh que cela sonne creux! On se demande pourquoi!!!!!

http://www.pierrefalardeau.com/

mercredi 23 septembre 2009

...lire, encore et encore!


Ceux qui me connaissent savent mon amour de toujours pour la lecture! Rien ne saurait m'arrêter, pas même une vision pour le moins déficiente! Je soupçonne que ma passion aide mes yeux (je devrais dire mon oeil) à tenir le coup. Mon ophtalmologiste n'est pas loin de le croire!

Ça a commencé en regardant grand-mère et mon père lire! Leur manière de totalement s'absorber dans leurs lectures piquait ma curiosité. Ils s'arrêtaient parfois pour commenter leurs découvertes et... je les enviais! Inutile de dire que mon apprentissage de la lecture fut rapide. Dans notre campagne d'alors, dépourvue de liens avec le monde, la lecture m'a sauvée. Presque tout autant que ma relation tissée serrée avec la Nature!

Enfant, avant l'école, je n'étais que jouissance: la chaleur du soleil, la troublante douceur du vent, l'odeur de l'herbe et de la terre, le chant des oiseaux au printemps, les grands yeux humides de nos vaches, l'odeur des chevaux, sans parler du goût. Celui des petits fruits, de la gomme de sapin, de la sève et du sirop d'érable, des pommes sauvages, des légumes du jardin, des glaçons et de la neige, du lait mousseux et tiède! Mais la jouissance à la longue peut engourdir, endormir... si on n'en fait pas quelque chose. La lecture, m'y a aidé. J'y ai découvert d'autres jouissances, à commencer par celle de l'auteur dans bien des cas. Des liens se créaient à mon insu, combien précieux dans un milieu refermé sur lui-même ! J'ai voulu écrire. Et depuis j'écris!

Le mot, si on le choisit bien, avec amour, a pouvoir de fixer l'instant, de révéler des univers dans l'univers. Le mot, c'est le partage, la communication.

http://www.flickr.com/photos/joyoflife/galleries/72157622394123072/ La galerie de Julie sur des gens qui lisent. Vous y retrouverez la photo ci-dessus qui m'a ravit! À voir!

mardi 22 septembre 2009

...en réponse aux athés militants!

J'ai subi le catholicisme québécois des années 50 dans ce qu'il avait de plus noir! J'avais 5 ans et des poussières. Et pourtant, au milieu de toute cette noirceur, j'ai rencontré certaines personnes (un curé puni par son évêque qui l'avait nommé dans notre petite paroisse, et une directrice d'école, qui toute religieuse qu'elle était, en avait vu bien d'autres...) qui m'ont permis de garder une certaine confiance dans le genre humain tout au long de ces années-là!

Depuis, je suis devenue libre. Ce qui me donne des boutons, ce sont les prosélytes de tout acabit, qu'ils soient athés ou croyants! Je suis ouverte aux idées, aux intuitions des autres, s'ils me respectent d'abord et dans tout ce que je suis. Dieu? Je ne sais pas. Après? Avant? Je ne sais pas. Je n'ai pas plus de raisons de dire "oui" que de dire "non"! ...Et si ce n'était pas une affaire de "raison"?

Chose certaine, les religions n'ont, pour moi, rien à voir avec la morale sociale, qui me fait respecter l'autre dans ce qu'il est. Vivre la liberté et l'assumer jusque dans ses contradictions, voilà mon programme!

...la traversée du continent!


Je salue un très grand auteur et le remercie de tout le plaisir que j'ai eu (encore une fois) à parcourir ses pages. Michel Tremblay. Notre polyvalent Michel Tremblay. Aussi efficace au théâtre que dans ses romans.

Avec "La traversée du continent", il touche la perfection littéraire, ce, avec sa simplicité coutumière. Et une grande érudition à mesure humaine, pas prétentieuse pour deux sous! Le grand auteur, c'est celui qui n'a pas besoin de rebondissements à n'en plus finir pour captiver son lecteur. L'histoire est simple: une fillette traverse, seule et en train, le Canada pour retrouver sa mère à Montréal. Elle fera trois escales: Regina, Winnipeg et Ottawa avant d'atteindre sa destination. Trois escales et des rencontres marquantes! L'action se passe au début du 20e siècle.

Tremblay possède le don rare de déployer des univers passionnants à partir de situations ordinaires, et ce faisant, il marque le lecteur en profondeur. On ne peut rester indifférent aux personnages qui croisent la route de la petite Rhéauna "Nana", non plus qu'aux questionnements de la jeune voyageuse. L'auteur ne juge jamais, il décrit et nous fait comprendre!
Ce petit livre est un grand livre qui vaut son poids d'or. Je le recommande avec ferveur!

vendredi 18 septembre 2009

...à nouveau La Galerie Rouge!

Au beau milieu d'une avant-midi de magasinage à Cowansville, une oasis: La Galerie Rouge et Mireille Brisset, intelligente et sensible galeriste ! Celle-ci occupée à mettre la dernière main à une exposition collective sur le thème "rouge"!

J'ai donc eu le privilège de visiter une exposition vivante dans un lieu vibrant! Les cartons avec nom de l'artiste, description et prix de l'oeuvre n'étant pas encore en place, j'ai regardé avec encore plus de plaisir chacun des travaux qui ont été soumis. Plusieurs toiles ont arrêté mon regard et mon coeur, une en particulier, oeuvre de V. Gillian. Une évocation de l'eau, celle que je fréquente beaucoup ces temps-ci: les vagues avec tout ce qui s'y mire, soleil, ciel, arbres. Les vagues déchaînées et les autres, languissantes et douces, qui lèchent le sable et les pierres polies par le temps. Une exposition à revoir très bientôt!

jeudi 17 septembre 2009

...j'aime le silence!

...parce qu'il me permet d'entendre ce que l'on me chuchotte à l'oreille, de percevoir tous les bruits de la vie que l'agitation enterre. Et là, combien je sais n'être pas seule au monde! Qu'ils sont des milliers à m'accompagner sur le chemin de ma vie! Jusqu'aux arbres dont les tissus s'expandent à la chaleur et qui craquent joyeusement leur plaisir de vivre, de grandir. En passant par le chevreuil qui gagne la source sur la pointe des sabots et qui me dévisage tranquillement, histoire de mesurer on dirait notre lien de parenté!

...le silence, si on écoute bien, est fait de musique, de poésie, de révélations multiples, la vie s'y exprime dans le plus grand secret. Et dire que tout est là, en soi, dans l'attente que cesse notre charivari!

lundi 14 septembre 2009

...qui veut me connaître véritablement


...devra vivre quelques heures avec moi sur un bateau!
Au contact de l'eau, je suis comblée, remplie, profondément sereine! N'existent plus les armures secrètes, les cachettes pour se protéger, les envies de construire des montagnes. Je suis là, dans le moment c'est tout! Je suis l'eau!

samedi 12 septembre 2009

...une nourriture vivante s'il en est une!

...les récits de voyage et les commentaires de Marcel Poulin.
Irrésistibles ces photos extraordinaires qui nous rapprochent de l'Autre et des paysages extraordinaires de notre "belle boule bleue"!
Et les commentaires de Marcel Poulin nous amènent à l'intérieur même de la beauté des êtres et des choses qu'il a côtoyées.

Merci la vie de cette découverte!
http://voyagesmarcelpoulin.com

mercredi 2 septembre 2009

...la rentrée!

S'il est un temps de l'année que j'aime particulièrement, c'est la rentrée de septembre.
Gonflée à bloc par les températures clémentes, les couleurs, les sons et les activités de l'été, j'entre toujours en septembre avec énergie et optimisme, les batteries rechargées. Les grands froids, la neige, la glace semblent encore si loin.

Chacun a sa rentrée: les écoliers et leurs parents, les travailleurs qui retournent au boulot, la télé, les journaux. L'impression que pour tous la vie reprend son rythme.

Septembre. Les jours raccourcissent de plus en plus vite, les rayons du soleil sont à l'oblique et moins chauds, les nuits deviennent carrément très fraîches. Ces rythmes différents se reflètent dans des feuillages qui se teintent, se fanent lentement. Beaucoup d'oiseaux ont quitté et les criquets stridulent à qui mieux mieux jusque tard la nuit... ce qui énerve mon chien!

Nous continuerons jusqu'en octobre à passer 2 ou 3 jours par semaine sur le Balbuzard. À compter de la semaine prochaine, nous serons à la Marina North Hero au Vermont. Après la Fête du travail, le lac Champlain se dépeuple de ses voiliers. Seuls les vrais mordus ou les retardataires (comme nous) profitent des eaux d'automne souvent plus agitées!

De l'énergie il en faudra beaucoup pour se préparer à l'hiver. Refaire les plate-bandes, planter les bulbes printaniers, dépouiller le jardin et le préparer pour le printemps prochain, planter l'ail, couvrir de paillis le pied de nos arbres et les massifs de fleurs soigneusement rabattues, compléter l'approvisionnement de bois de chauffage, cuisiner les dernières gelées et confitures de fruits et j'en passe!

samedi 29 août 2009

...l'automne, c'est l'abondance!

Je reviens du marché et j'étale avec grand plaisir tomates, aubergines, fleurs d'automne, courgettes, kale etc.... Et je remercie de tant d'abondance, de tant de beauté et du labeur plein d'amour de ceux qui cultivent ces légumes.

Je réalise qu'il m'est difficile, encore aujourd'hui, d'accepter l'abondance. Ce que moi je nomme abondance: la beauté de tout ce qui m'entoure, les couleurs, les amitiés, l'amour! Bientôt les feuilles passeront au rouge, au jaune et à toutes leurs teintes déclinées. Les verts vibrants des fougères et des feuillages s'affadiront lentement jusqu'au brun terne de leur mort apparente. Tout ça aussi c'est de l'abondance! S'émerveiller, accepter, remercier, c'est tout!

L'automne à vivre, et puis un temps de repos tout blanc!

jeudi 27 août 2009

...tel que promis, quelques photos!



Mon pied marin est revenu! Je suis maintenant à l'aise sur le Balbuzard. Il ne me reste qu'à acquérir de l'expérience et ça viendra! À 65 ans, c'est un beau programme!

Nous revenons du lac Champlain. Départ lundi, retour mercredi, donc le mardi fut consacré à la voile... une journée extraordinaire! Du soleil, un bon vent et... un adversaire qui a bien voulu croiser le fer avec nous! Il ne fallait rien de plus au Balbuzard et à son équipage pour montrer de quoi il est capable! Notre adversaire a déclaré forfait avant que d'être rattrapé!
L'automne pointe sérieusement le bout du nez. Les nuits sont froides, 6C la nuit dernière. Nos journées de voile sont comptées. Nous en profiterons le plus longtemps possible.
...
Ce matin, funérailles d'une soeur de ma mère. Elle aurait eu 99 ans à la fin octobre! Une mère de 14 enfants vivants, une grand-mère et une arrière grand-mère qui laisse une descendance fort nombreuse.

dimanche 23 août 2009

...une journée dans la cuisine!

J'aime travailler en cuisine, mais là, tout de suite, j'en ai ras le bol!

Tout de même, j'ai réussi aujourd'hui dimanche, à faire une douzaine de gros pots de purée de pomme Melba (de plus en plus rares ces pommes!) et... 36 pots de gelée de pomme. JL adore la gelée de pomme et il faut croire que j'aime lui faire plaisir. Mais parfois, je me questionne sur l'envergure de mes entreprises!!!!!!!!!!!! Un peu de démesure n'est-ce pas!

Ce soir, je suis collante, vannée et...bien contente tout compte fait.

samedi 22 août 2009

...notre marché du samedi!



Grâce à Andréa, je fréquente tous les samedis notre marché. Principalement, pour les légumes de Fred des Jardins de Tessa. Un pur plaisir de voir la beauté de ses produits et de savoir qu'ils sont biologiques, goûteux et de la région.

Les marchés populaires, dont le nombre croît dans toutes les régions du Québec, attirent de plus en plus de gens et je m'en réjouis! Moi-même, j'aurais dû m'y mettre il y a longtemps. Mieux vaut tard que jamais. Je suis maintenant convaincue de l'excellence des produits bios. J'ai retrouvé les odeurs et les goûts du potager de ma mère, ce qui n'est pas peu dire. Dans nos placards, très très peu de produits usinés. J'adore cuisiner. Quant à la viande, nous sommes convertis au poulet bio, il me reste à trouver un producteur de boeuf, porc, agneau etc... Il faut dire que nous avons diminué notre consommation de viande rouge d'au moins la moitié. Le bio ne coûte pas beaucoup plus cher en bout de ligne si on tient compte que les saveurs et la qualité des aliments bios satisfont mieux et plus rapidement l'appétit. La légère différence de prix, s'il y a lieu, ne compense pas les efforts fournis par ces producteurs qui, TOUT EN RESPECTANT LE SOL, font croître des aliments source de vie.

Les petits producteurs locaux méritent bien davantage notre intérêt que les multinationales de l'agriculture. Il faut les trouver, les encourager, les faire connaître... et célébrer leurs produits!

vendredi 21 août 2009

...ouch! Sortir de son confort...à voile!

Sortir de son confort? Plus facile à dire qu'à faire!

Je reviens plutôt exténuée de nos expéditions au et en bateau. Bien sûr, il y a l'activité elle-même qui exige quelques acrobaties parfois, des efforts physiques plus ou moins soutenus (en tout cas différents de ceux du quotidien). Surviennent aussi les imprévus de tout acabit et les épisodes de stress qui s'ensuivent.

Nous le savons! Le concepteur du Tel-Star 28 (notre Balbuzard) nous a prévenus à l'achat, que ce bateau était pour ceux qui aimaient la voile, et a-t-il ajouté: "les troubles qui viennent avec!" Arriver de la maison dans la forêt à l'espace plus que restreint du Balbuzard demande de l'adaptation et des efforts... surtout dans le climat torride qui sévit ces temps-ci. Lorsqu'on regarde la photo du Balbuzard à l'ancre dans une baie, magnifique sous les derniers rayons du soleil, il faut se souvenir aussi de tout le reste! Mais ce "tout le reste", quelle école extraordinaire! J'apprends à me calmer le pompon, à évaluer les situations pour ce qu'elles sont, à prendre des décisions rapides, à apprivoiser ma peur de l'eau au moins égale à ma fascination! Et,....à obéir au capitaine sans discuter ;-) !

Hier, notre canot s'est retrouvé en partie coincé entre le coin du quai de la douane et le Balbuzard. Résultat: creux et bosses qu'il faudra réparer!
Quelques minutes plus tard en entrant à la marina, les joncs ont complètement bloqué l'avancée vers notre quai; nous avons dû réagir à la vitesse grand V pour éviter des dégâts, - et s'installer dans le premier espace disponible - puis attendre de l'aide pour re-tenter la manoeuvre! Ce qui fut fait un peu plus tard: JL au moteur, notre "sauveur" et moi, aux aguets et aux amarres!
Nous avons finalement sécurisé le Balbuzard au quai, transporté nos bagages au camion, installé le canot sur le toit et, fourbus, repris le chemin de la forêt! En fin de soirée, JL devait repartir vers Montréal !!! Des gens l'y attendaient tôt ce matin.

Pour aimer la voile, il faut aussi aimer le trouble, les imprévus et...le dépassement de soi!

Briser le confort, les habitudes, le quotidien, c'est tout sauf confortable, mais au bout du compte ça paye.

mardi 18 août 2009

...un souper de filles!

Je sors rarement. Mais je ne manquerais pour rien au monde nos soupers de filles. Myriam, Noëlla, Nicole et moi-même. Depuis plus de 25 ans nous avons navigué ensembles, côte à côte, passé de l'état de mère à celui de grand-mère, passé de la vie active à .... une autre vie active! Apprivoisé les changements, partagé les découvertes, rigolé un bon coup. Écouté nos inquiétudes, raconté nos questionnements et..... rigolé un bon coup! Nous nous sommes vu, sans broncher, vieillir à l'extérieur parce que au-dedans nous sommes intemporelles. Nous sommes, quoi! Myriam, Noëlla, Nicole et Marico!

Nous ne nous retrouvons pas très souvent mais quand nous le faisons, y a de l'intensité dans l'air m'sieur dame! Et de la variété dans les sujets. Et de joyeuses rigolades. L'amitié, c'est cela! Savoir que l'autre est là et que nous sommes là pour l'autre.
Témoins volontaires de nos vies ! Sentir sur soi l'oeil bienveillant et la connivence d'un(e) ami(e), ya rien comme ça!

J'ai trouvé un nom pour notre quatuor: les M&N !

lundi 17 août 2009

...en direct du Nicaragua

Des nouvelles de Claudia qui a surgi sur mon portable à l'improviste: "Allo maman, c'est moi! Come va?" J'ai failli tomber à la renverse! Nous avons papoté quelques minutes, le temps de savoir que ses cours d'espagnol sont super, qu'elle se surprend elle-même dans sa connaissance de la langue! Pour la deuxième semaine, une copine la rejoindra et elles vivront tout près de la plage. Hâte de recevoir des photos.

Formidable la techno qui permet de ne pas se perdre de vue! Ça compense pour les inepties qui fourmillent sur internet.

lundi 10 août 2009

...du jardin et de la voile!


Il faudra bien gérer mon temps pour mener de paire "voile" et "jardin" tout en continuant mon travail et mes réflexions à l'atelier.

...à l'école de mon jardin!




Voilà un petit coin de mon jardin terrain d'apprentissage! Pour décourager les chevreuils, marmottes, ratons-laveurs et autres, j'ai installé une première clôture de pieux (bois de pruche recyclé de la construction) et JL a ajouté une clôture électrifiée à 1 mètre de la mienne. Et... à date, ç'est un succès!
Tous les enfants devraient avoir accès à un carré de terre, à des graines, des plantes, des outils et....un professeur enthousiaste! J'avais tout cela enfant, mais ce dont je me souviens le plus, c'est le bonheur évident de ma mère oeuvrant dans son jardin. Au-delà de la nécessité, elle prenait un plaisir passionnel à s'y retrouver, comme sa mère avant elle! Il y a peut-être quelque chose de génétique ou d'atavique dans cette passion!
Jardiner, en plus de l'exercice physique évident, m'exerce très concrètement à la réflexion, à la patience, à la persistance, à l'observation, à la création! ...Sans oublier le bonheur de savoir ce que l'on mange et... de le manger frais! Que demander de plus? Rien. J'avais oublié la Beauté de la petite pousse verte bien déterminée à devenir grande, de la fleur et du fruit gorgés d'eau et de soleil (rare cette année!). Du plaisir à réutiliser des bouts de planches mises au rebut, et le compost patiemment constitué au fil des mois, etc... La pensée qui me vient en terminant, c'est une immense reconnaissance pour la santé retrouvée et la force physique qui l'accompagne!

...une surprise!

"S'il veut être en paix avec lui-même, un musicien doit faire de la musique, un peintre peindre, un poète écrire." Abraham Maslow

On m'a invité à participer à une expo collective. Je ne sais pas si j'y arriverai, les délais sont courts, mais quelle stimulation! WoW!

samedi 8 août 2009

...Anatole France, ça vous dit quelque chose?

...écrivain français mort en 1924. Il a écrit: "Tous les changements, même les plus souhaités, ont leur mélancolie, car ce que nous quittons, c'est une partie de nous-mêmes; il faut mourir à une vie pour entrer dans une autre!" La sagesse est de tous les temps et depuis toujours.

Pourquoi alors craindre la mort? Après tout, on meurt... (et on naît) un petit peu tous les jours!
Bon beau samedi d'été!

vendredi 7 août 2009

...le moussaillon !




Tofu, notre moussaillonne ne semblait pas trop traumatisée!

...une journée pas comme les autres!

Voilà, ça y est le Balbuzard est à l'eau, dans son élément. Pas gréé encore, mais quand même, transporté à la Marina de St Paul de l'Ile aux Noix. Libéré de ses entraves, le mât redressé et installé, il avait fier allure déjà. Nous avons remonté le Richelieu jusqu'à la Marina du Sieur de Champlain, sous un ciel nuageux et quelques rayons de soleil. Notre ami Jacques nous a donné un fier coup de main pendant que le moussaillon Tofu se prélassait sans honte et avec un plaisir manifeste sur son coussin.
Voici quelques photos:





dimanche 2 août 2009

...retour sur le Balbuzard!


Je romps le silence, mes habitudes de jardinage et le train-train pour réembarquer sur le Balbuzard mardi matin. Réembarquer, j'exagère un peu: nous irons simplement le mettre à l'eau à St Paul de l'Ile aux Noix pour naviguer ensuite jusqu'à la marina sise sur le Richelieu entre les deux frontières. Je sens la navigatrice en moi s'éveiller et j'ai hâte, très hâte! Même Tofu , notre bichon moussaillon, sera de la partie. Nos amis Jacques et Cécile aussi.
Aujourd'hui, le Balbuzard a fait sa toilette extérieure, les pontons déployés. S'il était cheval, il piafferait déjà!

mercredi 1 juillet 2009

lundi 29 juin 2009

...une pause nécessaire !

Bon voilà! J'ai décidé de prendre une pause. Plus de blogue jusqu'à nouvel ordre. Besoin de me rapatrier, de faire le point pour moi toute seule. Depuis quelques temps, j'ai l'impression de me perdre, d'y laisser ma sève goutte à goutte sans rien y gagner! Ma seule justification à l'écriture, c'est la recherche d'une conscience élargie; tout au moins le texte doit-il refléter en profondeur qui je suis au moment où j'écris. Une sorte de photo de l'instant présent. Et là, je n'y arrive plus.

C'est le temps des vacances. Je m'en vais reprendre des forces, me supervitaminer, m'énergiser au max. Et retrouver, ça presse, le chemin de l'atelier. Je m'en vais vivre au lieu d'écrire. Je ne sais pas pour combien de temps! Le temps qu'il faudra!

La vie est aussi courte que merveilleuse! Encore faut-il la vivre intensément, à 100%.

Au revoir. Adios. Bye bye.

samedi 27 juin 2009

Michael Jackson - Stranger In Moscow

Comme cette chanson là lui ressemble!

Michael Jackson s'est donné à la musique, à la danse, au spectacle...jusqu'à en mourir !

On lui a appris à performer et il a dépassé ses maîtres de loin. Il semble bien qu'on ne lui ait pas appris à s'aimer, à aimer et à jouir de la vie, à devenir un homme épanoui !

Merci pour la musique, la danse, Michael. Pour le reste, le cauchemar est fini, sois en paix !

mardi 23 juin 2009

...Pierre Foglia fait réfléchir...

Je lis ce texte de Foglia dans La Presse d'aujourd'hui. Je partage son questionnement, plus par curiosité que par inquiétude! De quoi sera fait le monde de demain?


Je viens de la typographie, on le sait. En ce temps-là - il y quelque 50 ans - tout ce qui s'imprimait, journaux, livres, affiches, cartes de visites, registres de banque, était composé à la main ou mécaniquement, mais composé de caractères qui avaient une existence réelle en trois dimensions. Le E, le A, la virgule, même l'espace entre les mots, avaient un corps, un relief, un poids, une odeur (de plomb), même une chaleur quand ils venaient de tomber des moules des linos ou des monotypes.
Il s'est passé cinq siècles entre Gutenberg et l'apparition de la photocomposition qui devait apporter plus de changement en 15 ans que ces cinq siècles.
J'ai acheté mon premier ordi dans les petites annonces de La Presse, un PowerBook 100 presque neuf. On ne parlait pas encore du web qui n'existait pas. On parlait, grosso modo, d'une formidable machine à écrire avec une mémoire. J'ai passé des journées hallucinées à en explorer les incroyables options techniques, comme typographe j'étais sidéré, j'appelais ma fiancée toutes les cinq minutes: viens voir! D'un clic je grossissais le corps du texte, le rapetissais, faisais apparaître des soulignés, des italiques, des gras, des lettrines pour enjoliver, je m'amusais même à faire surgir des tildes espagnols. Ben quoi? disait-elle.
Laisse-moi te raconter: la dernière très grande imprimerie où j'ai travaillé, un immeuble de la rue Saint-Benoît à Paris (il y a un hôtel à cet endroit aujourd'hui), comprenait trois étages, des milliers de casses pleines de caractères en plomb, une vingtaine de linotypes, plus de 80 typographes s'activaient jour et nuit dans cette imprimerie... Eh bien, dans ce petit ordi de seconde main que je viens d'acheter, dans cette plate galette de bakélite de onze pouces sur huit et demi de large, dans cette boîte à peine plus grande qu'un livre, entre, ENTRE! toute l'imprimerie de la rue Saint-Benoit, ses trois étages, ses 80 typographes, ses milliards de caractères.
Je suis devenu journaliste pour cela, parce que l'imprimerie où je travaillais, en entrant toute entière dans mon petit ordinateur avait fait disparaître, jusqu'à son souvenir, mon métier, la typographie.
Dois-je comprendre de la crise qui frappe les grands quotidiens ici comme en Europe, comme aux États-Unis, dois-je comprendre que c'est maintenant la salle de rédaction et le journal tout entier qu'on essaie de faire entrer dans mon ordi?
L'autre jour, un lecteur, amateur de vélo, me prenait à partie parce qu'il ne trouvait pas dans la page des résultats sportifs de mon journal le classement d'une étape du Tour d'Italie. Je me suis surpris à lui répondre: fais donc comme moi, va sur le Net; les résultats tombent en temps réels, tu peux même voir les coureurs quand ils franchissent la ligne. Cela m'a fait réaliser que je ne lis plus, depuis belle lurette, les résultats sportifs dans mon journal. C'était pourtant la première page à laquelle j'allais jadis, mon premier souci: qui a gagné, qui a perdu, est-ce que le Canadien joue ce soir et contre qui. J'imagine que d'autres font la même chose pour les cotes de la bourse.
Inquiet? Vous voulez dire inquiet de ce que La Presse pourrait disparaître? Je n'y crois pas. Mais d'un autre côté, quand je travaillais dans cette imprimerie de trois étages de la rue Saint-Benoît, si quelqu'un m'avait dit qu'elle tiendrait un jour tout entière dans une petite boîte de bakélite, j'aurais crié au fou.
Inquiet? On sera fixé dans quelques mois. En attendant, mettons les choses au mieux. Ce n'est pas forcément rêver d'envisager le mieux: on a vu survenir récemment, à La Presse, des ententes majeures que je n'imaginais pas possibles au départ. Mettons donc les choses au mieux.
Il me restera toujours une inquiétude, philosophique celle-là, qui ne porte pas sur l'avenir des journaux, ni sur l'avenir de l'information; elle porte, cette inquiétude, je sens que vous allez me trouver futile, sur l'avenir non pas du texte, mais de la lecture.
Qui va savoir encore lire dans 50 ans?
Je le sens à travers cette chronique depuis quelques années déjà: vous ne lisez plus qu'utile. Quand je vous donne à penser - n'exagérons rien: quand j'avance une opinion, quand je commente l'actualité, bref quand j'écris utile de votre point de vue -, vous êtes là, nombreux à réagir. Mais que je vous donne seulement à lire, et vous voilà aussitôt circonspects. Que je vous donne un texte et vous êtes là à le retourner comme un objet tombé de la lune...
Le web est en train d'emporter ce qu'il vous restait de capacité à lire, pas seulement en profondeur (1) mais pire, en limitant votre rapport au langage dans ce qu'il a de «pratique» pour communiquer.
Bouclons la boucle. J'avais 14 ans et demi, pensionnaire dans ce centre d'apprentissage où j'apprenais la typographie. La nuit parfois, j'allais lire dans les toilettes; un pion me débusquait, confisquait mon livre; j'avais rendez-vous le lendemain chez le proviseur qui lisait le titre en détachant exagérément les mots: Le voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline. Vous êtes fier de vous?
Je l'étais. Mon «premier» texte. Depuis que je savais lire, je n'avais cessé de lire des histoires et encore des histoires avec cette hâte de tourner la page pour arriver au chapitre suivant. Avec ce livre là, ma lecture ne me portait plus en avant: je prenais plaisir au texte beaucoup plus qu'à l'histoire qu'il racontait, je venais de découvrir que le langage ne servait pas qu'à dire, mais à jouir aussi, je venais de découvrir que le texte est d'abord textures.
Inquiet? Oui, mais pas de la disparition des journaux, ni du livre, ni du papier. Pas inquiet une seconde de la disparition du texte, même si je reste surpris de l'énigmatique survivance de l'écrit jusqu'ici.
Inquiet, oui. Qu'il n'y ait plus personne pour lire les textes quel que soit leur support, papier ou web.
(1) à lire absolument si ce n'est déjà fait :
Is Google Making Us Stupid?, un article de la revue américaine The Atlantic, numéro juillet-août 2008, par Nicholas Carr.

jeudi 11 juin 2009

...au jardin !


Le temps passé au jardin en est un de pur bonheur malgré la fatigue, la sueur, la saleté et les moustiques. Malgré les chevreuils, les ratons-laveurs, les mouffettes (etc...) qui zyeutent la récolte à venir!

Au jardin, je me sens aussi créative qu'en atelier et infiniment plus relaxe!

Le week-end dernier, j'ai construit une sorte de barricade tout autour, de 150 quelques petits pieux pour tenter d'impressionner les chapardeurs! Ce bois impropre à la construction aura ainsi son rôle à jouer. Les mains engourdies et un peu douloureuses, je n'en étais pas moins fière ! Tout est semé ou presque! J'ai transplanté le gingembre qui vient de se taper un bon trois jours de pluie abondante. Il ne semble pas s'en porter plus mal. J'ai mis en terre les bambous et leurs jeunes racines. En attendant que le tout pousse, j'agrandis une plate-bande de vivaces. Moins de gazon à tondre en perspective !

D'ici cinq ans, le gros de mon travail horticole sera terminé et j'aurai 70 ans ! ;-)

mercredi 10 juin 2009

...une histoire rigolote pour un jour gris !

Une vieille dame décide d'aller faire un safari photo en Afrique.Elle emmène son fidèle vieux bichon frisé pour lui tenir compagnie.


Un jour, le bichon part à la chasse aux papillons, et après un petit moment, il s’aperçoit qu'il est perdu. Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un léopard courir vers lui avec l'intention visible de faire un bon repas. Le vieux bichon pense "Oh, oh! Je suis vraiment dans la m....…, là !" Remarquant les quelques os d’une carcasse qui traîne sur le sol à proximité, il se met aussitôt à mâcher les os, tournant le dos au léopard qui approche. Quand celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, le vieux bichon s'exclame haut et fort : "Mmm, ce léopard était vraiment excellent ! Je me demande s'il y en a d’autres par ici?" En entendant cela, le jeune léopard interrompt son attaque en plein élan, il regarde le bichon avec effroi, et s’enfouit en rampant sous les fourrés. "Ouf!", soupire-t-il, "C'était tout juste! Ce vieux bichon a failli m’avoir !" Cependant, un vieux singe, qui avait observé toute la scène d’une branche d'arbre à proximité, se dit qu’il pourrait mettre à profit ce qu’il sait en négociant avec le léopard et obtenir ainsi sa protection. Il part donc le rattraper mais le vieux bichon, le voyant courir à toute vitesse vers le léopard, réalise que quelque chose doit se tramer. Le singe rattrape vite le léopard, lui dévoile le pot aux roses, et lui propose son accord. Le jeune léopard est furieux d'avoir été trompé : "Arrive ici, le singe, monte sur mon dos, et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin !" Le vieux bichon voit le léopard accourir avec le singe sur son dos et s’inquiète : "Que vais-je faire maintenant ?" Mais au lieu de s’enfuir, le chien s’assied dos à ses agresseurs, faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus, et juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s’exclame : "Où est donc ce foutu singe? Ça fait une heure que je l’ai envoyé me chercher un autre léopard !"


Morale de cette histoire dédiée à mon bichon frisé Tofu : On ne plaisante pas avec les vieux de la vieille.

mardi 9 juin 2009

...mon ami du matin!


Chaque matin ramène ma promenade matinale avec Tofu, mon chien. Chacune de nos marches nous mène à cet érable centennaire qui borde la route principale. Cet arbre est un vieux complice qui provoque plein de réflexions.


Il a vécu tellement d'années et vu le développement de notre coin de pays. Ont passé les voitures tirées par les chevaux, les traîneaux l'hiver, puis nos bagnoles à quatre roues et nombre de cyclistes. La vie s'est déroulée autour et devant lui. Il est demeuré imperturbable. Quelques branches se sont brisées parfois, d'autres ont pris la relève. L'arbre est là où il doit être et ça lui suffit. Les oiseaux habitent ses branches dans une joyeuse cacophonie. Je crains pour lui le jour où, modernité oblige, notre municipalité décidera d'asphalter la route qu'il borde, qu'il serre de trop près selon les critères de la voirie. Crise économique oblige, le projet sera peut-être retardé suffisamment longtemps. Chaque matin, il m'inspire. Me remet le coeur et l'esprit en place. En harmonie avec moi-même, la nature et le monde extérieur !

lundi 8 juin 2009

...une définition qui me plaît !

"Je ne suis pas vieux ! Je suis jeune depuis longtemps et parfois je me sens un peu fatigué!"
Sans le connaître, j'adore la personne qui a écrit cela !

C'est la seule chose qui compte: comment on se sent au-dedans ! Et ces temps-ci, ça roule madame, que ça roule! Le jardinage a fait un retour dans ma vie et j'en ai toujours l'énergie! J'abats des journées intéressantes et bien remplies sans jamais oublier de me passionner pour la vie qui éclate de partout à cette période de l'année. Au fond, je suis une fille de la terre qui s'aventure parfois sur l'eau ! J'aime le sol, fertile ou à fertiliser; j'aime le grand repos de l'hiver suivi des éclats de vie du printemps; j'aime la chaleur, la fertilité de l'été, puis l'abondance de l'automne. J'aime le miracle que contient chaque semence que j'enfouis ! C'est dommage qu'il m'ait fallu si longtemps pour en arriver là.

Ma connivence avec la nature remonte à l'enfance sur la ferme. La nature était mon univers, mon oxygène, ma mère aimante et si patiente ! Assise par terre, adossée à un arbre, je me sentais protégée par de grands bras aimants. Il était normal qu'après bien des virées dans toutes sortes de directions, j'y revienne !


J'ai vu le film "HOME" vendredi dernier qu'il est possible de voir sur YouTube jusqu'au 14 juin.
De magnifiques images, des chants du monde et une musique envoûtante. Des informations que je connaissais pour plusieurs, mais aussi des précisions, une sorte de mise à jour du film d'Al Gore. En bout de ligne, j'ai décidé de réexaminer mes comportementse et de voir comment je pourrais faire davantage pour notre planète. Changer concrètement et pour de bon certaines habitudes. J'ai l'intention d'être jeune très, très, très longtemps et de participer à l'effort collectif pour nous sortir du pétrin !

lundi 1 juin 2009

...les images parlent d'elles-mêmes ou presque !




Cinq jours de nature sauvage dans un cadre simple et envoûtant.






Notre chalet au lac du Sourd (Réserve faunique Papineau Labelle). Cet endroit est très en demande. Nous avions participé au tirage de la Sépaq à plusieurs reprises pour obtenir le privilège de le choisir. Et d'après la liste de réservation pour le printemps et l'été, c'est la seule manière de procéder!



Le chalet Savita, c'est son nom, est à proximité du lac, avec une descente pour le véhicule (le moteur de l'embarcation se transborde infiniment mieux) et tout près d'endroits intéressants où pêcher.




Le lac du Sourd, vu du chalet, magnifique, même lorsqu'il pleut.



J'ai pris une honorable truite grise et deux dorés, JL lui a pêché 3 dorés. Nous avons remis à l'eau plusieurs poissons de trop petite taille. L'excitation que procure la pêche ressemble à celle des jeux de hasard. On ne sait pas trop ce qui se passera et on espère! Avec nous, les poissons ont leur chance, nous sommes très peu agressifs comme pêcheurs.


Il a plu, il faisait plutôt froid et les moustiques étaient de la partie...même sous la pluie!

La préparation avant le départ et le rangement au retour ne m'excitent toujours pas. Quelle corvée! Mais tout compte fait, ça en valait la peine! Nous avons compris la nécessité du repos, de laisser la maison de la forêt et les projets à réaliser, d'oublier les responsabilités de toutes sortes.
Je repartirai n'importe quand et n'importe où avec mon "caravanier" préféré :-)

Je me sens en pleine forme pour travailler la terre, fendre du bois et transporter des roches !!!!
Je rends grâce de pouvoir toujours le faire à 65 ans.

PS. Millenium le film vient de sortir. Je me réjouis à l'avance. Pour cette semaine peut-être!

dimanche 24 mai 2009

...oh my god, la pêche!

Demain, départ pour un cinq jours de pêche dans la réserve faunique Papineau Labelle.

L'homme de ma vie aime la pêche, la tranquillité des réserves, la beauté de nos lacs isolés. Moi aussi je crois! Mais quel effort je dois faire pour quitter ma forêt, le jardin, les odeurs végétales, le chant des oiseaux! Pour aller vers le royaume des mouches noires!!! Tout ce gagne j'imagine!!!

Récemment, mon médecin me disait que beaucoup de retraités n'ont pas de loisirs, qu'ils travaillent en continu, parfois jusqu'à épuisement. Qu'il faut se discipliner, arrêter les activités et apprendre à ne rien faire! J'ai mis le chapeau... et suis devenue plus attentive à mes débordements.

J'avoue que cette nécessaire tranquillité, cet abandon, on le retrouve sur un lac sauvage en attendant que le poisson se manifeste ! Et c'est probablement la vraie raison qui pousse mon partenaire, à reprendre chaque printemps, la route des lacs du nord québécois. Préparer et entasser ce qui me semble des montagnes de bagages, organiser le groupe, veiller au bonheur de chacun, laisser derrière soi les choses en ordre, préparer des listes, de la bouffe, conduire des centaines de kilomètres, et j'en passe, voilà le prix à payer pour jouir de cette paix ! La dernière fois, il est revenu heureux, satisfait, rempli d'images, mais très fatigué!

Cette fois, ce sera plus simple, nous partons en couple. À notre rythme. Après plusieurs années de pause, je renoue avec la pêche. Mais je l'avoue, j'ai surtout envie de moments d'absolue tranquillité à deux et de voir autre chose aussi ! Et qui sait, si la passion du plein air et de la pêche ne me rattrapera pas?

lundi 18 mai 2009

...partager sa vérité !

Une manie que j'ai d'aller vérifier dans mon journal, ce que j'y écrivais il y a 10, 15, 20 ans. En mai 1999, j'écrivais:

"J’ai retrouvé dans mon atelier « Seven Arrows » de Hyemeyohsts Storm. Le feuilletant au hasard, ce passage m'a bouleversée :
« You, Red Star Woman, if within your being you have a love for people, then write this upon your Belt, the Shield of Women. It is one of your Gifts. Write the Signs of Truth in all things upon your Belt, and you will grow. Your sisters and brothers will see plainly your Name and from their Shields you will also learn theirs. Your dreams and your fears should also be plainly written, because then you can receive Gifts from your brothers and sisters to help you become a Whole Woman. You will learn and they will learn.”
De cet extrait, j’ai retenu la nécessité de se montrer aux autres tel que l’on est, de faire connaître nos rêves, nos idées, nos intentions ; seulement alors pouvons-nous espérer une vraie communication. Des évidences dont je m’étais éloignée, tellement éloignée ! "


L'authenticité d'abord!... et "la parade du mâle", un petit bonus pour la journée qui s'achève !


video

dimanche 17 mai 2009

À voir absolument ! Story of Stuff, Full Version; How Things Work, About Stuff

Prenez le temps de regarder et de bien comprendre. Au besoin, perfectionnez votre anglais.

Ma vie dans la forêt m'a appris bien des choses. Entre autre que tout y est parfait, les seuls déchets qu'on y trouve sont les déchets humains.... cannettes, vieux morceaux de métal, bouts de plastique.... Dans la forêt, à tous les jours, j'observe l'écologie à l'oeuvre!

samedi 16 mai 2009

...Jonathan Roy !


Et puis quoi encore? Si tout ceux qui ont pété les plombs à 20 ans étaient bannis, nos rangs humains s'éclairciraient!

Pas drôle du tout la célèbre volée de coups de poings pour celui qui les a reçus et sa famille! En quelque part, l'explosion était presque programmée à l'avance par le sport professionnel lui même (cash flow oblige) et les partisans grandes gueules qui adorent déblatérer dans un sens ou dans l'autre. Si Jonathan était mon fils, je lui aurais passé un sérieux savon sur la nécessité de se contrôler et il se serait excusé (comme il l'a fait), puis je l'aurais encouragé et aidé de toutes mes forces à réaliser son rêve.

Il a de bonnes chansons, la voix qu'il faut, le sens du rythme, le look! D'autres réussissent avec moins que cela! Alors pourquoi pas? Rêvons un peu : si tout se passe bien pour lui, qu'il est vraiment ce qu'il dit être, qu'il continue d'évoluer ainsi, qu'il travaille fort et persévère, quel exemple pour nos jeunes têtes fortes qui regrettent une ou des gaffes!

À la première occasion, j'achèterai son cd. Parce que j'aime la voix, les paroles, la musique. Parce que je crois que, même médiatisé à outrance, il a lui aussi droit de recommencer autrement.

mardi 12 mai 2009

...c'est pas beau ça?

Plutôt que d'en reparler, voici la parade du dindon sauvage. Cela se passe à 3 mètres de notre maison :

video

La matinée est magnifique et calme, si ce n'est pour les oiseaux qui se déchaînent! Ce matin du 12 mai, le thermomètre indiquait 1 degré Centigrade !!! Bien contente de ne pas être plus avancée côté jardinage.

samedi 9 mai 2009

...de la visite rare !

... qui je l'espère, reviendra !

La nuit dernière, JL me réveille d'un ton plein d'urgence. "Qu'est-ce que c'est que ça! Viens voir! C'est gros et c'est noir! Un ours !" Toute myope que je suis sans mes verres de contact, je me suis précipitée. À quelques pieds de nos fenêtres, il y avait vraiment quelque chose de gros et de noir, qui ne pouvait être qu'un ours de bonne dimension. Il avait déjà démoli deux des mangeoires pour les oiseaux et se vautrait dans les graines de tournesol. Une aubaine de toute évidence pour un ours affamé ! La lumière d'une lampe de poche l'a laissé de glace, juste s'il n'a pas esquissé un sourire, il s'est remis à manger paisiblement... Jusqu'à ce que JL ouvre la fenêtre et lui dise quelque chose comme: "Aïe le gros! Ça va faire la démolition, va voir ailleurs!" D'un bond, il a sauté le muret de plus d'un mètre et s'est enfui en vitesse... pour revenir quelques minutes plus tard. D'après JL, il faisait facilement 1m50 debout.

J'espère qu'il reviendra ! Je le photographierai.

jeudi 7 mai 2009

...demain, le grand jour!


J'investis mon atelier demain. Je bouleverse tout, je range, je trie, je renouvelle et...je nettoie! J'ai envie de recommencer à y travailler... autrement.

Cette photo de Riopelle m'inspire. La grandeur des formats. Le calme et la solitude de celui qui travaille à ce qui lui importe le plus.

mardi 5 mai 2009

...adieu Jeannine !


Elle était ma cousine. Je ne la connaissais pas beaucoup. À peine quelques souvenirs d'enfance, quelques impressions d'une belle jeune fille de sept ans mon aînée, douce, gentille, bonne, comme du bon pain disait les anciens, d'une apparence fragile. Je l'avais revue brièvement lors de funérailles, toujours avec la même lumière dans les yeux et le sourire, toujours avec la même apparente fragilité. Il y a près de trente ans, elle et son mari avaient vécu un drame atroce: la perte de leur fille de 15 ans lâchement assassinée. Ils avaient vécue ce deuil avec dignité et courage, avec amour aussi, allant jusqu'à pardonner au meurtrier.
En 2005, aux funérailles de ma mère, Jeannine semblait en très bonne santé. L'année suivante, j'appris qu'elle souffrait d'une forme de sclérose, que son état de santé s'était détérioré. Il y a deux ans, je la revis. Elle marchait et parlait avec difficulté. Il y a quelques mois, on m'informa qu'elle était dorénavant nourrie, gavée (quel vilain mot pour une horrible réalité!) Elle est morte le 27 avril. Elle souffrait de sclérose latérale amyotrophique, autrement dit "maladie de Lou Gehrig".

Pour avoir lu et relu "Tuesdays with Morrie", je sais de quoi retourne cette maladie cruelle où l'on perd rapidement tout ce que l'on est sauf la conscience de ce qui nous arrive. Le deuil intégral de tout ce que la vie nous a donné! Une réalité impossible à fuir. Une maladie sans recours, ni secours, qui mène rapidement à une désintégration totale du corps.
Jeannine était croyante, elle a pratiqué l'amour et la tolérance au-delà de ce que la grande majorité d'entre nous pourrait supporter. Je la salue comme une héroïne, comme un exemple à suivre, un encouragement à vivre jusqu'à l'extrême limite ce qui nous est donné de vivre. Je ne sais pas si je partage sa foi qui était grande et solide, - dans les préceptes de Jésus oui, certainement pas dans ceux de l'Église romaine, - mais son courage me dicte la voie! Merci Jeannine et chapeau à tous ceux qui t'ont accompagnée !
Pour plus d'infos sur la maladie de Lou Gehrig, visitez le site suivant: http://www.sla-quebec.ca/